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Le projet Siper à Bourg-de-Péage : comprendre les impacts de la méthanisation

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Hier soir avait lieu à Bourg-de-Péage une réunion d’information autour du projet d’implantation d’usine de méthanisation (le projet Siper), organisée à la demande de Bruno Rivier, l’enquêteur public. Lors de toute implantation liée à l’environnement, un enquêteur public est nommé par le Préfet pour recueillir les réactions et émettre un avis argumenté (qui sera rendu le 10 octobre 2011). Les nombreuses réactions d’incompréhension voire d’hostilité que l’enquêteur a recueilli l’ont encouragé à organiser cette réunion d’information où se sont réunies plus de 500 personnes.

Sur les 2h30 qu’a duré ce match, nous avons surtout eut droit à beaucoup d’avis d’experts tels que :

  • Gilles Geffray de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement, un service du ministère de l’environnement qui instruit les dossiers des installations classées pour le compte du préfet. La Dreal a donné un avis positif pour le projet.
  • Bertrand Jamonet (Facebook), le porteur du projet (Facebook) qui est venu défendre son installation en rappelant qu’il n’avait rien à cacher.
  • Lionel Tricot, de l’Agence régionale de l’énergie qui accompagne en Rhone-Alpes une trentaine de projets d’implantation d’usines de méthanisation, qui est venu rappeler que Siper n’est pas un projet isolé en Rhone-Alpes.
  • Cyr Sallé de la société Valersys, bureau d’étude qui accompagne le projet Siper depuis 4 ans.

La soirée a commencé par la présentation du projet par son porteur, Bertrand Jamonet, qui a expliqué qu’il travaillait sur ce sujet depuis 4 ans, pour le rendre viable techniquement et économiquement. Plusieurs bureaux d’études l’ont assisté pour détailler tous les éléments de l’enquête public, qui représente un dossier de quelques 2000 pages – consultable en mairie, mais hélas indisponible en ligne, on ne cessera de le regretter ! Parmi ceux-ci, outre Valersys, l’étude de dangerosité a été confiée au cabinet spécialisé Asphaleia. De nombreux partenaires sont déjà impliqué dans le projet : des industries locales prêtes à confier leurs déchets comme les brioches Pasquier ou Markal par exemple, mais également des sous-traitants, comme Veolia qui traitera les digestat, une partie des résidus liée à la méthanisation.

Comment ça fonctionne ?

Comme cela a été le cas tout le long de la soirée, Jamonet est revenu longuement sur le processus de méthanisation, qui n’est rien d’autre qu’une fermentation de déchets agricoles ou industriels pour produire du méthane. La Drôme-Ardèche est riche en matière première : plutôt que d’enfouir ces déchets ou de les expédier dans des pays étrangers, Siper propose donc de les traiter dans son usine. Siper achète donc des « jus de traitement », des résidus de l’industrialisation de l’alimentation, mais également des excréments animaux (lisiers) pour les transformer dans des cuves fermées (bachées) sans contact avec l’air extérieur. Ces cuves, appelées digesteurs, reproduisent un processus de fermentation qui produit du gaz, qui est stocké à très faible pression. Ce gaz est utilisé pour produire principalement de l’électricité (et également un peu de chaleur). Reste qu’il faut traiter le digestat, le résidu de cette fermentation, qui, épuré de son gaz, semble un fertilisant de qualité pour être épanché sur les terres agricoles des communes environnantes, dans des proportions réglementées par l’Etat. Les intrants (ce qui va servir à nourrir les digesteurs) devraient être à 57 % industriels et à 43 % d’origine agricole. Visiblement, Jamonet aurait décidé d’écarter les lisiers de ses intrants, mais les informations à ce sujet étaient contradictoires. Les déchets recueillis devraient être plutôt du type déchets de silos de céréales, drêches de fruits et d’industries alimentaires locales. Il n’y aura pas de boues ni de graisses d’épuration urbaines car elles sont chargées en métaux lourds et Siper ne veut pas en avoir dans les digestat qu’il va devoir épandre ensuite sur les terres agricoles.


Image : Bertrand Jamonet défendant son projet devant une salle comble.

L’installation devrait accueillir chaque année 42 000 tonnes d’intrants (même si elle est dimensionnée pour en accueillir plus voir même accueillir un troisième digesteur si besoin est). Le digesteur est une cuve où la matière fermente pour créer un « ciel gazeux » composé à 50 voire 60 % de méthane qui va servir à produire de l’énergie. Il produit d’autres gaz : du CO² (3à à 45 %), du souffre (1 %) et des dioxygènes et dioazotes – dommage à nouveau que tout cela ne soit pas accessible sur le site de Siper !

Les risques

Selon les études, il y a 4 types d’incidents possibles liés à une installation de ce type (voir l’avis de l’autorité environnementale rendue à la préfecture de la Drôme, qui fait le point sur les risques) :

  • Le débordement de digesteurs entraînant une pollution des sols : cet incident est souvent lié à de mauvais intrants créant des dépôts de sables et empêchant la dégradation à l’intérieur des cuves. Siper répond à ce risque en sélectionnant ses intrants et en établissant un contrôle des produits à l’entrée et un contrôle électronique des cuves par capteur. La construction doit répondre également à des contraintes techniques de contrôle des eaux pluviales et des épandages très strictes.
  • Les nuisances sonores et olfactives : les moteurs de cogénération (qui transforment le gaz en électricité) sont dans des cabines anti-bruit et les déchargement de sous-produits et déchets ont lieu dans un bâtiment fermé et mis en dépression. Un « biofiltre » est censé réduire de 90 % les odeurs !
  • Le dégagement d’hydrogène : c’est le risque le plus grave. Celui d’une explosion de gaz suite à une rupture de canalisation provocant une explosion localisée (pas une déflagration atomique a priori). Lors d’un incident de ce type en Allemagne, 4 employés sont effectivement morts. Siper répond en installant un système de détection de gaz et plusieurs chaînes de sécurité dans son établissement. C’est le moindre qu’on puisse attendre.
  • L’envol d’une membrane de digesteur.
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Si l’on en croit le résumé non technique fournit à la préfecture par Valersys dans le cadre de son dossier de demande d’autorisation d’exploiter les risques demeurent modérés (le plus important étant la rupture de canalisation) avec une probabilité faible. Bien sûr, la production de gaz ne s’arrête pas simplement, mais on n’arrête pas plus simplement un réacteur nucléaire.

