LeRomanais

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De la méthanisation

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La ville de Bourg-de-Péage vient d’ouvrir une enquête publique liée à l’installation prochaine d’une unité de méthanisation dans la zone artisanale de Bourg-de-Péage : le projet siper.

Le principe de fonctionnement de cette usine est assez simple : utiliser les sous-produits de l’agriculture et des industries agro-alimentaires locales pour produire du biogaz, d’où est issu le méthane, capable de produire de l’électricité et de la chaleur qui sera revendue par l’usine (notamment à la ville pour chauffer la future piscine). Les sous-produits seront utilisés pour créer des fertilisants, substituts aux engrais chimiques. Voilà qui à l’air parfait, comme nous l’expliquent les éléments laudateurs qu’on trouve sur l’internet sur ce projet « innovant » et « novateur »… Reste que ce n’est pas si simple. D’abord parce que cela ne marche pas si bien. L’usine AMETYST de Montpellier, la plus grande usine méthanisation française, ne produit toujours pas d’électricité ni de fertilisants, plus de 2 ans après son ouverture. Il faut dire que cette usine, qui devait être le fleuron du groupe Vinci, a plutôt été depuis son lancement un ratage intégral.

Le contre exemple montpelliérain
L’usine AMETYST qui devait être capable de traiter 230 000 tonnes de déchets par an, <a href="« >n’est visiblement toujours pas capable d’en traiter la moitié. Construite trop près d’habitations, elle a surtout réussit à cristalliser la colère des riverains, qui ont monté une association de défense soutenue par un candidat écologiste local, et même des employés. Elle a déchainé contre elle la presse locale et nationale (vidéo).

Tant et si bien qu’on a parlé de ses dysfonctionnements et nuisances jusqu’à l’Assemblée nationale. Odeurs pestilentielles, pullulation de mouches agressives, de rats, réponse par des traitements insecticides très nombreux, pathologies ORL apparues chez les enfants… Rien de moins ! Son incendie en septembre 2010 a conduit l’usine dans une bataille judiciaire de plusieurs mois pour savoir qui allait payer (vidéo). A ce jour, j’ai du mal à vous dire si le fonctionnement a repris…

Le projet péageois
A Bourg-de-Péage, l’unité dont il est question est assez petite. Avec 42 000 tonnes de sous-produits entrants par an, on est loin de l’usine Ametyst construite à Montpellier, capable d’en traiter 230 000 – même si, encore une fois, pour l’instant elle est loin de les traiter. Alors que l’usine de Montpellier a coûté 80 millions d’euros, celle de Bourg-de-Péage devrait en coûter 7, ce qui serait presque étonnant d’ailleurs, car le rapport du coût au volume traité paraît d’un coup bien élevé à Bourg-de-Péage : 0,002 la tonne à Montpellier contre 0,006 la tonne à BDP. On pourrait même se demander si le coût a été bien évalué ou si c’est l’usine de Montpellier qui a été un gouffre financier.

Montpellier n’est pas Bourg-de-Péage. L’implantation prévue est assez éloignée des habitations. Le volume de traitement est différent. Est-ce qu’elle sera capable de produire de l’électricité pour chauffer le centre nautique à l’hiver 2012 ? Si on en croit l’expérience montpelliéraine, rien n’est moins sûr, mais souhaitons à son exploitant que ce soit le cas. A défaut de chaleur, siper risque surtout de porter une mauvaise effluve jusqu’au centre nautique, ce qui participera peut-être un peu plus de son échec annoncé.

Que pouvons-nous demander en tant que citoyens ?

