LeRomanais

Agir local, penser global. L’internet local à Romans-sur-Isère et ses environs (Drôme).

Archive for the ‘Internet’ Category

Hypermarchés sur l’internet : c’est pas encore cela

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La plupart des grandes enseignes des hypermarchés que nous fréquentons tous proposent des sites internet indigents et sans aucunes fonctions, autre que marketing (HyperU, Géant Casino, Leclerc, Carrefour, Intermarché…).

Après de longs atermoiements (depuis les années 2000, avec des initiatives souvent limitées), voilà que depuis 2 ans, ces grands acteurs de la distribution se lancent concrètement dans services permettant de faire ses courses en ligne, puis de se faire livrer ou de venir retirer ses produits en magasin. C’est la mode du « Drive » comme on l’appelle, celle de faire ses courses sans quitter sa voiture, en faisant sa commande via l’internet – et les enjeux sont importants, on le devine. A ce jour, trois enseignes locales permettent cela. Géant Casino a ouvert le service MesCoursesCasino, HyperU vous propose de préparer vos commandes à partir de 100 euros d’achats, Leclerc vient d’ouvrir un « Drive » à l’entrée de Bourg-de-Péage, permettant de retirer ses courses deux heures après sa commande sans quitter sa voiture (Intermarché n’a pas encore ouvert d’enseigne ExpressMarché à proximité, mais on peut supposer que cela va arriver).

Ce qui frappe, en cherchant à utiliser ces enseignes électroniques c’est leur indigence ergonomique, technique et relationnelle.

Ergonomique tout d’abord. Malgré un effort de classement des produits et la pertinence des moteurs de recherche (enfin, pas tous, celui d’HyperU renvois vos requêtes vers une liste de catégories qui nécessite encore bien des clics pour arriver au produit que vous recherchez), il est fastidieux de passer en revue toutes ces rubriques. Faire ses courses dans une boutique de ce style est long et assez ennuyeux – mais c’est bien moins sollicitant que d’aller dans un vrai hypermarché, où cognitivement, vous êtes happé par la foultitude de produits et autant de sollicitations inutiles. Reste tout de même un avantage : celui de pouvoir conserver une liste type, permettant de passer ses commandes suivantes plus facilement (et oui, on consomme souvent toujours les mêmes choses).

Techiquement, les fiches produits sont d’une pauvreté accablante (vous n’avez même pas la date de péremption des produits que vous vous apprêtez à acheter – en magasin, c’est pourtant une information qui nous fait acheter ou reposer des produits -, pas même des informations plus développées sur les ingrédients utilisés ou la composition…). On pourrait pourtant imaginer de nombreuses fonctionnalités : comme de pouvoir trier les produits selon leur teneur en sel par exemple, ou ceux qui utilisent le moins de colorants ou de conservateurs. Le prix au kilo ou les quantités ne sont pas toujours disponible très simplement. Aucune possibilité d’importer une liste (et de pouvoir faire des comparaisons entre enseignes : qu’est-ce que ce serait pratique pourtant !). Le nombre de références est souvent moindre qu’en magasin, et vous n’avez accès à aucune information sur la disponibilité future de produits manquants. Les produits sont disponibles ou ne le sont pas (ce qui est un peu le niveau zéro du choix). Autant dire que cela ne remplace pas vraiment un hypermarché traditionnel. Alors qu’on s’attendrait à avoir dans les « Drive » des offres promotionnelles quantitatives (genre, 68 rouleaux de papier toilette pour le prix de 12), force est de constater qu’aucune proposition n’est vraiment faite en ce sens.

Les fonctions relationnelles sont d’une pauvreté accablante. C’est à peine si on peu adresser un e-mail pour poser une question. Aucun service de messagerie instantanée, personne pour répondre à vos questions à l’instant. Aucune fonctionnalités sociales (sauf de dire « J’aime » sur Facebook, merci, j’ai pas envie). Les clients ne peuvent proposer de commentaires sur les produits (surtout pas). Pas plus qu’ils ne peuvent disposer de leurs listes de courses dans un format ouvert, leur permettant par exemple (et pourquoi pas) de faire des statistiques personnelles de consommation – cf. le projet MesInfos. Les clients ne peuvent pas proposer de fonctionnalités, ni par exemple voter pour les produits qu’ils voudraient voir référencer, ou demander des produits en rupture (afin de montrer qu’il faut les réalimenter). Les offres promotionnelles semblent inexistantes (sauf sous forme publicitaire), la gestion de la relation client sur la durée, aussi nulle qu’en magasin (où bien souvent, plus vous achetez, moins vous bénéficiez d’offres, puisque vous êtes déjà client fidèle).