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Le niveau de risque n’est tout de même pas très élevé. Bien moindre en tout cas que celui que nous fait courrir la FBFC à Romans par exemple.

Bertrand Jamonet est passé rapidement sur les avantages du projet, qui n’ont pas été très discutés durant cette soirée. L’unité Siper devrait être alimentée par 42 000 tonnes d’intrants chaque année et produire 10 000 tonnes de digestat par an (qui seront épanchés sur les champs environnants, visiblement, le listing précis est disponible dans le dossier consultable en mairie). L’unité devrait permettre de produire l’équivalent de la production électrique de 3000 logements et thermique de 2000. Il devrait permettre d’économiser 8000 tonnes de CO² par an. Le projet coûte 8 millions d’euros, dont 11,4 % d’aides publics.

Lionel Tricot nous a invité ensuite à aller voir des unités existantes en Rhone-Alpes… Sauf qu’il n’y en a pas vraiment beaucoup à l’heure actuel et qu’il serait mieux d’organiser une visite pour les opposants au projet, plutôt que de simplement la proposer. Au niveau national, on compte 35 projets en services et 41 devraient émerger d’ici l’année prochaine, ce qui fait encore peu de projets par région. Les Allemands, qui investissent cette technologie depuis 12 à 15 ans, auraient 12 000 unités en services (mais beaucoup sont agricoles et elles traitent des quantités bien plus faibles que celles dont on parle ici). Actuellement, il n’y a que 3 unités de méthanisation fonctionnelles en Rhone-Alpes. Deux de leurs porteurs étaient d’ailleurs là : Marcel Demange, producteur de lait dans un Gaec à Gruffy en Haute-Savoie (vidéo), qui ne traite que 5000 tonnes d’intrants par an, et Thierry Croissard, directeur d’exploitation du Lycée agricole de la Motte Servolex qui a également construit un petit digesteur dans son lycée. Deux exemples certes sympathiques, mais qui n’ont pas la même ampleur que le projet en question. On sent d’ailleurs bien que ces deux exemples réussis énervent la salle : quelqu’un intervient : « Les intrants, c’est du prévisionnel, on ne sait pas comment ça va évoluer ! Aucun organisme ne contrôle leur quantité et leur qualité ! »

Les opposants

Le commissaire enquêteur, Bruno Rivier, donne alors la parole aux opposants au projets, qui ont déposé en mairie un mémoire de leurs griefs. D’une manière surprenante, les opposants sont des industriels de la Zone d’activité Sud de Bourg-de-Péage qui voient d’un mauvais oeil l’implantation de ce nouveau voisin. Parmis les meneurs de la Fronde, on trouve des gens de PMD Vallon, Courbis et Wolski. Ils précisent d’emblée qu’ils sont favorables aux énergies vertes et durables et procèdent à une critique factuelle des informations contenues dans le rapport déposé en mairie.
C’est 9400 m3 de stockage dont il est question (2 digesteurs de 6 100 m3 + un bassin de 1 200 m3 de stockage de réception et un autre de 2100 m3 de stockage après digestion). Le bâtiment principal fera 12 mètre de haut, alors que la société Vallon, la plus proche, ne fait que 6 mètres. L’usine ne doit créer que deux emplois. Les filtres doivent réduire les odeurs de 90 % : mais quid des 10 % restants. La pression de gaz doit toujours être constante.
Leur critique essentielle porte sur la localisation du projet. Il se situe là même où la zone artisanale devait s’étendre. Les industriels s’inquiètent d’aller et venue de camions « souillés » (7 par jours selon le porteur de projet, 10 à 15 selon les opposants) chargés de déchets passant à côté de leurs industries, parfois alimentaires.


Image : la zone de risque vue par les opposants au projet Siper.

« Pourquoi donc ce projet ne s’implante-t-il pas en zone agricole ? », répètent les opposants. Ils pointent également du doigt les nuissances olfactives. L’usine Amethyst de Montpellier, qui devait être une perle technologique également, n’a cessé depuis sa naissance d’être une source de nuisance pour les riverains (mais à nouveau Amethyst traite des ordures ménagères, ce qui n’est pas le cas de ce projet). Quant aux risques d’explosions, ils existent, vue les volumes et la présence de méthane et ceux-ci sont d’autant plus importants que les digesteurs sont importants. Les risques d’incendies existent, ainsi que les risques chimiques (dégagement de sulfure d’hydrogène) et les risques de pollution (notamment d’épandage de métaux lourds, car la méthanisation créé de la concentration de métaux lourds : mais Siper répond par la sélection des intrants pour les éviter car il doit rendre des compte sur ce qu’il épandra dans les champs). Enfin, les opposants s’étonnent de la discrétion dans laquelle a été menée ce projet. Le responsable de Courbis n’a appris son existence qu’en septembre 2011, alors que le permis de construire a été déposé en septembre 2010.

