LeRomanais

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Questions locales pour 2030

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Né en juin 2010, le syndicat mixte du Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) Rovaltain Drôme-Ardèche se veut un nouvel outil au service de l’aménagement du territoire. Au terme de sa constitution, il devrait rassembler 300.000 habitants répartis sur 106 communes. Le Scot (Wikipédia) « est un document d’urbanisme qui détermine, à l’échelle de plusieurs communes ou groupements de communes, un projet de territoire qui vise à mettre en cohérence l’ensemble des politiques sectorielles notamment en matière d’urbanisme, d’habitat, de déplacements et d’équipements commerciaux, dans un environnement préservé et valorisé ». C’est donc un schéma de territoire qui a pour principe d’établir et de fixer des règles pour l’aménagement futur de celui-ci, un peu comme l’est le Plan local d’urbanisme (PLU, Wikipédia) au niveau des communes, si ce n’est que le Scot a pour principe d’être plus prospectif. Il doit dessiner l’avenir de notre territoire pour 20 à 30 ans (a priori, le Scot n’a rien à voir avec le projet de Grande agglomération (la Commission départementale de la coopération intercommunale, CDCI que critique vertement Gérard Bouchet depuis plusieurs mois), même si, bien évidemment, le mouvement de recomposition des communes et de l’intercommunalité engagé depuis 2008, n’est pas non plus complètement indépendant de chacune des étapes de rapprochement qui le rythme, à l’image du travail de prospective (.pdf) livré par le cabinet Arcadie pour Rovaltain en février 2010). Un avenir qui n’est pas sans objectifs, puisqu’il doit « contribuer à réduire la consommation d’espace en luttant contre la périurbanisation, équilibrer la répartition territoriale des commerces et services, améliorer les performances énergétiques, diminuer les obligations de déplacement des habitants ainsi que réduire les émissions de gaz à effet de serre ».

Les diagnostics en cours sont vraiment très très riches de données sur notre territoire et les évolutions en cours.

Dans ce cadre, le Scot prévoit un « dispositif participatif » qui consiste en un cours sondage en ligne de la population (rien de précis, rassurez-vous amis citoyens !) et quelques réunions publiques (le 1 février à 18h30, au Pavillon des congrès à Valence, le 2 février à 20h00, salle Charles Michels à Romans, le 9 février à 18h30, salle Georges Brassens à Tournon) où commencerons à nous être présentés les grandes orientations de ce schéma, dont l’essentiel du projet devrait être fixé en juin (voir le calendrier). Vu ces enjeux toujours si techniques qui dépassent les simples citoyens, n’espérons pas avoir beaucoup plus… D’ailleurs, le questionnaire ne comporte aucune question sur l’habitat, la mobilité ou l’imbrication commerciale : on ne nous parle que de l’image et de notre perception du territoire. Quoiqu’il en soit, les cabinets techniques vont rendre leurs conclusions que les élus parapheront.

En l’absence de document de synthèse provisoire, il est difficile de dire à quoi va ressembler ce schéma régional. Il devrait mettre néanmoins un coût d’arrêt à la périurbanisation, c’est-à-dire limiter l’étalement de l’habitat (430 à 450 ha de terrains agricoles ou naturels ont été consommés depuis 1999, soit une moyenne de 45 ha annuellement du côté drômois, ce qui correspond presque à la superficie de Mours Saint-Eusèbe explique l’une des études (.pdf)) – sans nous dire par quoi nous allons remplacer cette France pavillonnaire. Elle va certainement émettre des réglementations pour maîtriser le développement commercial des centres commerciaux, au profit de Valence et en limitant l’extension des centres commerciaux de Romans (voir cette étude (.pdf)). Sur le reste des options (performances énergétiques, déplacements), les documents publiés ne sont pas encore très très parlant… Mais il suffit de suivre l’actualité du Scot pour être au courant – dommage, à nouveau, que le site ne propose ni fil RSS ni lettre d’information. A croire qu’il ne faut pas trop outiller l’autonomie informationnelle du citoyen.

J’invite nos élus et les citoyens à se documenter sur ce qui les attends. Notamment, en lisant l’éclairant petit livre de l’urbaniste Jean Haëntjens, La ville frugale (qu’ils peuvent se procurer dans des librairies de proximité) (voir interview) ou encore l’étude de sur l’étalement urbain (.pdf) du Réseau Action climat (recommandé également par le blog de l’Ardèche Verte) et les inviter à lutter contre la France moche qu’ils nous ont si magnifiquement construite ces 30 dernières années.

Et puis à aller donner leur avis, parce que même si visiblement on ne nous permet pas de dire des choses importantes, il faut toujours saisir l’occasion de le faire.

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Written by leromanais

13 janvier 2012 à 12 h 49 mi

Une Réponse

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  1. La société d’études historique de Romans-Bourg-de-Péage pointe le fait qu’à « aucun moment, le SCoT ne prévoit une valorisation du patrimoine historique et architectural de son territoire » : http://sehr26.hautetfort.com/archive/2012/02/01/sus-au-scot.html

    Hubert Guillaud

    1 février 2012 at 17 h 41 mi


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