LeRomanais

Agir local, penser global. L’internet local à Romans-sur-Isère et ses environs (Drôme).

Archive for the ‘Economie’ Category

Innovons à Romans

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La soirée était dense (deux heures, 80 personnes), hier, à la Foire du Dauphiné où était venu se présenter de nombreux projets locaux lors de la conférence organisée par Romans d’Avenir sur l’innovation et le développement durable.

Bertrand Lazare (le blog) de Rhone Alley est intervenu longuement pour dresser le catalogue des innovations en lien avec le développement durable, en essayant de montrer que la Silicon Valley peut aussi avoir lieu chez nous. Mais les exemples ont surtout émergés après sa présentation : de nombreux responsables d’entreprises et de projets, sont venus exprimer ce qu’ils étaient en train de concevoir.

Pierre Savinel est venu parler des eaux de la Veaune et comment aujourd’hui le syndicat des eaux de Chavannes développe la protection de cette ressource précieuse, optimise les pompages en heures creuses, élargie la zone de protection des captages. On a entendu parler aussi d’e-ruches où comment, à l’exemple de ce qu’il se passe dans le Brabant on utilise l’abeille, sentinelle de l’environnement s’il en est, comme bio-indicateur et capteur de l’environnement.

Jean-David Abel est venu évoquer l’originalité du parc éolien de la Communauté de Commune du Pays de Romans qui n’en est encore qu’à l’instruction, et qui réside essentiellement dans la volonté de ne pas affermé le parc, mais dans un montage public/privé qui préserve le côté locatif de la plate-forme éolienne. Et l’élu Verts de Romans de rappeler que si l’approche développement durable est sûrement un moyen pour développer des services ou des emplois, le défi qu’il représente va plus loin. Le développement durable ne se résume pas à une vision de court terme pour faire du business, pour être compétitif et qu’il n’y a pas que des réponses technologiques à ces enjeux.

Marc Chambost de la société éponyme a rappelé que nous sommes encore loin de construire des maisons « passives » (économes en énergies) et encore plus loin de construire des maison « positives » (productrices d’énergie) en terme de développement durable. Etienne Dureau de la société IPM-France a évoqué le développement de l’administration électronique, avec des bornes d’accès et des guichets e-services dont le but est de diminuer les déplacements et de favoriser l’accueil privilégié et distant des citoyens. En appelant même, exagérément à mon goût, à la réduction de la fracture numérique via les bornes [j’ai personnellement beaucoup de mal avec cette vision distante de l’e-administration : je préférerai toujours un animateur multimédia à une borne]. On a également évoqué Naboco et son système de coloration naturel des boiseries et ses 58 emplois.

Yves Domard de l’Union locale de la CGT a rappelé que le développement durable était certes à la mode, mais qu’il n’avait pas qu’un aspect économique et environnemental : où est le pilier social ? Et de rappeler le besoin de dépasser le concept de ressource pour parler de capital. Pierrre Bannwarth est venu présenter un PC pour mon prochain, une association drômoise de revalorisation de matériel informatique qui souhaite monter une structure efficace sur ce sujet.

stockeethic.jpgThomas Huriez est venu présenter Comptoir à Part, un magasin de destockage et créateurs de mode éthique qui ouvrira le 16 octobre en face de Marque Avenue à Romans. Thomas a lancé depuis février dernier un blog qui raconte son installation, ses démarches et notamment comment passer tout son magasin en mode équitable, jusqu’aux cintres. Et il projette de lancer un magasin en ligne, StockEthic.com pour vendre à distance ses produits – très important, quand on sait que dans ce domaine cela peut compter jusqu’à une part très importante du CA.

Autre talent remarquable, celui de Samuel Cattiau de l’agence Etoile-Azélie, une agence d’éco-design installée à l’Ineed qui conçoit des emballages durables en réfléchissant sur les matières et en optimisant les processus : ils ont ainsi développé un format de plan de station de ski, version pocket, qui a permis déjà à plus de 18 stations de réduire leurs coûts d’impressions de 30 %.

La soirée était en tout cas l’occasion d’un joli bain de créativité sur notre territoire. On en redemande.

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2 octobre 2007 at 14 h 13 mi

Le marché de la location en mode hyperlocal

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Une perceuse a une durée de vie de combien d’année ? Ca dépend de l’utilisation qu’on en fait me direz-vous, mais la plupart ne servent à faire que quelques trous dans leur vie. Et pourtant, la plupart d’entre nous en possédons-une, qui dort dans sa boîte à la cave ou au garage, 364,9 jours par an.