Les opposants terminent par une longue liste de questions sur la saisonnalité des intrants et des stockages, sur la qualification à venir des employés, sur l’expérience du porteur de projet, sur comment on stoppe le digesteur en cas de problème, sur les assurances (Siper est-elle assurée pour les pertes d’exploitation des entreprises environnantes ?), sur l’impact économique que va avoir cette implantation (quelle indemnisation est prévue pour la décote des bâtiments industriels et particuliers environnants ?), sur les clients et les fournisseurs de Siper. Quid du Benzène émis par l’usine de méthanisation ? Du monoxyde de carbone ? Y aura-t-il des nez électroniques mis en place ?

Des questions d’industriels bien sûr, mais auxquelles ceux qui les posent ne répondraient certainement pas eux-mêmes. Au final, les voisins du projet estiment que ce projet apporte un risque dans la Zone artisanale : un risque olfactif (alors que plusieurs font des produits alimentaires), un risque chimique, un risque de pollution, un risque d’explosion, un risque d’incendie.

Reste que cette belle prestation a été complètement dégonflée par une question du public. « Vous de la société Courbis qui avez une installation classée Seveso à Romans, pensez-vous que cette entreprises est plus ou moins dangereuse que la vôtre ? » L’industriel a bégayé une réponse qui faisait tomber bien de son acharnement, en prétextant que l’unité de Bourg-de-Péage, elle, n’était pas classée Seveso.

Les points qui posent problème

Le rapport du commissaire enquêteur (qui n’est pas encore rendu) liste 60 points qui posent question, auquel le porteur de projet devra répondre avant que les autorités préfectorales ne statuent sur l’implantation. De ces 60 points, 4 lui semble importants : les odeurs, le risque d’explosion, le risque sanitaire du digestat et le choix du lieu d’implantation.

La réponse de Bertrand Jamonet est ici plus fragile.

Sur le lieu d’implantation, il explique qu’il a réalisé une étude de faisabilité dès 2008. Qu’ils avaient un autre terrain de disponible, mais qu’ils n’ont pas réussi à trouver un chemin d’accès d’accès convenable. Pour Siper, il était opportun de s’implanter à proximité de consommateurs potentiel de chaleurs, pour pouvoir la leur revendre : d’où le choix d’une zone industrielle. Enfin, son installation étant industrielle, elle ne peut être installée sur une zone agricole. Mais on voit bien que c’est là une faiblesse du dossier. Le lieu n’a pas été choisit d’une manière concertée. Il est imposé aux élus et aux riverains. Aurait-on pu trouver un autre emplacement sur la Zone Artisanale ? Peut-être… Mais visiblement, ce n’est pas ainsi que les choses se font. C’est la propriété du terrain qui décide. Qu’importe les conséquences. Ca reste une réponse assez légère pour le voisinage de proximité et une réponse assez légère des autorités locales.

Sur les odeurs. Il explique que le bâtiment sera maintenu en dépression (ventilation) grace à un biofiltre dont les constructeurs garantissent l’efficacité. C’est là encore une réponse assez légère. Techniquement, visiblement, il semble qu’en fait le procédé de méthanisation limite les odeurs dans les digestat produits, à l’aval du processus. Mais quid de la méthanisation elle-même ? Une étude d’odeur, l’implantation de nez électroniques produisant des mesures accessibles à tous n’ont pas été retenues pour le moment. Les composts dans les décharges à ciel ouverts sentent mauvais et leurs odeurs sous certains vents et notamment quand il fait chaud peuvent être particulièrement tenaces. Pour lever les doutes sur les odeurs, il me semble qu’une visite d’un site similaire est essentiel. Bertrand Jamonet l’a proposé, mais je pense qu’il faudrait surtout l’organiser.

Sur le risque d’explosion, le porteur de projet renvoie à l’étude de danger. Le risque d’explosion est nul sur la membrane, car il n’y a pas de pression. Le risque majeur repose sur l’explosion de la chaufferie qui est confinée à la manière du confinement d’une conduite de gaz naturel. Ca n’écarte pas toutes les craintes. Mais encore une fois il me semble qu’on a plus à craindre de la FBFC que d’un digesteur de méthane.

Sur le risque sanitaire lié au digestat, le représentant de la Chambre d’agriculture assure que c’est très contrôlé. Les agriculteurs doivent suivre les conseils de fertilisation validés par les services de l’administration. Des contrôles inopinés auront lieu sur les chantiers d’épandages, des parcelles de références sont régulièrement analysées et suivies…

Il reste quelques jours pour faire parvenir vos avis au commissaire enquêteur avant qu’il ne conclut son rapport, que le porteur de projet y réponde et que le préfet statue… Son représentant a tout de même signalé à une élue de la communauté de commune qui évoquait le fait que les élus pourraient refuser l’épandage local, que les décisions de refus doivent être motivées pour être valables.

Mon avis

On a bien compris que la méthanisation est un procédé à équilibre instable. Comme tout procédé, il comporte des risques. Il faut les évaluer en comparaison d’autres risques.

Les professionnels présents semblent tous sûrs de leurs affaires (mais ils le sont toujours, même si après rien ne fonctionne comme prévu : Amethyst devait être le fleuron de la méthanisation française !) et les inquiétudes des gens sont toutes légitimes.

La question est plus méta : doit-on constuire des installations écologiques industrielles ? C’est peut-être et ce demeure en tout cas une meilleure solution que des installations nucléaires ou chimiques industrielles.