Ces boutiques ne sont pas vraiment adaptées pour le frais (tant mieux, elles nous rappellent que pour les produits frais, nous pouvons aller ailleurs et notamment vers des commerces de proximité) notamment parce qu’elles le proposent pas beaucoup et surtout parce que vous ne choisissez pas vos produits (et moi, si je ne choisis pas mes pommes, je sais qu’on va me refiler les plus abîmées, surtout en grande surface).

Au final, le service est tout de même confortable. Pour ma part, je ne porte pas un amour fou à déambuler durant une heure dans ces grandes surfaces. Ici, je ne suis pas sursollicité par la débauche de produits, mon regard se porte sur les prix plus facilement. Ces enseignes m’évitent de commander du frais (tant mieux, j’ai toujours eu tendance à aller ailleurs).

La faiblesse de l’offre de produits demeure tout de même un frein certain (n’avoir que des marques de lessives à 27 doses, plutôt que les maxipaquets à 60 ou 80 doses, n’est au final pas nécessairement économique). Mais il manque surtout une foule de fonctionnalités pour que ces sites catalogues deviennent de vrais outils au service des consommateurs. Alors, Michel-Edouard Leclec, c’est quand qu’ils passent vraiment au 2.0 vos « Drive » ?

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21 mars 2012 at 15 h 09 mi

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Facebook à un clic du média hyperlocal

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Désormais quand vous publiez une information dans Facebook, vous avez du constater que vous pouviez la géolocaliser, via la fonction « Places ». Il suffit pour cela d’entrer un lieu et de sélectionner le lieu adapté dans une liste.

Ce qui permet de géolocaliser vos billets.

Si vous cliquez sur cette indication géographique, vous arrivez sur le lieu sélectionné. Dans notre exemple, Romans-sur-Isère.

Si vous cliquez alors sur « related Post » (billets relatifs) vous arrivez pour l’instant sur une fonction qui ne semble pas activée (la fonction n’est pas active non plus pour Valence).

Pourtant, l’effet de cette fonction est simple à deviner. Ici, bientôt, vous trouverez tous les billets publics géolocalisés à ce lieu par les utilisateurs de Facebook. Ainsi donc, on pourrait avoir tous les billets géolocalisés sur Romans-sur-Isère, voir même sur des emplacements plus précis (une gare, un commerce, etc.). La fonction est déjà active pour des villes plus grandes (comme Paris), mais face à trop de contenus, elle a tendance à se diluer dans une multitude de messages personnels. A l’inverse, trop spécifique, son intérêt est relatif (exemple, Gare de Lyon-Part Dieu). A Rouen (ou officie l’ami Sébastien), à Grenoble (où officie l’ami Chrys), à Clermont-Ferrand (où officie l’ami Bertrand, le cyberbougnat) par exemple, la fonction ne semble pas vraiment active et délivre peu de résultats. Peut-être faudra-t-il attendre le nouveau Facebook pour que son activation soit complète. En tout cas, d’ici là, Facebook à nouveau nous laisse deviner son potentiel…

Sur l’Hyperlocal, demain plus qu’aujourd’hui, c’est sur Facebook que beaucoup de choses semblent devoir se passer.

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6 octobre 2011 at 8 h 00 mi

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Surveiller Didier Guillaume

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Après NosDeputés.fr (voir notre billet sur Marie-Hélène Thoraval), l’association Regards Citoyens a mis en ligne un nouveau site : NosSénateurs.fr qui permet de suivre l’actualité des sénateurs. On peut désormais recevoir des alertes (par RSS ou e-mails) sur l’activité parlementaire de notre sénateur, Didier Guillaume, qui vient d’être élu 1er vice-président du Sénat comme il vient de l’annoncer sur Facebook.

