LeRomanais

Agir local, penser global. L’internet local à Romans-sur-Isère et ses environs (Drôme).

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Hyperlocal : c’est sur Facebook que cela se passe !

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Indéniablement, Facebook est en train de remporter la bataille de l’hyperlocal, c’est-à-dire de l’information locale. Pourquoi ? Parce que Facebook est en train de réussir à libérer la parole locale, comme on ne la trouve nulle part ailleurs.

Facebook : le succès de la facilité

Après avoir attiré les plus jeunes, Facebook a gagné la confiance des autres générations (voir notamment son histoire dans Wikipédia). Dans le climat de confiance instauré, se retrouvant entre connaissances, les gens se sont laissé allé à échanger : liens, petites opinions, images et vidéos prises depuis leurs téléphones mobiles… Contrairement au blog qui nécessite une parole construite, argumentée, hiérarchisée, le mur de Facebook a libéré une parole plus ouverte, moins contrainte, plus simple. Le blogging avait trop de contraintes pour ceux qui ne se sentaient pas si à l’aise avec les formes très écrites. Facebook permet d’être en confiance et de dépasser les formes établies.

Les amis de Nathalie Nieson : mais qui sont-ils ?

Grâce à une multitude d’outils d’interconnexion (notamment avec le téléphone mobile), Facebook s’est révélé, à l’usage, bien plus simple qu’un blog et que la plupart des plateformes 2.0 : Facebook conjuguant, dans un seul outil, tout ce qu’il est possible de faire avec tous les autres et facilitant chaque jour un peu plus les passerelles entre chacun (notamment via Facebook Connect, c’est-à-dire la possibilité de se connecter à un autre site via son identifiant Facebook, mettant alors en relation les deux sites et leur permettant d’échanger l’information que je publie sur l’un ou sur l’autre).

Facebook : un outil de création de confiance

Sur Facebook, on a l’impression d’échanger de l’information entre soit, entre proches – alors que s’accumulent les demandes de mises en relation, que les « amis » et « fans » deviennent chaque jour un peu plus nombreux, dépassant petit à petit le seul cercle de ceux que l’on connait pour s’ouvrir à de parfaits inconnus.

Facebook encourage chacun à être le plus relié aux autres : le critère de comparaison entre tous demeurant le nombre d’amis, tout le monde tombe dans le piège de l’émulation. On accepte ceux qui souhaitent se « relier » à nous. Qu’importe qu’on les connaisse ou pas. L’amitié de Facebook n’est qu’une marque d’intérêt, sans grand engagement réciproque (hormis qu’on sera au courant, potentiellement, de tout ce que notre « ami » publiera sur la plateforme, avec qui il deviendra ami, quelles pages et causes il soutiendra…). Y mettre en avant un évènement, un coup de gueule ou de coeur est assez simple et apporte des résultats immédiats : la liste des gens que cela intéresse s’affiche immédiatement. Il suffit de publier un petit mot, pour que tout son réseau social soit au courant et surtout, vienne déposer un encouragement. Car les amis proches qui forment le coeur de nos relations sont toujours là pour nous encourager : nos ennemis sont absents, puisque nous ne devenons que rarement amis avec eux… Contrairement au blog, ou la première réaction, le premier commentaire était un commentaire négatif (quelqu’un qui n’est pas d’accord), sur Facebook, la première réaction est souvent l’encouragement d’un proche.

Un billet de Didier Guillaume qui reçoit des encouragements...

Ceux avec qui nous sommes en désaccord arrivent doucement, à mesure que notre réseau relationnel grandit. Mais nos amis ont conquis les positions fortes. Sur le réseau social, on grandit dans la confiance d’un réseau de relation qui s’élargit à mesure que nous devenons plus habile à manipuler la machine Facebook. Facebook est un outil pour bâtir de la confiance, en construisant petit à petit les fondations de nos relations. Vos amis sont à vos côtés. Leur masse, imposante, fera même peur à certains contestataires, car ici, c’est eux qui vont vous défendre…

Lors des résultats du premier tour, les amis viennent encourager...

Facebook : du global à l’hyperlocal

Localement, des centaines, des milliers d’habitants ont ouvert leur profil sur Facebook. Le lieu où ils habitent n’est pas pour eux la raison pour laquelle ils se sont inscrits sur le réseau des réseaux, mais petit à petit, leur localisation a pris de l’importance dans leurs échanges. Simplement parce que leur famille, leurs amis, leurs relations, leurs connaissances, les choses qu’ils aiment (ou qu’ils détestent) se trouvent bien souvent et avant tout autour d’eux. En devenant fan d’un élu, d’un magasin où ils ont leur habitude, d’une personnalité locale, ils ont petit à petit signalé leur ralliement. Désormais, derrière les méandres de Facebook, nos voisins sont là, à portée de clic, dans le réseau relationnel de nos connaissances. Le seul problème c’est qu’ils ne sont pas regroupés sous une bannière unique, mais éclatés en des milliers d’existences. Ils ne sont pas uniques, mais multiples. Ils semblent invisibles, constitués d’une foule de portraits dont peu d’éléments nous permettent de dire qui ils sont. Les noms de famille semblent tisser des parentèles, leurs amitiés nous indiquent des filiations, des relations… Les visages des gens que l’on connait dans les relations d’inconnus semblent nous rendre ces noms étrangers plus familiers… Mais Facebook, à l’exemple de nos villes réelles, est insaisissable, multiple… Il est aussi étrange qu’un annuaire téléphonique, où chaque nom serait assorti d’un portrait, d’un avatar, comme une autre porte d’entrée sur une multitude d’individualités.