Peut-on trouver une meilleur implantation géographique ? Peut-on étudier d’autres emplacements dans le périmètre de la Zone Artisanale ? Cela aurait été une question judicieuse à se poser avant que le projet ne démarre, dommage qu’elle n’ait pas été mieux traitée par les élus notamment. C’est maintenant certainement trop tard face à un dossier qui est lancé et qui attend sa validation. Discuter d’une manière plus ouverte d’une implantation semble indispensable. Et on constate même combien cela aurait été profitable au projet, plutôt que de susciter de l’opposition de ses voisins (et clients potentiels). La communauté de commune a indiqué qu’elle achèterait de la chaleur pour le centre nautique, quand celle-ci sera produite (mais c’est pas pour tout de suite). En attendant, le centre sera équipé d’une chaudière à gaz qui servira en appoint quand l’unité de méthanisation produira de la chaleur.

Si on peut être relativement rassuré sur les dangers, j’avoue pour ma part ne pas avoir été convaincu sur le sujet des odeurs. Le seul élément de réponse sur le sujet des odeurs tient dans un discours commercial qu’il faut croire les yeux fermés. Mais bon, en même temps, c’est un peu la merde qu’on produit qui va être transformée ici. On peut se la masquer en l’enfouissant ou en la faisant voyager très loin, comme on le fait actuellement, ce n’est pas une bonne manière d’en prendre conscience. Personnellement, je ne sais pas si la réponse par l’écologie industrielle est une bonne réponse. Par défaut, elle est meilleure que de ne pas apporter un réponse écologique en tout cas. Il me semble encore une fois qu’une visite dans un établissement similaire serait indispensable et qu’une analyse et une mesure des odeurs serait indispensable.

Je trouve aussi que rien n’est vraiment prévu en terme de dédomagement. Une femme s’est exprimée. Elle a expliqué qu’elle avait décidé de quitter la ville pour vivre à la campagne, il y a quelques années. Sa maison est l’habitation la plus proche du projet. Et pour elle, il n’y a rien de prévu. La décôte de sa maison, les nuisances de ce voisin… Elle, elle va les supporter véritablement. On peut se moquer du syndrôme Nimby comme le fait Nico à Chatuzange le Goubet Châteauneuf-sur-Isère [tiens, un blog local !], mais concrètement, ce type de projets devrait être assorti d’un fonds de compensation. Il y a là, bien souvent, une vraie lacune du droit. Si demain, une implantation de ce type a lieu à côté de chez vous, vous n’avez pas vraiment de recours. Les projets de ce type devraient se construire avec un fonds de soutien et d’assurance de compensation. Ce n’est que rarement le cas (ça existe pour les autoroutes, pour les décharges publiques aussi je crois), mais avec des règles souvent strictes (distances) et complexes (faut passer par la justice). Il y a certainement ici besoin que la législation soit plus adaptée. Que des fonds de compensation soient prévus dès l’origine des projets…

Enfin, il me semble que tout cela manque cruellement de transparence. Une société comme Siper doit rendre des comptes auprès de l’adminisation, mais bien peu auprès de la population. Il faudrait que les projets avec des risques sanitaires ou environnementaux soient contraints de publier leurs données, les études, les analyses qui sont faites sur leurs matériaux. Que les données de leurs capteurs soient accessibles à tous. Les entreprises à risques devraient être légalement contraintes de publier les analyses qui sont faites, qui concernent également le public, et pas seulement l’administration. Ce que nous devrions demander à Siper, nous devrions également l’obtenir de la FBFC ou d’autres installations à risque (comme nous avons fini par l’obtenir via l’implantation d’une balise de la Criirad à la FBFC – dommage qu’elle ne produise pas des données brutes). Nous devrions avoir accès aux données environnementales de ces entreprises, à leur bilan écologique, à ce qu’elles utilisent… publié d’une manière transparente a minima annuellement.

De la même manière, les rapports préliminaires à l’enquête publique, le rapport de l’enquêteur devraient être accessibles en ligne, à tous. Aujourd’hui ce n’est pas une obligation légale. Il serait tant que les temps changent.

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Written by leromanais

5 octobre 2011 à 11 h 43 mi

Publié dans Actualité, Environnement

21 Réponses

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  1. En France nous sommes contre le nucléaire (trop dangereux !), contre l’ éolien (trop bruyant et pas esthétique !), contre le fioul (trop cher et énergie fossile)… Par contre les sondages montrent que les gens veulent protéger l’ environnement…
    Je suis péagois est je suis fier qu’un site comme Siper s’implante chez nous. Cette technologie est l’avenir. Comme l’ a dit une personne présente à la réunion de mardi : « En Suisse ces installations sont implantés en plein centre ville ».
    Les gens ont peur de ce qui est nouveau, mais les stations essences (d’ailleurs présentes dans la zone industrielle de bourg de péage) ne sont elles pas risque de danger? Les usines classées Seveso de Romans ne sont elles pas risque de très gros danger?

    bardousien

    5 octobre 2011 at 14 h 59 mi

  2. En plein centre ville, peut-être (bien que pour ma part, je n’ai pas retrouvé l’information en ligne), mais de quelles formes d’unités parle-t-on ? Si l’on en croit cet article de 2010, on ne parle que de 20 sites industriels (le reste concerne des sites agricoles avec une production souvent plus petite), ou des stations d’épurations. Voir également le site suisse spécialisé sur la question ou cette fiche qui dit que ce n’est pas si simple.

    leromanais

    5 octobre 2011 at 16 h 37 mi

  3. Si nos voisins Suisse sont capables de mettre des petites unités en centre ville, ne pouvons nous pas mettre des usines plus grosses en zone industrielle? C’est tous de même le but de ces emplacements.