  • Que soit dès à présent envisagé un mode d’assurance pour la compensation des riverains en cas de nuisance.
  • En savoir un peu plus sur le réseau de chaleur public envisagé : à-t-il pour vocation de n’alimenter que la piscine ? Que des sites publics ? Savoir à combien la communauté d’agglomération va acheter l’électricité produite, en quel volume, de quelle durée est le contrat de délégation et de quelle nature.
  • Organiser une visite citoyenne d’une usine équivalente existante pour que des citoyens et la presse puissent rendre compte de ce que c’est, de ce que cela produit, de l’odeur, qu’ils puissent rencontrer des riverains dudit projet afin de constater les inconvénients éventuels et qu’on leur explique ce qu’elle produit. Et cela pourrait tout à fait entrer dans le cadre des 1 % du budget dédié à la participation comme le défend Daniel Breuiller à Arcueil ou Geoff Mulgan en Angleterre.
  • Mais surtout qu’on établisse dès à présent une mesure de l’odeur (qui semble être la gène la plus courante). Qu’une étude de l’odeur soit commandée avant l’implantation de l’usine et qu’un suivit soit effectué avec des données accessibles à tout un chacun, en ligne, en temps réel, comme le proposent par exemple les gens d’OdoTech qui ont mis en place ce type de mesure pour une usine de méthanisation en Norvège par exemple. On pourrait même imaginer leur faire faire une simulation sur la portée des odeurs à partir d’études sur le vent et sur la portée depuis des usines similaires qu’ils ont pu avoir à traiter.
  • Qu’en cas d’utilisation de pesticides, la population soit mise au courant : des volumes, des pesticides utilisés, des fréquences…
  • Que le dossier de l’enquête publique soit accessible en ligne. 😉

Vous avez peut-être d’autres idées ! Allez donc rencontrer l’enquêteur public en mairie !

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Written by leromanais

1 septembre 2011 à 18 h 23 mi

Publié dans Environnement

19 Réponses

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  1. Bonjour,

    Je viens de lire avec intérêt votre article sur le projet de méthanisation.

    En effet, vous avez raison de préciser que ce n’est pas l’usine de MONTPELLIER (ce qui explique la différence d’investissement), traitement d’ordure ménagère à MONTPELLIER et traitement de sous produit agro industriel et agricole ici.

    Cette installation (à Bourg de Péage) est différente de ce désastre de MONTPELLIER.

    C’est pourquoi, afin d’étoffer votre article, comprendre le fonctionnement de l’installation et surtout rectifier quelques incohérences présente dans votre article (l’électricité ne sera pas vendu à la communauté d’agglomération, mais à EDF, c’est la chaleur qui sera vendue au Syndicat des Energies de la Drôme pour alimenter le centre aquatique), je vous invite à suivre ce lien http://www.siper.fr et surtout à prendre contact avec nous (porteur de projet). Le N° de téléphone est sur le site.

    Je reste à votre disposition et espère vous rencontrer sous peu discuter du projet et répondre à vos craintes ou interrogations.

    Bertrand

    7 septembre 2011 at 16 h 18 mi

  2. Merci de votre venu jusqu’ici. J’aimerais bien que vous nous expliquiez effectivement la différence entre le réseau de chaleur et le réseau électrique, car effectivement, je ne l’ai pas compris et je crois bien, à lire la prose municipale, que je ne suis pas le seul 😉

    Mais je crois surtout que c’est sur la crainte des odeurs et des nuisances associées qu’il va vous falloir faire preuve de pédagogie mais aussi et surtout de transparence ! S’engager par un processus de mesure d’odeur ouvert, en serait une belle démonstration.

    Hubert Guillaud

    7 septembre 2011 at 17 h 23 mi

  3. Bonjour,

    Je ne reviens donc pas sur le principe de production du Biogaz puisqu’il est plutôt clairement expliqué dans votre article.
    Le biogaz une fois produit, passe dans un module de cogénération qui produit à la fois de l’électricité mais également de la chaleur.
    La totalité de l’électricité sera vendu à EDF. (Soumis à un contrat d’obligation d’achat réglementé par l’état Français (Arrêté du 19 Mai 2011) pour une durée de 15 ans. Du même type que pour le photovoltaïque)
    D’un autre côté la chaleur produite aura une double utilisation. Tout d’abord l’autoconsommation.
    Et la deuxième utilisation est le chauffage de certains industriels de la zone d’activité et le centre aquatique via un réseau de chaleur.
    D’abord un petit point sur le réseau de chaleur et j’expliquerai ensuite qui porte le projet réseau de chaleur.
    Un réseau de chaleur sont des tuyaux enterrés qui véhicule de l’eau chaude à 95°C. Chaque utilisateur potentiel de cette chaleur pourra donc installer une sous station dans ses locaux en remplacement de chaudière gaz naturel ou fioul.
    Enfin pour conclure sur ce premier point le réseau de chaleur est porté par le Syndicat des Energies de la Drôme. Cela signifie donc que la chaleur produite par la méthanisation est fourni au SDED, et c’est le SDED qui s’occupe de la fourniture de chaleur aux industriels et au centre aquatique.