On pourrait dire la même chose de bien des outils qu’on utilise. Notre tondeuse roule combien d’heure dans l’année ? Notre sécateur coupe combien de branche ? La yaourtière ou l’appareil à raclette, vous vous en servez combien de fois par an, vous ? La remorque, vous l’accrochez souvent au cul de votre voiture ? Et même notre vélo ou notre moto, dorment la plupart du temps au fond du garage…

La société de consommation nous propose de nous porter propriétaires de biens dont nous avons pourtant bien peu l’utilité. Plutôt que de nous permettre d’acheter pour une somme modique quelques trous de perceuses, deux soirées raclettes annuelles, on nous vend une perceuse complète, l’appareil en teflon à vie, et la garantie qui va avec ;-).

zilok.jpg
C’est pourquoi je me dis qu’il y a une idée intéressante dans Zilok (comme Loczilla, son prédécesseur). Cette place de marché de la location vous propose de louer et de proposer à la location, entre particuliers, tout ce que vous voulez : articles de bricolage, de sport, habillement, outils informatiques, électroménager, mobilier, véhicules, etc.

Reste que cette location, sur des objets courants, peut-elle donner lieu à un « marché » ? Ca dépend des pièces proposées me direz-vous, de leur prix de base. Plus les produits sont chers ou spécifiques, plus le marché de la location est possible, comme on le connait avec les appartements ou les véhicules ou sur les déguisements ou l’outillage pour la construction. Sur des types de bien spécifiques, certains, comme kiloutou, en font déjà un business. Est-ce que ce marché de la location peut-être étendu, à la manière d’un eBay de la location ? C’est ce que se propose de tester Zilok, qui ouvre pour l’instant gratuitement, avant que de, dès janvier 2008, prélever un forfait de 5 à 10 % sur toute location réalisée par son intermédiaire (ainsi qu’un forfait pour chaque dépose d’objet du type eBay certainement : plus cher pour la photo, pour l’annonce en Une du site, etc.).

Reste que pour beaucoup d’outils, on est typiquement dans un cadre d’échange solidaire (je te prête ma tondeuse, tu me prête ta yaourtière). Pas sûr que la location à quelques euros d’une perceuse soit un enjeu tant pour le loueur que pour le locataire. Reste enfin qu’il ne me semble pas certain que tout cela puisse avoir un impact plus large qu’hyperlocal. Je veux bien louer la tondeuse ou la perceuse de mon voisin deux euros, mais suis-je capable de faire 3 kilomètres pour la récupérer et la rendre ?

Il me semble que ce type de logique – et de logiciel – ne peut avoir qu’un impact à l’échelle hyperlocale. Dit autrement, j’aimerais pouvoir créer mon Zilok de voisinage, avec les 40 volontaires de mon quartier qui seraient prêt à échanger entre eux (avec des règles claires, une étiquette comme on dit) les objets de leur choix. Je prendrais bien le vélo de mon voisin pour aller en ville et lui prêterais sans soucis ma tondeuse en échange. J’utiliserais bien la perceuse du menuisier d’à côté en échange de ma remorque. J’utiliserais bien l’échafaudage de l’entreprise d’en face en échange d’une bouteille de vin. Ce type de système existe déjà à travers les SEL par exemple (sur un mode plus service que prêt de produits tout de même), mais ceux-ci ne sont pas forcément sur les produits et dépassent souvent le quartier, or c’est bien celui-ci qui devrait être le noeud d’action (je vais pas aller emprunter en voiture le vélo d’un gars de Génissieux pour aller au marché de Romans en vélo).

En tout cas, à la question de savoir ce qu’on pourrait faire sur un quartier, voilà un type d’outil – logiciel -, qui pourrait tout à fait donner lieu à une expérimentation concrète de terrain. Suffirait de trouver des gens motivés et connectés pour construire un réseau d’échange hyperlocal. L’outils en ligne permettant de rappeler les règles d’échanges, les disponibilités des produits et des personnes. Qui s’y met ?

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2 octobre 2007 at 11 h 24 mi

Publié dans Economie, Environnement

Jourdan

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Le Monde : Charles Jourdan à nouveau placé en redressement judiciaire.

Le Figaro : Charles Jourdan est à nouveau placé en redressement judiciaire.

Wikipédia : Charles Jourdan.

« ET MAINTENANT ??, s’inquiète la CGT locale, « Va-t-on nous resservir le plat du meilleur repreneur ? Avec, à la clé, la « sauvegarde » de quelques emplois en guise de dessous de table ? »

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20 septembre 2007 at 23 h 57 mi

Publié dans Actualité, Economie

2008 : un évènement local sur les changements induits par l’électronique dans notre société

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Le Centre de culture scientifique technique et industriel, CCSTI de la Drôme, implanté à Rovaltain, a pour fonction de rapprocher les publics, la science et la technologie. Le CCSTI souhaite préparer pour 2008 une exposition, liée aux 60 ans du transistor et aux 50 ans du circuit intégré, dans le but de fêter le rôle de l’électronique, localement, en Drôme et en Rhône-Alpes, et montrer ce qu’il se fait dans le domaine de l’électronique et comment ces innovations impactent nos vies.