    bardousien

    5 octobre 2011 at 17 h 16 mi

  4. @Bardousien. Tout à fait. Surtout que nos zones industrielles savent accueillir des installations plus dangereuses, les Romanais le savent bien ;-).

    leromanais

    5 octobre 2011 at 17 h 26 mi

  5. Je suis contre le site d’implantation j’habite à moins de 500 mètres. je pense que personne ne serait d’accord pour accueillir ce type d’usine à coté de chez soi!!

    flo

    5 octobre 2011 at 17 h 53 mi

    • @Flo : je le comprends tout à fait. Comme je l’ai dit, je trouve que rien n’est prévu pour dédommager les gens qui vont devoir vivre à proximité de ce complexe qui va s’imposer à eux, sans qu’ils aient le moindre recours, sans même qu’il y ait eut de discussion de concertation sur le lieu précis d’implantation – qui n’est lié finalement qu’à la propriété d’un terrain.

      leromanais

      5 octobre 2011 at 20 h 40 mi

  6. Bonjour,

    quel bel effort d’analyse et quelle promptitude ! dommage qu’il y ait tant de parti pris.

    J’étais également présent à cette réunion et je n’ai pas du tout vu cela. Même si certains de vos écrits sonnent justes ( avantages non mis en avant, l’acharnement de Courbis, lieu d’implantation, impacts réels du danger,…)

    Quel niveau de connaissance avez vous sur le sujet pour avoir un avis si tranché ? avez vous vous même pris le soin de visiter des installations ou vous faites-vous juste le relais d’une presse désinformée ? (paragraphe sur procédé instable)

    Comment pouvez vous dénigrer ceux qui ont eu le courage non seulement de construire une unité mais en plus de témoigner de leur expérience ?

    C’est de la pure méconnaissance de juger un process sur sa seule taille. Les fameuses nuisances olfactives, sonores,…. n’attendraient pas la taille pour se manifester, si tant est qu’elles le fassent !! La recette, la fermentation, l’introduction, le digestat, la cogénération, le réseau de chaleur, autant de points communs entre un ‘petit’ projet genre mobylette et SIPER genre une Ferrari dixit Vallon.

    D’ailleurs, dénigrer est finalement le mot qui me semble le plus juste au vu de certaines réactions , j’imagine que vous dénigrez également les éoliennes, le nucléaire, les UIOM et que vous êtes un partisan du greenwashing genre photovoltaïque. L’avenir sera probablement de tendre vers un mix énergétique cohérent comprenant des cogénérations utilisant de la biomasse toujours plus efficaces que les moyens de production décentralises au fuel. Vous ne pensez pas ?

    Pourquoi ne pas mettre en avant la vertu par excellence de la méthanisation, les circuits courts pour le traitement de la matière organique ??? cela parait mieux que l’incinération non ? (notamment grace à la valeur fertilisante du digestat)

    Heureusement que vous avez eu la bonne idée d’élargir le débat à la fin de votre article.

    Chavanel

    5 octobre 2011 at 18 h 08 mi

  7. @Chavanel : parti pris de quoi ? Vous n’en auriez pas, vous peut-être ? 😉 Vous les avez entendu hier soir les avantages de la méthanisation ? Moi, pas beaucoup, et je le regrette. Après avoir écouté les arguments des deux camps, comme je l’ai dit, je pense que le projet est intéressant écologiquement parlant… – alors que je n’en étais pas convaincu avant. Mais qu’il ne répond pas à deux questions fortes : l’implantation et les odeurs. Je ne dénigre personne, il me semble. Les témoignages de deux exploitants étaient intéressants, mais pas nécessairement adaptés, car leurs expériences ne portaient pas sur le même type de projet. Les deux expériences en question sont des unités de méthanisation agricoles, pas industrielles, et c’est assez différent. Encore une fois, sur les odeurs, je ne sais rien, hormis que les odeurs en milieu agricoles n’ont pas la même incidence qu’en milieu urbain : aller faire un tour vers un élevage de volaille pour comprendre que vous ne voudriez pas vivre à côté.

    Je rends compte des propos et je souligne à la fin ce qui me parait être les points faibles. Quant à dénigrer, vous faites exactement la même chose ;-). Exposez donc votre avis, si vous en avez un documenté et tranché. Pour ma part, je n’ai pas d’avis tranché. J’ai écouté. Je me suis documenté (comme le montrent les liens sur les articles que j’ai commis). Et je ne me fais le relais de rien d’autre que ce que j’en ai compris. Au final, je me suis fais un avis. Je pense que c’est un projet plutôt intéressant, mais il manque quelques réponses claires qui n’ont pas été apportées par la réunion d’hier et qui, j’en suis sûr, laisse des gens désappointés, mis devant le fait accompli, comme Flo.

    Hubert Guillaud

    5 octobre 2011 at 20 h 24 mi

  8. Je suis Nico de Châteauneuf-sur-Isère (et pas de Chatuzange le Goubet, et qui ne se moque pas des riverains du SIPER)

    Ce projet concerne également les châteauneuvois qui peuvent se trouver à proximité du SIPER ( je ne suis pas très loin) ou des champs d’épandage (je suis à 50m)
    Je ne pensais pas me moquer des riverains dans mon billet… c’était seulement une invitation à assister à la réunion publique.