Exemple de pages et de groupes concernant Romans sur Facebook

Nous passons de la communauté locale à l’éclatement de l’hyperlocal.

La complexité à décrypter le local sur Facebook

Plus de 4000 amis pour Romans-sur-Isère

Vous l’aurez compris, il n’est pas simple de décrypter le local sur Facebook, car nous n’avons pas de repères, au-delà des personnes que nous connaissons, que nous parvenons à identifier, à reconnaître… Et nous ne connaissons pas tout le monde, loin s’en faut. Or, pour connaître tout ce qu’il se passe localement, il faudrait être mis en relation avec tous les habitants. Il faudrait coupler Facebook à l’annuaire local… Un défi qui semble impossible (1).

Le moteur de recherche de Facebook laisse volontiers des zones d’ombres. Cherchant dans des conversations, il est rare que les gens usent de leur localisation comme d’un étendard. Au contraire. Peu indiquent où ils habitent. Aucun ne donne son adresse. Le lieu où l’on habite est considéré pour beaucoup comme relevant de la vie privée. C’est au détour des groupes qu’ils rejoignent, des amis qu’ils reconnaissent, des noeuds de réseau dont ils se rapprochent que les gens révèlent leurs localisations.

Cela signifie une chose… Facebook est d’autant plus difficile à suivre que la communauté locale est importante. Dans une ville de 40 000 habitants comme Romans, il y a certainement quelques 2 000 personnes au moins sur Facebook, des centaines de pages et quelques dizaines de groupes. Dans des villes plus grandes, est-il possible de suivre l’activité locale sur Facebook ?… De chercher tous les noms de commerce, d’associations, de personnes que l’on y croise ? De devenir ami avec tout le monde et surtout avec des inconnus…

Mais surtout, Facebook ne nous est pas également ouvert. Par défaut, sur Facebook, les gens limitent l’accès aux informations qu’ils publient. Il faut donc faire une demande et être accepté par celui auquel on s’adresse pour accéder à leurs conversations. Certains refuseront de devenir votre ami ou refuseront que vous deveniez le leur (n’est-ce pas Didier ?). Bien souvent, surtout pour des personnalités publiques, qui font attention à ce qu’elles disent, cela ne semble pas très justifié… Car sur Facebook, le danger ne vient pas de vos propos, mais de ceux des autres… Reste que pour l’instant, comme dans la vraie vie, nous ne pouvons pas avoir accès à toutes les conversations… Oscillant toujours entre privé et public, entre ce qu’il montre et ce qu’il cache, Facebook ingénie un nouveau chemin tortueux entre nos relations sociales.

De l’expression de la parole privée à la construction de la parole publique

Mais cette volonté de maîtrise, ce contrôle ne durera certainement pas. Parce que, comme je l’ai déjà dit, on ne peut pas maîtriser le flux gonflant des solicitations : on finit toujours par accepter d’être mis en relation avec quelqu’un qu’on ne connait pas ou dont on ne sais pas précisément qui se cache derrière (et oui, je l’avoue, pour être ami avec des gens qui me refusaient leur « amitié », j’ai aussi créé de faux profils, qu’ils ont plus facilement accepté pour la plupart…). Les demandes sont récurrentes. Les gens vous sollicitent plusieurs fois. On commence par vouloir établir des stratégies. Et puis, petit à petit on cède et on accepte les demandes qu’on refusait.

Quand Romans défie Valence. Guerre d'appartenance typique de Facebook...

Petit à petit, les propos que l’on tient sur Facebook deviennent toujours un peu plus public, s’éloignent chaque jour un peu plus de nos seules connaissances… Ce que l’on pense dire à quelques-uns finit par devenir pleinement public. C’est tout le piège et la force de Facebook, de cette confiance qu’il instaure : d’une plateforme privée, elle devient une plateforme pour nous connecter au monde, à la manière dont notre identifiant et notre mot de passe sur Facebook nous servent de plus en plus pour nous connecter à une toujours plus grande variété de services, permettant à ceux-ci de s’alimenter à notre réseau et à Facebook de s’alimenter aux activités que nous avons sur ces autres services.

Facebook couleur local

A Romans, sur Facebook on trouve à la fois des hommes politiques locaux qui font des confidences qu’ils ne feraient pas ailleurs. C’est le cas de Philippe Drésin par exemple, premier adjoint de Romans, président de la Communauté de Commune du Pays de Romans (qui visiblement, pour l’instant, n’accepte pas les demande de relations de gens qu’il ne connaît pas). C’est le cas de Nathalie Nieson aussi, maire de Bourg-de-Péage (qui elle accepte), qui se sert énormément de Facebook pour distiller vidéos, photos et petits mots, n’hésitant pas à engager la conversation. Mais c’est aussi le cas, depuis peu de Marie-Hélène Thorraval ou de Philippe Labadens de l’opposition municipale (qui pour l’instant n’acceptent pas non plus n’importe qui dans leurs relations). Tout comme c’est le cas encore de Didier Guillaume, sénateur et président du Conseil général – pour ne donner que quelques exemples.