L’objectif de cette exposition, qui devrait commencer dès janvier 2008, est de conduire une réflexion sur ce qu’il se passe dans notre société grâce à l’électronique en y associant public, innovateurs et chercheurs. L’exposition n’étant qu’un catalyseur, une occasion, pour conduire un ensemble de réflexion et de manifestation autour de ces sujets. Bertrand Lazare de l’association Rhône-Alley a interviewé Girolamo Ramunni et Jean Roche du CCSTI qui exposent l’idée qui les anime (vidéo). Ils sont à la recherche d’objets à présenter, de sociétés qui souhaitent s’impliquer dans ce projet, de partenaires financiers privés et publics.

CSSTI-26
envoyé par rhonealley

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6 juin 2007 at 23 h 42 mi

Publié dans Culture, Economie

Budget communal, service minimum

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La ville de Romans vient de publier un supplément au Romans magazine (.pdf), consacré au budget 2007 – la copie conforme de celui de 2006 (.pdf).

Dans cette belle plaquette on trouvera quelques camemberts et quelques tableaux explicatifs. Comme pour le budget 2006, les chiffres sont mis en perspectives avec les moyennes de l’Observatoire des finances et de la fiscalité des Villes moyennes pour en tirer les mêmes conclusions : mettre en cause l’insuffisance des recettes, le besoin de refondre les bases du calcul de l’impôt romanais et souligner la faiblesse de la dotation de l’Etat.

Les difficultés – comme les solutions, puisque rien ne semble avoir évolué – sont donc les mêmes que l’année dernière. On ne sait pas même ce qu’a donné la rencontre annoncée l’année dernière entre le maire et le préfet pour réviser les bases la Dotation globale de fonctionnement (DGF) touchant Romans-sur-Isère : comme la ville semble toujours s’en plaindre, cela n’a pas du aboutir…

budget20062007villeromans.jpg

J’ai commis rapidement deux petits tableaux récapitulatifs sur l’année 2006 et 2007.

On voit dans les recettes n’ont pas bougé quasiment. Que la part de l’emprunt n’a pas augmenté. On voit dans les dépenses, que celles des services généraux restent stables et que toutes demeurent assez serrées et stables d’une année sur l’autre (c’est la baisse des travaux de voierie qui explique en grande partie la diminution des dépenses de 2007).

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17 avril 2007 at 22 h 07 mi

Publié dans Actualité, Economie

Les irréductibles

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Le Monde vient de consacrer un article sur la récente création de 4 PME dans le secteur de la chaussure de luxe à Romans : Mego Workshop d’Armel Besançon, Maryline Eugénie, Yann Bastien et les Créations Max Vincent.

« Depuis qu’ils ont créé leur entreprise, ces « irréductibles » ne se versent pas de salaire. L’entourage aide. Certains touchent l’assurance-chômage. Pour combien de temps encore ? ». Assurément, ça ne remplace pas les 399 emplois supprimés par la Fermeture de Kélian et Jourdan – dont 281 ont été « reclassées » assure le Monde, « la plupart [on restera dans le flou], avec un CDD supérieur à 6 mois »…

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12 avril 2007 at 17 h 16 mi

Publié dans Actualité, Economie

La chaussure équitable

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Julien Adda et Annabel Gerenthon sont nés à Romans et vivent à Paris. Ils sont engagés dans un projet de création de chaussure équitable et durable, c’est-à-dire une chaussure dont le prix garantirait un revenu décent à ses producteurs et qui concilierait des techniques et des matériaux de fabrication « propres », respectueux de l’environnement et du développement économique où il s’inscrit. Reste bien sûr à obtenir un jour une telle certification, et là, ça va être un sacré combat, tant les garanties du commerce équitable sont encore tout sauf claires.

Ils ont créé une ligne de chaussure de design haut de gamme baptisée Moyi Ekolo (qui signifie « citoyen » en lingala, un dialecte congolais) qui n’utilise que des matières écologiques (cuir tanné végétal, semelle en caoutchouc naturel…). L’idée qu’ils souhaitent mettre en avant également, c’est de développer un commerce équitable alliant les savoir faire du Nord avec les artisanats du Sud. A l’heure des délocalisations, leur idée est aussi de rétribuer équitablement et sauvegarder l’artisanat des pays riches à l’aide des matières premières issues des pays pauvres.

Ils viennent de recevoir le prix Ekilibre 2006, le prix du concours national du commerce équitable, créé par la Délégation interministérielle à l’innovation, à l’expérimentation sociale et à l’économie sociale (DIIESES).

La production de ces groles devrait être notamment faite à Romans, via la jeune société Yann Bastien où vous pourrez, on l’espère, bientôt les voir et les acheter (c’est ici).

On a hâte de pouvoir les essayer, parce qu’elles ont l’air plutôt sympa ces chaussures. En tout cas, ça fait plaisir de voir de l’innovation dans ce secteur qui en appelait tant de ses voeux.

Written by leromanais

12 décembre 2006 at 10 h 28 mi

Publié dans Actualité, Economie