    Je ne voudrais pas avoir d’usine de méthanisation, d’usines SEVOSO, ou tout autre usine à coté de chez moi.
    Je réhabilite une maison de famille, maison dans un quartier agricole :
    – Ce quartier a été complètement gelé dans le PLU à cause du pseudo-projet du CSOR (contournement sud ouest du Romans).
    – Je ne suis pas très loin de la voie TER, qui sera électrifiée, où le trafic va doubler, et sur laquelle va bientôt passer du FRET et le TGV (rénovation du sillon alpin sud)
    – Une zone d’activité (Porte du Vercors) s’est créée pas trop loin. Zone gérée par RBE (Romans Bourg de Péage expansion).
    Mais dans un quartier agricole, je m’attendais plus à avoir des pbs avec les tracteurs le dimanche et les coqs le matin.
    Ma motivation est la valorisation (non financière) d’une maison familiale, et de rester à proximité de mon travail… Croire que je n’aurai pas de nuisance à court terme me paraît utopique. Il faut aller habiter à Combovin pour être tranquille.

    Les riverains industriels trouvent le SIPER intéressant mais ils ne le veulent pas à coté de chez eux. La conclusion de chaque slide était « le site d’implantation n’est pas approprié »… Est il possible de trouver un site d’implantation approprié ? Rovaltain, à coté de Markal et des bâtiments HQE dans lesquels il n’est pas possible d’ouvrir les fenêtres ?

    J’ai trouvé courageux l’exercice de Bertrand Jamonet hier.
    Mais les opposants ne se sont ils pas trompés de cible ?

    Je trouve également que les éléments des enquête publiques devraient être disponibles sur le net. Il est difficile de pouvoir consulter ces éléments en mairie (horaires, accès aux salles pour consulter,courte durée).
    Les élus se rassurent avec ces enquêtes, qui arrivent souvent un peu tard, et qui remontent souvent des pages blanches…

    D’ailleurs, ils étaient où hier les élus ? Ceux qui ont approuvé le permis de construire ? Et RBE qui gère les zones d’activité et l’économie locale?
    J’ai vu la Maire de Bourg de Péage au premier rang. Il ne me semble pas l’avoir entendue.

    Pour la comcom, nous avons compris qu’elle avait besoin d’eau chaude.

    Les Verts n’ont pas compris pourquoi il fallait autant d’énergie pour chauffer le centre aquatique ; pour y mettre des crocodiles peut-être? Ils insistent également sur le fait qu’il ne faut pas réchauffer l’Isère

    Le Conseil Général soutient le projet et fournit 100 000 €. pas entendu

    L’aménagement du territoire se limite t’ il à la réalisation de centres aquatiques et de parc de loisirs?

    Nicolas

    5 octobre 2011 at 22 h 15 mi

  9. @Nico : désolé pour la double erreur. L’intitulé de votre billet laissait à penser que vous n’étiez pas très favorable aux Nimby qui rejettent bien souvent les projets du fait de leurs intérêts personnels, alors que vous sembliez plutôt intéressé par le projet, malgré ses effets immédiats sur les champs agricoles qui vous entourent.

    Assez d’accord avec vous sur les limites de l’aménagement du territoire dans ce projet (comme dans d’autres : pour ma part, j’ai fourbi des critiques sur l’emplacement du centre aquatique). Le site d’implantation de Siper n’a visiblement pas été discuté précisément. Le porteur de projet a acheté son terrain et a proposé que le projet se fasse là. Personne ne l’a visiblement discuté ou fait d’autres propositions. C’est ce qui m’a semblé le plus étonnant hier soir. A se demander, comme vous le dites, ce que nos élus « aménagent »…

    leromanais

    5 octobre 2011 at 22 h 36 mi

  10. Bonjour,

    Y a-t-il une association de défense?
    Cela m’intéresse car je préside une association (ADPN) qui se bat contre le lieu d’implantation envisagé pour une usine de biométhanisation à Boulay en Moselle ( à 25 km de Metz).
    Pour information : http://www.adpn-asso.org
    Je suis en contact avec une dizaine d’associations en France qui ont ce même combat.
    Vos avis m’intéressent!
    D’avance merci
    JMMathé (président de l’ADPN)

    jmmathé

    6 octobre 2011 at 10 h 15 mi

  11. Bonjour à tous et merci de continuer le débat sur internet. Je trouve ça interessant, même si beaucoup de points ont étés abordés lors de la réunion publique, il est vrai que c’est difficile d’aborder tous les points travaillés depuis 4 ans en 2h30.
    C’est la raison pour laquelle je souhaite m’introduire dans votre discussion, et vous rappeler que si vous avez des questions, il ne faut pas hésiter à m’en poser. Il faudra simplement être un peu indulgent sur mon temps de réponse, car vous imaginez bien que dans la période actuel, j’ai beaucoup de choses à faire.

    Notamment (parmi le choses à faire en urgence) l’organisation du bus pour une visite de site. Nous avons visité des dizaines de sites partout en europe et il faut trouver le modèle qui correspondra le mieux à SIPER.
    Mais dès que j’ai le site et la date, je vous tiens informé.

    Je vais me permettre de faire un commentaire sur l’article ci-dessus. Je l’ai lu hier (c’est à dire à chaud) et pour ma part, en temps que porteur de projet, il reflète le déroulement de la réunion. Il y a quelques imprecisions, quelques coquilles, mais il y a eu beaucoup d’informations en peu de temps, et il est peut être difficile de tout noter si rapidement.
    Je prendrai le temps de le relire et je vous ferais part des modifications à apporter.