Entre jeux et confidences mesurées, plusieurs politiques locaux ont bien compris tous l’intérêt de l’outil, pour se ressourcer à leurs amis, partager quelques impressions avec des parents, des fidèles… Car ici, dans l’espace de confiance que bâti Facebook, on échange des petits mots entre amis avant tout. On s’encourage. Les discussions que l’on trouve sous les images, vidéos ou petits mots échangés sont toujours cordiales. La controverse locale n’est pas encore arrivé jusque là. Elle viendra (regardez le duel Nestlé / Greenpeace). Heureusement [ je crois profondément qu’il vaut mieux échanger des avis avec des gens qui ne pensent pas comme vous qu’avec quelques moutons qui vous complimentent sans cesse], cela évoluera. Il suffit d’entrer en relation… d’accepter un inconnu. Puis un autre… D’avoir son profil public (plutôt que restreint, mais la pratique semble encore rare dans le politique local). Et encore une fois, c’est tout le jeu de Facebook, dont la métrique est et demeure le nombre d’amis…

Plus que des associations (La boucherie chevaline ou Empi et Riaume ou la MJC Robert Martin, Le Carnaval par exemple), des clubs de sports (le sauvetage nautique péageois, l’USRP, moto, vélo…), des services publics (la maison de quartier des Ors, la médiathèque), ou des commerces (la discothèque la Mandragore par exemple ou le Groupe du magasin StockEthick ou de la Foire du Dauphiné), la difficulté reste que la porte d’entrée sur Facebook ce sont des gens. Or on a tendance, plus facilement à connaître le nom d’un magasin ou d’une association que le nom de ses responsables.

Il faut reconnaître que les échanges sont encore timides. Que nombreux sont ceux qui ont des pratiques particulières de Facebook, alors que la vocation même du réseau social est de faire disparaître les contextes d’usages, en nous lissant tous sous un profil qui posède pour tous une forme similaire. Certains pourtant n’utilisent Facebook que pour s’échanger des jeux ou des blagues. D’autres l’utilisent intensément pour y faire du marketing et de la communication. Certains ne discutent qu’entre proches. Beaucoup ne font qu’y consulter les actions des autres, sans produire eux-même, sans partager de liens, d’images, ni même commenter… Ne faisant pas grand chose d’autre que d’accepter des demandes en relations et s’inscrire à des groupes ou des pages. Il n’empêche que cela dit déjà beaucoup d’eux.

Les groupes ou les pages autour de Romans et Bourg-de-Péage sont pour l’instant assez calmes. La plupart sont des pages d’appartenance (c’est-à-dire où l’on clame son appartenance à une ville, à un collège, un lycée, une association… : comme le Collège André Malraux, Le lycée du Dauphiné, Le lycée horticole, MFR Mondy, Le Triboulet, L’école Jean Rostand, Notre Dame des Champs, Les Maristes, Le collège de l’Europe…).

Romans sur Misère : la loose

On devine que ce sont des pages de revendications locales qui vont bientôt égrainer le réseau local. On en observe pour l’instant assez peu (Jacquemart symbole phalique, Tous les gens qui se font chier à Romans sur Misère…). Mais il y a de grandes chances pour quelles arrivent. La page contre le contournement de Romans. Contre la piscine de Bourg-de-Péage ou le passage du Tour de France ou réclamant l’accélération de la construction d’une bibliothèque départementale… et j’en passe.

C’est cela qui va sortir de la vision hyperlocale de Facebook : de la facilité à mobiliser des proches sur des thématiques hyperlocales, très ciblées et qui d’un coup d’un seul, en quelques heures, vont rassembler quelques centaines de personnes. Pas des signataires de pétitions, mais pas loin…

Aujourd’hui, les directeurs de communication font les malins en créant des pages Facebook d’élus, de villes… où les gens semblent vouloir tous se donner la main… Mais demain, c’est face à ce genre d’hypermobilisation qu’ils vont être confrontés. Et qui pourront très vite faire boule de neige (relisez le duel Nestlé / Greenpeace).

Il faut aussi y signaler les points positifs, car cette mobilisation peut jouer dans les deux sens. Les fans du théâtre local peuvent être avertis dans la journée qu’une remise de 20 % est disponible pour le spectacle du soir… Une organisation syndicale peut diffuser plus rapidement à des sympathisants son évènement ou sa manif…

A mesure que Facebook connecte le monde entier, les gens avec qui on entre en relation sont de moins en moins des « amis ». Facebook permet d’apprendre, dans la confiance, petit à petit, que nous ne sommes pas en relation seulement avec des gens qui nous apprécient et inversement, ou qu’on ne peut pas rester sur Facebook fermé sur un petit groupe de proche. Cela n’a qu’un temps. Il suffit de savoir que tout ce que vous publierez sur Facebook pourra être retenu contre vous. N’en faites pas un complexe pour autant… Cela laisse beaucoup de liberté vous savez. 😉

Hubert Guillaud
Ce billet est également disponible sur Facebook
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Note. 1. Il semble, mais ne l’est certainement pas. Il suffit de chercher à être ami avec le plus de gens possibles, en utilisant le moindre indice pour connaître leur appartenance locale. Mieux, les faire venir à soi en multipliant les pages et groupes auxquels ils peuvent se rallier…

Written by leromanais

9 avril 2010 at 10 h 08 mi

Comment libérer des données publiques, concrètement ?

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Le canton de Bourg-de-Péage et du pays de Romans ont récemment édités un intéressant Guide de la vente directe, de la ferme à l’assiette (.pdf), qui présente et répertorie quelques 91 producteurs locaux de fruits, légumes, viande, etc. qui proposent des modalités de vente directe.