On y trouve peu d’activité récente, puisque qu’en ce moment, ce sont les petits arrangements entre amis qui prédominent, mais nous aurons bientôt le plaisir de voir à nouveau fleurir des propositions de lois fondamentales comme organiser la profession d’herboriste, ou d’augmenter le taux maximal d’indemnisation des maires de communes de moins de 3500 habitants. Il y en a de plus importantes, heureusement, comme l’autorisation de l’adoption pour les couples pacsés ou concubins ou l’interdiction de l’exploitation des hydrocarbures de shistes. En tout cas, vous savez désormais où suivre cette actualité. A bon entendeur…

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5 octobre 2011 at 17 h 24 mi

Publié dans Actualité, Internet, Politique

Thoraval.fr

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Mme le député vient d’ouvrir son site internet. Pas de fil RSS, pas de commentaires… A croire que ceux qu’on trouve sur le site de l’association de l’opposition municipale suffit – effectivement ;-)). Le site s’inscrit dans la plus pure promotion de son action, avec une succession de communications très classiques voire hagiographiques (avec notamment la liste des invités drômois à l’Assemblée nationale, les articles de presse qui reprennent ses communiqués, et le verbatim de ses discours publics lors d’interventions extérieures…). La spécialiste de l’innovation marketing fait une communication on ne peut plus classique en ligne, fidèle au beau 4 pages couleurs traditionnel que nous avons tous reçus dans nos boites aux lettres. Joie de la Com.


Image : la Une du site de Marie-Hélène Thoraval.

On en apprendra bien plus en suivant son travail de députée via NosDéputés.fr, notamment via les nombreuses propositions de lois qu’elles soutient et défend et dont elle ne parle pas nécessairement sur son site.

La seule chose que le site nous apprend, c’est la composition de son équipe.

MAJ du 05/10/2011 : Oyé ! Un flux RSS a été ajouté au site ! Merci qui ? 😉

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25 juin 2011 at 14 h 58 mi

Publié dans Internet, Politique

Samedi, battons mesure

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Samedi 28 mai à partir de 19h, place Jules Nadi, aura lieu le lancement de la Mesure romanaise, la monnaie complémentaire du pays de Romans. Derrière le projet, passionnant, chacun aura à coeur de savoir où l’on peut se procurer la monnaie et où l’on peut l’utiliser.

Le premier réseau de partenaire a donc été annoncé. Il n’est certes pas très fourni, mais l’essentiel est là. La mesure va permettre de se cultiver puisqu’on trouve dans les partenaires la Librairie des Cordeliers et l’Atelier du Hanneton et la compagnie Agora. Elle va permettre de s’habiller via Modetic et le Comptoir à Part. Elle va permettre de se nourrir puisqu’on y trouve un restaurant, 3 fermes bios et un magasin d’alimentation bio. D’autres prestataires envisagent de rejoindre le réseau (comme indiqué, en toute transparence) : encourageons-les à franchir le pas.

Certains trouveront cette première liste encore bien réduite : on aimerait que tous les producteurs locaux soient de la partie. Pour ma part, je la trouve encourageante. Elle va même me conduire à faire certains changements dans mes approvisionnements locaux.

En attendant et pour participer de la fête, je me suis permis de créer une carte des 15 premiers membres du réseau de la mesure. Je ne sais pas si j’aurais le temps de la mettre à jour à mesure que de nouveaux producteurs accepteront la monnaie locale, mais la carte proposée est éditable par tout un chacun.