    Je vais donc rester sur des questions qui sont soulevées.
    – La première est que les avantages de la méthanisation n’ont pas été mis en avant lors de la réunion. C’était volontaire, puisqu’on ma reproché (lors de la dernière réunion publique ou de la communication) de mettre en avant que les points positifs de la méthanisation. Or ce n’était déjà pas vrai puisque j’avais fait quasiment la même présentation que mardi avec une mise en avant sur un slide des incidents survenus en méthanisation.
    Je ne voulais pas qu’on me dise que je ne suis pas impartial. (A la rigueur d’après ce que vous me dites, je n’ai pas été impartial, mais pas dans le bon sens ?!)
    Néanmoins, du fait que dans le dossier nous avons levé les points sensibles, je ne peux que voir des avantages dont je peux aisément vous citer ici (traitement de la matière local, production d’energie renouvelable, électricité, chaleur et un digestat de qualité pour nous agriculture et autres agriculteurs du plan d’épandage.

    Le second point sur lequel je souhaite apporter une précision est sur son positionnement. Je l’ai dis, je le répète, cette installation est une installation industrielle (avec la réglementation qui correspond), elle n’a pas sa place ailleurs que dans une zone industrielle. De plus il faut être au plus près des usagers de chaleur, c’est à dire industriels de la zone et du centre aquatique.

    Pour ce qui est des risques, je pense que le sujet a également été clair, le 0 risque n’existe pas quoi que nous fassions. Mais la DREAL a été plus que clair avec nous (aucun impact envers le voisinage), c’est la raison pour laquelle j’ai demandé à l’opposition de lire l’erratum puisque le dossier a évolué et que je peux affirmer qu’il n’y a pas de risques d’explosion pour les riverains ou industriels de proximité.

    Puisque je suis en train de parler du dossier, cela me permet de rebondir sur le dossier de demande d’autorisation sur internet ? De source préfectorale, une loi devrait bientôt passée pour que ce genre de demande aboutisse. D’ici combien de temps ? j’en ai aucune idée mais sachez que ça devrait arriver.
    En ce qui concerne SIPER, je tiens à préciser que je ne suis pas contre donner le dossier (pour rappel sur votre article DE LA METHANISATION, je vous ai proposé ceci : « si vous venez nous voir, et c’est avec grand plaisir que nous vous recevrons, je vous la donnerai en main propre. » je ne vous jète pas la pierre, je pense que vous aussi vous avez beaucoup de travail, mais sachez que cette proposition tien encore). Concrètement je peux faire ce que je veux du dossier, le donner ou pas à qui je veux mais par contre le divulger publiquement sur internet, ce n’est pas de mon ressort pendant l’enquête publique.

    Je reviens 2 secondes sur les risques lié à la méthanisation, je vais vous donner une comparaison que j’ai oublié de parler mardi soir. (Je voulais le dire au moment où je faisait la présentation de la composition du biogaz dans les digesteurs). C’est un point technique interessant, dans les digesteurs, le ciel gazeux à une pression de 3 millibars, à 4 millibars, les éléments de sécurité se déclenchent. Ca revient donc à dire qu’il n’y a qu’une très faible pression dans les cuves.
    Nous comprimons ce gaz avant introduction dans la cogénération à 90 millibars.
    Le réseau de gaz naturel qui passe en zone d’activité est à 4 Bars. C’est à dire 1000 fois plus important que la sécurité de nos digesteurs.
    Les digesteurs peuvent retenir jusqu’à 10 Bars avant que les bâches ne cedent. (Test réalisé sur les membranes mais en réalité impossible puisque les sécurités se déclenchent bien avant, nous arrêtons l’introduction de matière, l’agitation, le chauffage des cuves et la pression retombe d’elle même).

    De plus puisque nous avons la chance d’avoir un chateaunevois parmi nous, les canalisations de gaz (pipeline) qui relient Marseille à Fézin passent à proximité de chateauneuf (peut être même sur la commune). (pression d’un pipeline –> jusqu’à 100 bars).
    Tout ça pour vous dire que le risque de notre installation est minime, mesuré, quantifié, appréhendé et contrôlé.

    J’ai presque fini ce que je voulais dire, mais un dernier point tout de même concerne le nombre d’employés sur site. Nous avons dit qu’il y aura 2 personnes.
    Nous sommes tellement dans le dossier qu’on oubli même de dire l’essentiel et qu’on oubli même de se compter. Il semble quand même logique qu’en tant que porteur de projet et actionnaire SIPER, nous soyons également sur site SANS ETRE PILOTE PAR L’ALLEMAGNE. (cette phrase me fait bondir, c’est pour ça que je la mets en majuscule ;-), c’est une grossière erreur et technique de peur sur la population établie par nos opposants.

    Bref, j’espère avoir apporté ma contribution au débat en essayant au mieux d’éclaircir certains points.
    Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à écrire ou m’appeler.

    Je trouve ça agréable de voir que l’on peut échanger sur le sujet, sans avoir un brouaha permanent. Je pense qu’on a le droit d’être en désaccord sur un sujet, mais je pense aussi que nous pouvons s’expliquer dans le calme et librement comme sur ce site.

    Je vous souhaite à tous une très bonne journée.

    Bertrand JAMONET.

    Ah oui au fait M. GUILLAUD, je pense que ça ne vous ferez pas spécialement plaisir si pour vous citer j’employé uniquement votre nom de famille. (Si ça ne vous dérange pas, en tout cas, vis à vis de ma famille, mes proches et moi-même, ça me gène, juste un b, devant le nom serait déjà mieux). A bon entendeur…

    Bien cordialement

    Bertrand JAMONET

    6 octobre 2011 at 15 h 33 mi

  12. @Bertrand. Oui, on a bien compris que cette installation était industrielle et devait s’implanter en zone industrielle. Pour autant, la zone industrielle de Bourg-de-Péage n’est pas limitée à votre seul terrain. Sans compter qu’il y a d’autres zones industrielle dans les environs. Le reproche n’est pas pour vous, il est bien ici pour les élus semble-t-il : une zone industrielle, c’est aussi un espace qui se conçoit dans sa globalité. Ici, ça n’a pas l’air d’être vraiment le cas.