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Ce guide référence de très nombreux producteurs locaux, mais pas tous, et en les limitant à une circonscription administrative précise, qui ne correspond pas à nos bassins de vie, c’est-à-dire à la manière dont nous circulons sur le territoire. Le format sous lequel il est présenté, de surcroit, ne correspond pas vraiment, pour ma part, à la façon dont j’ai besoin de consulter ces informations : pour ma part, j’ai plutôt besoin d’une carte, avec des données que je puisse récupérer pour les agréger à mes propres cartes… Sur le site de l’Office de tourisme de Romans-Bourg-de-Péage, vous avez accès, via la cartographie, à l’ensemble de ces producteurs locaux, répertoriés sur une carte. Mais vous ne pouvez pas ajouter d’entrée, ni télécharger les données, ni agréger ces données à vos propres cartes. Et le moteur de recherche associé ne pointe pas sur la carte, mais uniquement sur les documents bruts du site : impossible par exemple d’accéder directement à une fiche ou à la carte en faisant une recherche.

La base de donnée des producteurs locaux devrait être libre et accessible aux citoyens comme bon leur semble. J’ai donc décidé, unilatéralement, de la libérer. Je suis persuadé qu’elle devrait intéresser de nombreux sites : sites de maisons de quartiers souhaitant promouvoir la production locale et pouvant donner accès autrement à une liste de producteurs locaux (les trois maisons de quartier de Romans proposent toutes des paniers d’Amap locales), sites d’écoles d’agriculture (Lycée horticole de Romans, MFR de Mondy et leurs nombreux sites satellites, comme l’excellent Un monde allant Vert) souhaitant utiliser ces données pour les mixer aux leurs et les compléter, sites de ces mêmes producteurs locaux, qu’ils soient référencés par les producteurs du coin ou de Ferme en Ferme ou pas (comme c’est le cas de la plupart des producteurs, qui ne sont pas référencés dans ces bases, ni toujours sur les PagesJaunes et qu’on trouve souvent au détour d’un panneau sur les routes qu’on parcours), simples citoyens désireux de contribuer à l’amélioration de ces données, au-delà de limites administratives fictives qui nous sont proposées, etc.

Comment faire ?
J’ai donc passé ce guide en tableur en utilisant Google Docs et notamment GoogleForm et GoogleSpreadsheet, les applications de Google permettant de créer très facilement des Formulaires en ligne et des bases de données.

Restait, une fois les données récupérées (via un simple mais patient copié-collé d’information – et oui, l’extraction de données publiques, c’est d’abord du copié-collé !), à géolocaliser les adresses. Et si cela peut être simple quand on a des données clairement référencées (avec des identités, des numéros, des noms de rues, un code postal précis), force est de constater qu’il est bien plus dur de géoréférencer des adresses en milieu rural où le quartier, le lieu dit, voir la seule identité du producteur fait office d’adresse. Les outils utilisables pour faire ce travail (comme BatchGeocode ou Click2Map – merci Loïc Haÿ et son WidgetOLab) produisent bien souvent des approximations. Cependant, ils ont également un avantage : celui de vous montrer les erreurs que vous avez fait dans la collecte des données.

Pour ma part, j’ai ajouté déjà 5 fiches au document originel : notamment celle du producteur de Pommes, pêches, cerises et abricots où je me fournis quasiment chaque semaine et qui n’était pas dans le guide. Et celles de quelques autres, qui n’entrent pas dans les limites administratives du guide, mais chez lesquels il nous arrive de passer (il n’y a que les administrations pour penser leurs limites avec des frontières étanches). Et je suis persuadé qu’il y en a encore beaucoup d’autres, qui ne sont pas indiquées dans les guides…

Ce qui est libéré !
Vous pouvez accéder au formulaire pour compléter le référencement. Voici le moteur de recherche qui permet de regarder si le producteur que vous souhaitez ajouté y est déjà. Et voici la base de donnée que vous pouvez réutiliser comme bon vous semble (disponible en de multiples formats .csv, Excel et OpenDocument si vous utilisez OpenOffice. La base est même disponible au format RSS pour surveiller les ajouts). Depuis la carte générée par BatchGeoCode (tout en bas de la page), on peut produire un fichier .kml que vous pouvez ensuite déverser dans n’importe quel outil générant de la cartographie Umapper par exemple ou Google Maps…).

Cette dernière carte, pour l’instant, n’est pas finalisée. Google Maps n’a pas sauvegardé toutes les données, notamment les regroupement par catégories tels qu’on les distingue ici. Pour qu’elle soit fonctionnelle, il faut corriger la mise en page et visiblement (hélas) rééditer à la main les catégories (fait)…

(et oui, c’est pas facile tout ces systèmes incompatibles entre eux).

Mais le but, désormais est que vous puissiez utiliser ces données pour tout autre chose : créer des graphes, les ajouter à d’autres données (par exemple sur un répertoire des commerces qui proposent des produits locaux, je ne sais pas), les mixer à d’autres données (on pourrait les combiner par exemple avec des images issues de Flickr pour faire qu’à chaque fiche corresponde une image piochée automatiquement dans la base de données géographique – il faut que j’essaie de faire cela avec un YahooPipes ! – je vous tiendrais au courant)…

Si vous souhaitez utiliser ces données, libre à vous, mais je vous serais reconnaissant de le faire savoir en commentaire.