    Enfin en ce qui concerne les craintes que vous pouvez avoir, de part l’aspect nouveau en France de ce type de process, nous comprenons.
    Néanmoins sachez que ce type d’installation est TRES TRES réglementée par la DREAL (ancienne DRIRE – Direction de l’état Français) et que cette dernière à donnée sa validation pour qu’il y ait une enquête publique.
    De plus nous vous remercions pour votre recommandation concernant le système ODOTECH, mais nous n’avons pas attendu ceci pour prendre des précautions. Une étude olfactive a été réalisée (avant implantation) et d’autres seront également réalisées suite à la mise en service de l’installation. Mais le défaut ce système, c’est que ce n’est qu’une constatation des emissions d’odeur. Nous avons de notre côté opté pour des solutions qui évite les emissions d’odeur (Référence au dossier d’installation classé pour la protection de l’environnement).

    En tout cas et pour conclure nous apprécions votre ouverture et vos propositions et je me permet de relancer l’invitation d’une rencontre, je pense que ça sera plus simple de se parler de vive voix et surtout nous perdrons moins de temps à répondre par mail, si vous n’y voyez pas d’inconvénients.

    Bertrand

    8 septembre 2011 at 9 h 55 mi

  4. on va tous crever avec ce système de méthanisation à Montpellier qui n’est pas au point.

    agnesb

    9 septembre 2011 at 10 h 12 mi

  5. on va tous crever avec ce système de méthanisation à Montpellier qui n’est pas au point.

  6. Merci Bertrand de toutes ces précisions. Ca fait plaisir de vous voir engager dans le dialogue. Si vous pouviez publier l’étude olfactive réalisée sur votre site, ce serait très intéressant.

    Vous devriez également y ouvrir une page pour indiquer pour indiquer les mesures que vous avez prévu pour limiter les émissions d’odeur.

    Et le réseau de chaleur est construit par qui ? Par vous ? Quelle est la durée de la cession ?

    Bon, j’ai bien noté l’invitation en tout cas. Dès que mon agenda de rentrée se calme, je viens vous voir !

    Hubert Guillaud

    9 septembre 2011 at 13 h 19 mi

  7. Bonjour,
    merci d’avoir noté que nous sommes ouvert au dialogue, car en effet nous n’avons rien à cacher et pouvons nous permettre d’être transparant quand à la gestion du site et son exploitation.

    Concernant donc l’étude olfactive, elle est présente et consultable (ainsi que tout le dossier d’installation classée pour la protection de l’environnement) en mairie de Bourg de Péage ou dans les mairies concernées par l’enquête.
    Mais si vous venez nous voir, et c’est avec grand plaisir que nous vous recevrons, je vous la donnerai en main propre.

    Pour le réseau de chaleur, afin de bien comprendre le schéma, il faut comprendre les limites de prestations de chacun. Nous serons FOURNISSEUR de chaleur, le SDED sera DISTRIBUTEUR de chaleur. C’est donc le SDED qui construira ce réseau et contractualisera avec les utilisateurs de la zone. Concernant la durée, ne m’en voulez pas si je vous donne pas une réponse ferme sur ce sujet, mais je ne souhaite pas donner la durée exacte avant que tout soit définitivement contractualisé.
    Néanmoins, le souhait est de contractualiser sur la même durée que le contrat d’obligation d’achat d’électricité, c’est à dire 15 ans.

    Je vous souhaite une bonne continuation et à très bientôt j’espère.

    Bertrand

    9 septembre 2011 at 13 h 48 mi

  8. Mais pourquoi ces documents publics ne sont pas accessibles en ligne ? Du moment qu’ils sont publics ! Laissez les lire au plus grand nombre ! C’est vous qui avez tout à y gagner !