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26 mai 2011 at 22 h 09 mi

Ce que nous consommons, ce que nous revendons

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En quelques années, grâce à sa grande simplicité d’usage, Le bon coin est devenu la première plateforme en ligne de revente entre particuliers. On y trouve tout. D’abord et avant tout des véhicules d’occasion et des locations immobilières, mais surtout un vaste bric à brac devenu inutile à chacun. Une recherche sur 26300, le code postal de Bourg-de-Péage et de la plupart des communes du Canton de Bourg-de-Péage montre une moyenne d’échange de quelques 250 produits par jours. On trouve autant de produits quotidiens avec une requête sur le 26100, le code postal de Romans. Toutes ne trouveront pas preneur, mais nombreux sont les internautes locaux qui y font des recherches, qui se rencontrent et échangent par ce biais. L’interface incite à publier des photos des objets et on constate alors qu’il n’y a pas plus grande ressource photographique locale, même si celles-ci sont souvent pauvrement fonctionnelles. Néanmoins, même si on ne peut pas faire de requêtes sur les annonceurs, on y trouve un bon aperçu de la diversité des passions locales : collectionneurs qui se séparent de leurs collections, lecteurs qui se séparent des livres qu’ils n’ont peut-être pas lus, parents qui se séparent des objets des enfants qui grandissent, vide-grenier de choses devenues trop grandes, trop petites, désuètes… Toute le monde l’utilise, même Dany Lary, le magicien qui y vend sa voiture.

Le Bon Coin est une vraie fenêtre sur la vie locale. J’ai l’impression qu’on pourrait l’utiliser pour en faire quelque chose ? Par exemple contacter des gens pour promouvoir un évènement ou leur proposer d’y participer (un salon de l’auto ? une foire au livre ?). Mais on doit pouvoir faire 1000 autres choses avec… Des idées ?

Un outil très simple permet de se créer une alerte par e-mail ou RSS, sur la requête de son choix (localité + catégorie ou terme de requête) et donc de suivre certains types d’offres plus facilement.

Written by leromanais

26 mai 2011 at 12 h 52 mi

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Marie-Hélène Thoraval, députée

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Depuis le décès de Gabriel Biancheri, Marie-Hélène Thoraval, sa suppléante, est devenue le député de la 4e circonscription de la Drôme. Dans le cadre de la loi sur le cumul des mandats, elle a choisit de rester élue de l’opposition au conseil municipal de Romans et ses amis continuent de publier ses avis et critiques sur la politique locale. Mais elle n’a visiblement pas encore un espace en ligne pour nous parler de son travail de député.

Pour ceux que cela intéresse, si le site de l’Assemblée donne l’essentiel de l’information, il est bien plus pratique de suivre son actualité via NosDéputés.fr qui permet de suivre l’actualité par mail ou via un fil RSS et d’être alerté de toutes ses interventions dans l’hémicycle. Je vous invite également à vous créer une alerte à son nom via Google Actualités.

On notera que ses questions et interventions partent un peu dans tous les sens, et elle prend même parti sur le #prisunic du livre numérique… – à 1000 lieux de mes positions.

Cela me rappelle qu’il faudrait mettre à jour le netvibes des romanais ou la salade… en déshérences tout comme ce blog.

Mise à jour du 17/02/2010 : ‎Notre sénateur, Didier Guillaume présente le nouveau site du groupe socialiste du Sénat en faisant une timide défense d’internet le résumant à un outil de communication devenu indispensable. Le problème, c’est qu’internet c’est un peu plus que cela. Le site du groupe des sénateurs socialistes montre bien finalement la mécompréhension de l’outil, vue comme un déversoir de communiqué de presse. C’est bien hélas ce que beaucoup considèrent comme la communication, hélas. Ce n’est pas ainsi que je conçois l’internet pour ma part.

On aimerait plutôt avoir un outil comme NosSénateurs.fr pour suivre l’activité des sénateurs de notre choix. Ce serait certainement plus utile qu’être réduit à devoir attendre la communication qu’on veut bien nous servir (une fois qu’elle aura bien été préparée pour cela : c’est-à-dire qu’on lui aura enlevé les plumes, les boyaux, coupé la tête, cuit et passé à la moulinette).

Mise à jour du 31 mars 2011 : Notre députée Marie-Helène Thoraval vient de publier sa première proposition de loi : la n°3269 « visant à proroger à vie le privilège des bouilleurs de cru ». C’était effectivement une loi essentielle ! Bravo Marie-Hélène !

Signalons, pendant que nous y sommes, que Mme le député a cosigné plusieurs propositions de lois, comme la 3233 visant à créer des « comités citoyens de surveillance ».

Written by leromanais

16 février 2011 at 18 h 14 mi

Publié dans Internet, Politique