Tout ça pour quoi ?
Tout ça pour mieux comprendre, concrètement, à ma modeste échelle, sans être programmeur, ni utiliser des outils de récupération de données évolués, ce vaste discours sur la libération des données publiques – duquel je participe. J’ai voulu, volontairement, prendre un exemple concret, précis, et voir ce qu’il était possible de faire.

On peut imaginer faire cela sur bien d’autres répertoires de données, à la manière de ce que font les gouvernements britanniques ou américains, ou ce que font des collectifs français comme Regards Citoyens.

Ce petit exemple montre en tout cas que l’exploration pratique dans les territoires n’est pas si simple. Que l’accès aux données (à des données fraiches, datées, à jour, complètes…) est compliqué. Et qu’il est même difficile d’imaginer ce qu’on peut en faire, concrètement. Comme le soulignait Benoït Thieulin de la Netscouade lors de l’Open Data Camp de janvier dernier : quelles sont les données qui sont exploitables ou disponibles dans de multiples autres domaines que le tourisme ou le transport, qui sont souvent les secteurs les plus structurés par les données ? Quelles données environnementales les services de la ville ou du département amassent ou pourraient donner accès ? Quelles données économiques (notamment sur l’emploi) sont accessibles et seraient libérables ? Quelles données d’exploitation de services publics pourraient donner naissance à des applications « décisives » ?

On le voit en tout cas, localement, l’enjeu est de donner accès à des petits répertoires de données bien souvent, qui peuvent permettre à d’autres acteurs locaux de gagner du temps. Qui mis bout à bout peuvent prendre du sens. Hormis les données récoltées automatiquement, beaucoup auront besoin d’embarquer les citoyens pour les améliorer et les rendre plus utilisables : car sans leurs enrichissements, finalement, ces données libérées n’auront bien souvent que peu d’impacts…

Reste encore à les rendre utilisables par tous… Et on devine que là ce n’est pas aussi simple qu’on voudrait le croire…

On voit bien qu’il ne suffira pas d’en parler, et les bons exemples d’OpenStreetMap ne suffisent pas (la cartographie libre et collaborative, qui seule permet d’avoir des données précises d’accessibilité sur une ville par exemple, car les données d’OSM peuvent être corrigées par les gens, là où celles de GoogleMaps ne peuvent pas l’être : par exemple, la rue du 19 mars 1962 à Pizançon est accessible dans les 2 sens sur OSM (ce qui est le cas) alors que sur GoogleMaps elle est faussement indiquée en sens unique). La libération des données publiques, même au niveau local reste encore un chantier…

Written by leromanais

2 février 2010 at 17 h 59 mi

RomansManifeste, le twitt

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twitterromansmanifeste.jpg

Les lycéens romanais manifestent et le font savoir en twittant (RSSexplications). Qui d’autre Twitt en local ?

Y’en a même qui s’énervent après la qualité de la cantine. 😉

Written by leromanais

10 mars 2008 at 22 h 27 mi

Regard sur les blogs citoyens (2e année)

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Pour la seconde année consécutive (mon palmarès de 2006), je suis membre du jury du Prix du blog d’expression citoyenne d’Alençon. Alors que les lauréats doivent être connus d’ici quelques heures, ma participation m’a donné l’occasion de faire le tour des nombreux candidats. Le jury avait pour mission de partager les premiers blogs de chaque catégorie, c’est-à-dire les 5 qui avaient recueillis le plus de voix. Voilà mes impressions.

Catégorie vie locale :
Les cinq premiers blogs étaient : Un Fontainois à Pékin (349 votes), Pour faire avancer la terre (279 votes), Dans mon HLM (266 votes), Creusot info (263 votes), La Piquouse de rappel (202 votes).

Le Fontainois est un projet assez étonnant, mais il parait finalement assez décalé dans cette catégorie. Peut-être aurait-il été mieux à même dans la catégorie culture, puisque l’essentiel de son propos est de nous montrer une culture lointaine (la Chine). La forme (plus un site à l’ancienne qu’un blog et plus un site politique qu’un site citoyen) décrébilise Rixheim de Jean-Marie Muhlenbach. Dans mon HLM est un candidat très intéressant par sa thématique originale, l’utilisation abondante de la vidéo (51 vidéos sur Dailymotion), la récolte de témoignages… Dommage qu’ils aient un billet en sommet de page qui destructure le blog et que les commentaires ne soient pas très nombreux. Je ne suis pas du tout fan de Creusot Info qui, par son contenu, ressemble vraiment à un site de presse local (rubrique mariage, décès, fait divers). Le site est très fouillis (pas de commentaires ou pas vraiment visibles) et très mal organisé (faut cliquer plusieurs fois pour arriver à lire l’info). On ne sait pas si ce sont là des infos originales ou pas (d’où viennent les photos ? Sont-elles piquées dans un journal ?). Très difficile de voter pour se projet qui ne se présente pas vraiment (ou j’ai pas trouvé où ?) : on aimerait en savoir plus pour mieux comprendre. Face à ces concurrents, la Piquouse est celui qui ressemble le plus à l’idée qu’on se fait d’un blog local : des papiers mordants, une mise en page lisible… Gérard Leray développe de surcroit des services pour rendre lisible la communauté électronique (la Piquouse à sa salade). Au final, la communauté est là et les commentateurs nombreux. Les difficultés juridiques que connaît le site poursuivi pour diffamation comme les nombreux blogs locaux qu’on cherche à faire taire ne peuvent que renforcer l’envie de le soutenir. Bref, la Piquouse n’a pas vraiment de concurrent dans sa catégorie et c’est à elle qu’est allé mon vote.