    Je ne cesse de le répéter à nos pauvres élus…

    Hubert Guillaud

    9 septembre 2011 at 18 h 05 mi

  9. Malheureusement je pense que les élus n’y peuvent rien, c’est l’administration Française qui est ainsi. Je suis certain qu’un jour ça arrivera mais il faut du temps.

    En ce qui nous concerne, je vous le répète nous suivons la réglementation en vigeur. La réglementation rend publique les documents en mairie mais pas sur internet.

    Néanmoins, vous pourrez toujours voir sur internet le résumé non technique sur le site de la préfecture de la DROME.

    Passez un bon week end

    Bertrand

    9 septembre 2011 at 18 h 58 mi

  10. C’est à croire que dans ce pays, tant qu’il n’y a pas de loi, il n’y a aucune initiative qui se prend…

    Hubert Guillaud

    9 septembre 2011 at 20 h 18 mi

  11. Une pétition tourne en ce moment même après que les personnes travaillant juste à côté de cette usine aient compris qu’elles seraient en danger permanent puisque la construction de cette usine se fera à moins de cent mètres de la zone industrielle de Bourg-de-Péage. On a privilégié la « personne de loisir » c’est à dire les baigneurs aux salariés de la zone, il faut croire que dans l’optique financière (le centre nautique sera un gouffre on le sait déjà) les salariés comptent moins que ceux qui vont rapporter quelques euros. Sauf que ceux-ci ainsi que leurs employeurs sont en train de se mobiliser contre le projet. Ce que je trouve scandaleux c’est que l’on n’a démontré à la population locale (et aux premières loges!) que les seuls avantages de cette usine (et encore les informations filtrent mal (à dessein?) en passant sous silence toutes les nuisances (et je trouve le mot faible quand il faudra vivre H 24 dans des odeurs pestilentielles de lisier de porc, petit lait, fruits pourris et autres joyeusetés les cuves n’étant couverte que de simples bâches) Les traitements insecticides ont causés de nombreuses pathologies dermiques et respiratoires là où ils ont été utilisés pour réduire les odeurs.Est-ce que nous voulons le même sort à Bourg-de-Péage??

    Christine Vicat

    15 septembre 2011 at 10 h 14 mi

  12. Bonjour Madame,

    Je me permet de vous répondre, non pas pour contredire votre avis (car vous avez votre avis sur le centre aquatique et je n’ai pas à m’en mêler), mais simplement pour completer que vous émettez dans votre commentaire et apporter des éclaircissement.

    Concernant l’emplacement de l’installation, vous pouvez trouver ça proche ou trop proche du voisinage, mais il y a un texte de loi qui existe sur ce sujet et nous serons plus éloigné que ce que la loi autorise (validé par l’autorité compétente).
    Pour ce qui est de démontrer à la population locale « que les seuls avantages de cette usine », il y a eu une réunion publique (le 30 mars dernier) dans la zone qui mettait clairement en avant sur tableau, les avantages bien sur (parce qu’ils sont nombreux), mais également les inconvénients. De plus un passage chez chaque industriel à proximité de l’installation a été effectué afin qu’il puisse nous transmettre leurs remarques.
    Je le répète, nous n’avons rien à cacher et souhaitons être transparent, si permettre aux industriels ou riverains de s’exprimer lors de réunion publique ou privée n’est pas assez… nous restons ouvert à vos proposition.
    Enfin, je vous invite à prendre connaissance du dossier car ce ne sont justement pas de simples bâches qui couvriront les cuves.

    Je reste bien entendu à votre disposition si vous avez d’autres questions et je vous lance également la même invitation que celle de M. GUILLAUD, si vous souhaitez une rencontre.

    Ps: en effet pour la pétition nous étions au courant et sommes toujours en attente de rendez vous avec les émetteurs de cette pétition, mais sans réponse pour l’instant.

    Bertrand

    15 septembre 2011 at 13 h 47 mi

    • Monsieur, vous n’avez certainement pas votre épouse qui va devoir travailler à 50 mètres d’un nouvel AZF. C’est mon cas. Quand à être « éloigné » du voisinage je trouve que l’espace d’une petite route n’est guère suffisant pour garantir la sécurité des riverains de cette bombe potentielle, quels que soient les textes de loi!