    Pour le dossier, pour ma part, ça ne me gène pas de le libérer sur l’internet. 😉

    leromanais

    6 octobre 2011 at 16 h 30 mi

  13. Monsieur Jamonet,
    Avez vous prévu des dédommagements pour la dévalorisation financière des habitations alentours qui auront pour vision deux cuves de 12 m de haut si tant est que les nuisances olfactives et sonores sont comme vous le dites réduites!
    Qui peut me dire que mon assurance habitation ne va pas augmenté grâce à vous?
    Cordialement

    flo

    6 octobre 2011 at 16 h 38 mi

  14. @ leromanais : en effet, il y a d’autres zones industrielles dans les environs, mais comme je l’ai expliqué, il faut une valorisation de la chaleur. Pour que cette valorisation ait lieu, il faut être à proximité des utilisateurs de chaleur. Une zone est bien un espace qui se conçoit dans sa globalité et je suis déçu de voir la diabolisation faite autour du projet vis à vis de la zone. Mon point de vue par rapport à ce réseau de chaleur est que ce sera un réseau 100% energie renouvelable. Remarquable en France et surtout ça deviendra une « Eco-zone » avec une attractivité pour de nombreux industriels (en besoin de chaleur) sensible au energies renouvelable. Ce n’est pas simplement mon avis, c’est surtout un constat qui est fait sur des réseaux de chaleur energie renouvelable en France et à l’étranger (pour les réseaux issu de la méthanisation).
    @ Flo : Ne prenez surtout pas mal ce que je vais vous dire, mais je vous conseil de vous renseigner avant d’affirmer des choses aussi fausse. Les deux cuves ne vont pas faire 12 m (je l’ai expliqué en réunion), elle font 6 metres. C’est le bâtiment qui fera 12m, un bâtiment industriel (tout ce qui a de plus classique) qui tient compte de l’environnement voisin avec une sensibilisation sur l’impact visuel (demande de la Mairie, Oui le romanais, les élus ont acceptés le permis de construire en zone, tout en faisant attention à l’environnement voisin). De plus concernant ces fameuses cuves, si vous lisez l’étude hydrogéologique, vous verrez qu’il va falloir décaisser de la terre où devront être implanté les cuves. C’est à dire qu’elle seront environ à -3m du niveau 0 du terrain.
    Qui peut vous dire concernant votre assurance habitation ? votre assureur, je pense. Sachant que notre installation est une installation classée pour la protection de l’environnement… et non pas SEVESO ou nucléaire et que la réglementation pour la méthanisation impose qu’il n’y ait pas d’habitation à moins de 50 mètres. Personnellement j’habite à 100m d’une installation classée pour la protection de l’environnement, l’assurance ne m’en a pas parlé et surtout, les anciens habitants n’ont pas eu de surprime du fait de cette installation.

    Bien cordialement

    Bertrand JAMONET

    6 octobre 2011 at 17 h 06 mi

    • qu’importe monsieur Jamonet que ce soit une cuves deux cuves ou un bâtiment de 12 mètres c’est quand même l’équivalent d’un immeuble (le plus beau soit-il) de 4 étage sous les yeux des habitants voisins.

      MammyNa 26

      6 octobre 2011 at 17 h 36 mi

  15. Le commissaire enquêteur a rendu le 15 novembre un avis favorable : le rapport et ses conclusions sont disponibles sur le site de la Préfecture. Le Préfet a trois mois pour statuer, peu de perspectives qu’il aille à l’encontre des recommandations du commissaire enquêteur…

    Hubert Guillaud

    23 novembre 2011 at 17 h 17 mi

  16. Bonsoir,
    J’ai la malchance d’habiter à moins de 500m d’une unité de méthanisation qui vient d’être mise en fonctionnement en aout dernier. ( en normandie )
    Je vous assure que les nuisances ne sont pas une vue de l’esprit.
    Odeurs insupportables intermittentes, traffic routier ininterrompu détruisants les chaussées, épandages nauséabonds de digestats liquides jusqu’à plus soif des champs environnants, sans oublier les joies d’avoir ce type de batiments qui obture l’horizon.
    J’espère pour vous qu’il n’en sera pas de même dans votre région.

    DUPONCEL

    4 janvier 2013 at 19 h 44 mi

    • Bonjour Duponcel,

      Je préside l’ADPN (www.adpn-asso.org) qui se bat contre un projet d’usine de biométhanisation. Votre « expérience » de riverains m’intérsessent .POurriez-vous me donner de plus amples détails sur votre « nouvelle » vie de riverain (héla?)
      D’avance merci
      Cordialement

      @+
      JMMathé

      jean-marie mathé

      5 janvier 2013 at 8 h 31 mi

  17. Bonjour à tous,
    Je suis le président de l’association de défense du Pays de Nied (ADPN) qui se bat contre le projet d’implantation d’une usine de biométhanisation à Boulay (à 25 km de Metz).
    Des projets d’unités collectives de méthanisation comme celui de Boulay se multiplient en France selon un schéma identique : l’absence totale d’information. Des dizaines d’associations ayant le même combat ont vu le jour (voir : http://www.adpn-asso.org/index.php?cat=desassociationsquisebattent) : un collectif serait utile.
    J’aimerais entrer en contact avec toutes ces associations, ne serait-ce que pour échanger et comparer..
    D’avance merci
    Cordialement
    @+
    JMMathé

    jean-marie mathé

    5 janvier 2013 at 12 h 49 mi


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