Il était tout de même intéressant de regarder les autres candidats (85 dans cette catégorie si je ne me trompe pas). On trouve plusieurs catégories en fait dans cette rubrique : les blogs poils à gratter comme le Perroquet Libéré, Montbouge. Beaucoup de blogs parlent sans polémique aucune de leur commune, rendant compte des évènements ou essayant d’animer la localité électroniquement (comme LeNoirMoutrin, Asnières-sur-Vègres ou le plus esthétique Cholet blog). Et puis aussi quelques hommes politiques qui n’avaient plus de catégories pour eux.

J’ai bien aimé Roquerols, le blog d’Isabelle Crouzet, Lamor Plage, Belleville blog, Chronique ma banlieue, Mon Aulnay (qui a beaucoup progressé et les résultats sont visibles)… Le Bondy Blog a déjà eu les honneurs de la presse, mais demeure un site remarquable. J’adore l’idée de l’Ille-sur-Blog avec ses superbes portraits d’habitants, dommage que le site ne leur donne pas aussi mieux la parole… Y’a pas à dire, les jeunes journalistes sont intéressants, comme ce Lillyco là. J’ai forcément bien aimé le Café culturel de Troguéry, qui est encore un peu jeune et qui n’était certainement pas dans la bonne catégorie. J’ai bien aimé la démarche très analytique de Je vis à Rumilly, c’est peut-être pas très sexy, mais Marc-André fait un travail d’analyse des projets locaux assez étonnant, à partir d’enregistrements du conseil municipal et en mixant ses sources. Saluons le superbe blog photo de cet Oisselien. Bien sûr, comment ne pas saluer le travail de fond des animateurs de Mon Saint-Egrève qui mériterait d’être reconnu au-delà de leur ville ou d’Auboisement correct (mais qui a déjà gagné à Romans). Donnons encore un coup de chapeau à DominoTV, la web TV de Rouen, vraiment vivante. Et saluons, vraiment, le travail ultra multimédia du Blog 2 Roubaix (qui a aussi mis en place un agenda partagé sous Google Agenda). Impressionnant.

Et rendons hommage à Baiana en attendant qu’il renaisse ;-).

Catégorie culture
Les cinq premiers blogs étaient : Aubusson (378 votes), Cyberbougnat (110 votes), Artiste sur le fil (36 votes), Paris perdu (33 votes) et La peinture de Didier Léveillé (29 notes)

Aubusson est certainement l’exemple parfait du blog d’histoire local, très régulièrement mis à jour. Les lecteurs sont là et semblent y prendre plaisir. La plume est alerte, la réalisation claire et efficace. Que demander de plus ? Cyberbougnat dépasse la catégorie culture, car c’est un vrai webmag culturel que l’excellent Bertrand Soulier nous propose là. Le site dispose de nombreuses fonctionnalités (agenda, cityguide, annuaire de sites), mais en même temps, il est difficile d’en trouver parfois la ligne éditoriale (un peu de politique, beaucoup de sport et d’évènements culturels). En tout cas, il y a un vrai travail de terrain à récompenser. Le local de l’étape, l’artiste sur son fil est encore trop jeune (14 billets) pour qu’on en dise quelque chose. Paris Perdu est un photoblog sympathique, mais qui met peu les photos en valeur (effets de bordures pas heureux). Quant au site de peintures de Didier Léveillé, j’avoue être resté assez hermétique.

J’ai voté pour Aubusson parce qu’il représente l’idée que je me fais de cette catégorie et pour Cyberbougnat, pour saluer le travail réalisé.

Catégorie Economie locale
Les cinq premiers blogs étaient : Orléans Val de Loire (65 votes), Le journal d’une vigneronne (29 vnotes), Les vins Bretons (24 votes), le blog de la Communauté de Communes de Lanvollon Plouha (18 votes) et le commerce havrais (16 votes).

Orléans Val de Loire est un blog d’information économique local très classique et complet (y’a même de la vidéo). Les commentaires commencent à arriver. Le site ne s’ouvre pas que sur l’économie comme le montre sa blogroll). Mais difficile de comprendre où nous conduisent cette succession d’évènements pour l’évènement. Dommage. Le journal d’une vigneronne est intéressant dans le concept, quelques billets par mois pour montrer, souvent de l’intérieur (avec photos), le quotidien d’une vigneronne d’aujourd’hui. Les vins bretons sont terriblement indigestes dans la forme. Le blog de la communauté de communes est plus intéressant : la Collectivité locale fait un effort rare, offre des vidéos, diffuse sa communication. Les gens des services s’y expriment, il y a des liens vers des formulaires… Bref, une actualité en ligne a encourager, même si nous sommes certainement dans un exercice très bordé par la communication. Quant au Commerce Havrais, je n’ai pas trop compris le sens du blog qui semble plutôt être une promotion de service qu’autre chose. J’ai voté pour le blog de la Communauté de Communes de Lanvollon Plouha.

Catégorie tourisme
Les cinq premiers blogs étaient : J’irai revoir ma Normandie ! (162 votes), Beaurevoir, la maison spa (58 votes), Les Roches de Condrieu (34 votes), L’instantané (33 votes) et Le Passais, pays de Lancelot (17 votes).

Avec sa mise en forme calamiteuse, J’irais revoir ma Normandie ne me semble pas un blog exemplaire, malgré sa petite communauté de fan : les billets sont lapidaires, ni personnalisés, ni passionnant. Je n’ai pas accroché. La maison de Beaurevoir est peut-être enfin le blog de maison d’hôte que je cherche depuis longtemps. Le blog propose des interactions entre le gite et les clients, fait des billets d’actualité sur la vie locale, donne des recettes de cuisine… La mise en forme pourrait être améliorée, mais c’est déjà très riche. Les roches de Condrieu manquent d’organisation (où sont les rubriques ?). L’instantané est un joli photoblog Normand. Le Passais, sur le pays de Lancelot m’a paru très très mal organisé pour être clair.
J’ai voté pour Beaurevoir.

Catégorie social et santé
Les cinq premiers blogs étaient : Après la rue (43 votes), Le blog de l’UPI d’Alençon (25 notes), Les jeudis de Natacha (19 votes), Le travail du dimanche (16 votes), Restructuration aux stylos Reynolds (13 votes).

Difficile de récompenser un blog d’étudiant comme Après la rue, même si le sujet et les portraits sont très forts. Sincèrement, j’ai été happé par les interviews que nous propose l’auteur. Une plume à suivre assurément. Le blog de l’UPI d’Alençon est bien sûr émouvant : qui ne le serait pas à ces visages et dessins d’enfants… Même remarque, bien qu’avec des sujets plus légers, sur le blog de Natacha : on est là sur un sujet qui peut difficilement dépasser le cadre de sa communauté. Le travail du dimanche est un très bon blog informatif sur le sujet. Mais mon vote ira sans conteste à Restructuration, le blog des ex-Reynolds, qui ont vu leur usine, à Malissard dans la Drôme, fermée et délocalisée. Les salariés ont réfuté preuve après preuve les arguments sur le manque de rentabilité de l’usine, ils ont combattu en vrai et sur le site. Bien sûr, l’usine est aujourd’hui fermée. Le combat a été perdu, mais la trace de la lutte est là et servira à d’autres. Une pratique assurément exemplaire et le fait que j’ai rencontré une fois son animateur ne change rien à l’affaire, sauf de m’avoir permis de faire attention à ce site que la forme dessert un peu.

Conclusion
Encore une fois je ne vois pas à quoi sert le vote des internautes, sauf à disqualifier des blogs qui ont peu d’audience. L’intérêt de la manifestation n’est pourtant pas là, mais bien de faire un repérage de pratiques exemplaires. Evidemment, sans ce vote qui débroussaille le terrain, le jury aurait plus de travail… Il me semble qu’il pourrait offrir plus de chances à des blogs remarquables mais dont la force d’impact est appelée à rester faible. Décidémment, je n’aime pas le principe du vote communautaire.

Mon autre constat est que l’expression citoyenne locale se développe peu. « Elle vivote plutôt autour d’une petite communauté de fondus de nouvelles technologies, d’activistes ou d’opposants virulents, de journalistes et de citoyens passionnés ». Il n’y a pas de grand soir de l’hyperlocal.

Enfin, le webdesign semble être le parent pauvre des blogs d’expression locales et risque de desservir pour longtemps leur cause. Beaucoup de projets se mettraient pourtant en valeur rien qu’en faisant attention à la forme.

Written by leromanais

8 décembre 2007 at 9 h 10 mi

Lève-toi et vote : le bilan

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Vous vous souvenez (voir aussi ici) de l’initiative Lève-toi et vote. En voici le bilan par l’un de ses organisateurs.

Written by leromanais

19 octobre 2007 at 10 h 15 mi

Publié dans Open Journalisme local

RomanSearch : Un moteur de recherche local

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romansearch.jpgIl y a deux ans, j’avais déjà imaginé un moteur de recherche spécifique à l’internet romanais. Face à l’impossibilité d’y indexer autant de site qu’on le souhaitait, la tentative fit long feu.

Aujourd’hui, de nouveaux outils – comme Google Coop que nous avons utilisé – permettent de créer un moteur de recherche qui indexerait les sites de votre choix – sans limitation. Très pratique pour créer un moteur de recherche commun à une petite galaxie de sites thématiques ou personnels, nous nous sommes demandé à l’Association des Internautes Romano-Péageois, s’il était possible de concevoir un véritable moteur de recherche local. C’est ce que nous avons essayé de faire avec RomanSearch – si vous avez d’autres idées de noms, vos suggestions sont les bienvenues.

Autant le dire tout de suite, c’est encore une expérimentation fragile que nous vous proposons car il n’existe pas d’outils, ni de moteurs, capables de géolocaliser des sites automatiquement. C’est donc à la main qu’avec l’équipe de l’AIR nous avons référencé plus de 400 sites locaux (grosso-modo des sites provenant des 2 communautés de communes de Romans et Bourg-de-Péage, avec quelques incartades sur Tain et Valence quand cela semblait judicieux). Autant dire une épine dans une meule de foin, car il y a fort à parier qu’il en existe beaucoup d’autres. Blogs, sites d’information, plaquettes, vitrines et sites commerciaux et même de simples pages, la plupart des sites sont les bienvenues sur ce moteur. Le seul critère d’indexation c’est qu’ils parlent de ce qu’il se passe sur notre territoire.

Néanmoins, certains résultats du moteur commencent à être intéressants. Sans compter qu’il exclu aussi beaucoup de bruit qui monte sur les premières pages quand on fait une requête sur un moteur généraliste (comme ces sites redondants présentant des fiches indigestes sur les hôtels ou restaurants du coin qu’on trouve très vite sur le web dès qu’on fait une recherche locale et qui arrivent dans les premières pages, bien avant le site, souvent bien plus intéressant d’ailleurs, du restaurant ou de l’hôtel qu’on recherchait).

Son défaut : il ne laisse pas de place à la surprise, à la « Sérenpidité » comme on dit, puisque sont corpus est limité (mais il suffit de relancer la recherche sur tout le web pour comparer les résultats).

Un moteur de recherche local pour quoi faire ?

A quoi sert un moteur de recherche local, quand le moteur qu’on utilise chaque jour donne entière satisfaction ?
Un moteur de recherche local, pour autant que son répertoire soit le plus complet possible (et c’est cela qui est difficile à réaliser) permet d’évacuer la plupart des réponses qui n’ont pas d’intérêt localement. Il permet de mieux circonscrire le web local, de mieux prendre la mesure de sa diversité. C’est aussi une manière de mettre en valeur la richesse du web produit localement, qu’il soit statique ou dynamique. C’est aussi un moyen d’accéder à des sites qu’on ne trouverait pas facilement autrement, car relégués au fin fond des résultats de recherche. Pour ceux qui cherchent des informations sur un périmètre local, c’est aussi certainement, la meilleure réponse à leur requête.

Là où ce n’est pas satisfaisant, c’est que l’internet local n’est pas fait que de sites locaux. De plus en plus de services (ça va des pages jaunes à des services du web 2.0 comme Dis-moi où ?, à des pages d’actualités de la presse nationale ayant trait à l’actualité locale ou à des vidéos ou des photos publiées depuis des sites participatifs…) impactent l’information disponible localement. Et ceux ci ne peuvent pas, pour l’instant être disponible sur un moteur de recherche local. Pour cela il faudrait que l’information produite, comme les sites soient géolocalisés. Ca prendra encore un peu de temps ;-).

En attendant, essayons.

Aidez-nous à maintenir le moteur !
Vous pouvez participer à l’indexation des sites locaux. Il suffit pour cela d’utiliser Google Marker, le gestionnaire de favori en ligne de Google, qui consiste en un bouton qui se glisse dans vos favoris sur FireFox (qui si ce n’est pas le cas doit être votre navigateur par défaut) et vous permet d’un clic d’indiquer un site sur lequel vous êtes en train de surfer à notre moteur. L’autre chose à faire pour participer, c’est de vous déclarer comme volontaire pour contribuer sur la page d’accueil de notre moteur.

Enfin, comme l’Agenda des romanais, vous pouvez intégrer ce moteur à votre site (en ajustant et copiant le petit code qui vous est fournit) ou l’ajouter à votre agrégateur personnel ou à votre page d’accueil personnalisée iGoogle en cliquant ici (ça ne marche pas encore pour Netvibes visiblement).

Comme la Salade romanaise, Bienvenue à Romans, comme l’Agenda des Romanais, le moteur ne pourra devenir un outil intéressant que si vous êtes nombreux à y participer et à nous aider à améliorer le répertoire des sites indexés. C’est ça le web collaboratif !

A vous de tester. N’hésitez pas à nous faire des remarques, à nous faire part de vos surprises, de votre avis.

Si vous souhaitez copier le code, pour intégrer le moteur à votre site :

<!– Google CSE Search Box Begins  –>
  <form
id= »searchbox_012329572098308313516:vaocfeyna6s »
action= »http://www.google.com/search »&gt;
    <input type= »hidden » name= »cx »
value= »012329572098308313516:vaocfeyna6s » />
    <input type= »hidden » name= »cof »
value= »FORID:0″ />
    <input name= »q » type= »text »
size= »30″ />
    <input type= »submit » name= »sa »
value= »Chercher » />
  </form>
  <script type= »text/javascript »
src= »http://www.google.com/coop/cse/brand?form=searchbox_012329572098308313516%3Avaocfeyna6s »></script&gt;
<!– Google CSE Search Box Ends –>

Written by leromanais

11 septembre 2007 at 10 h 31 mi

Be local et Blogs locaux

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netizen01.pngLes deux articles qui suivent, « Be local » et « Blogs locaux, de l’information à la contestation », ont été publié dans le premier numéro de Netizen, en février 2006, il y a un peu plus d’un an. Si tous deux mériteraient aujourd’hui un petit toilettage, je trouve qu’ils restent suffisamment d’actualité pour pouvoir être conservés entre ces pages.

BE LOCAL
#Les réseaux sociaux locaux n’existent pas sur l’internet
On connaît ou l’on fait tous partie d’une des nombreuses communautés électroniques qui existent sur l’internet (d’e-lecteurs, de militants, de joueurs…). Toutes permettent à des gens, physiquement éloignés les uns des autres, de se retrouver autour de passions qu’ils partagent ou de sujets auxquels ils s’intéressent.

Mais ces réseaux sociaux peinent à s’agréger en communautés locales. Le facteur de proximité géographique est rarement premier dans ce type d’échanges et les espaces Web où pourraient se retrouver des concitoyens autour des problématiques de leur quartier, de leur ville ou de leur département, quelle que soit l’approche qu’ils expriment (militante, sportive, culturelle, économique, commerçante, syndicale, politique, associative, citoyenne), sot encore bien rares. Force est de constater que les réseaux locaux n’existent quasiment pas. Si l’internet est devenu une agora mondiale, il semble avoir oublié nos villages.

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Written by leromanais

30 mars 2007 at 7 h 25 mi

Publié dans Open Journalisme local