      Il y a certes eu réunion publique mais mal informée pourquoi diable la population locale se serait-elle déplacée pour interroger sur cette usine puisqu’on ne faisait que lui en vanter les avantages (et très peu les inconvénients qui sont pourtant majeurs pour la qualité de vie des Péageois, quid des odeurs, des risques explosifs et sanitaires??) ?? J’ai moi-même était emballée par ce projet, étant très sensibilisée à l’environnement, jusqu’à ce que je comprenne de quoi il s’agissait véritablement.

      D’autre part où est le gain écologique lorsque des centaines de camions vont traverser la France entière pour amener sur le sol de notre commune des tonnes de lisier de porc? Je pense qu’il y a des moyens plus écologiques de chauffer le centre nautique, moins dangereux, et moins « parfumés ».

      Quand à s’exprimer je pense que les Péageois vont le faire, seront-ils entendus?

      Christine Vicat

      30 septembre 2011 at 11 h 37 mi

  13. D’autre part, lorsque vous affirmez avoir contacté tous les employeurs de la zone industrielle, je me permets de vous contredire: ce n’est pas le cas. Personne n’est venu dans l’entreprise qui va être la plus exposée car la plus proche de l’usine de méthanisation.

    Christine Vicat

    30 septembre 2011 at 11 h 42 mi

  14. Bonjour,

    Je vais vous répondre très clairement et point par point à vos dires.

    Je trouve ça de mon côté scandaleux que certaines personnes (pourtant intelligente, je pense) puissent comparer SIPER à AZF ou au nucléaire. A un moment donné, il faut comparer ce qui est comparable…
    Concernant les avantages, bien entendu que l’on trouve des avantages sinon ne porterons pas le projet, mais nous ne sommes pas fous non plus… et avons bien conscience de ce qui peut s’être produit en méthanisation en Europe.
    Il y a eu la présentation d’un slide nommé « préventions des incidents » qui expose clairement au yeux de tous, les problèmes survenus dans d’autres installations et quelles précautions nous avons mis en place pour les éviter. Cette présentation a été faite lors de la réunion publique. (je reviendrais sur la réunion publique du 30 mars un peu plus bas).

    Où est le gain écologique ? 8000 tonnes d’économie de CO2 (méthode de calcul ADEME). Et d’autres part, Il serait complètement aberrant de faire rouler des camions des centaines de kilomètres alors que nous avons suffisamment (et même très largement) de produit à traiter localement. Pour rappel sur le flux de camion, il y a là aussi une étude d’impact sur le flux routier réalisée dans le dossier d’installation.

    Pour le chauffage du centre aquatique, il existe d’autres solutions bien évidement, néanmoins je pense qu’il y a un oubli essentiel. La méthanisation n’est pas seulement pour chauffer le centre aquatique, sinon la encore ça serait incohérent de tirer un réseau de chaleur pour 1 utilisateur. Il y a de nombreux industriels qui seront également raccordé au réseau avec un tarif de chauffage très compétitif.
    Et le point qu’il ne faut surtout pas oublier, c’est que la chaleur, n’est qu’une petite partie de la méthanisation. C’est une installation de production d’energieS renouvelable, et la seconde energie c’est l’électricité verte.

    Pour le dernier point, voici simplement la liste des sociétés que nous avons rencontrés :
    – Serret Mécanique
    – Déménageurs Bretons
    – 4C
    – Point P
    – Chausson
    – VALLON, et puisque vous parlez certainement de cette société dans votre commentaire, je vais aller un peu plus loin, c’était le 24 Mars à 15h30 (Par respect, je ne citerais pas le nom de la personne qui nous a reçu, mais sachez que c’était une dame).
    Ces réunions avaient pour but de présenter le projet, répondre au questions et inviter les entreprises et leurs salariés à la réunion publique.
    Après ça, je ne gère pas la communication interne des entreprises.

    Enfin le dernier point, quand à l’expression des Péageois, la réunion publique de mardi est bien faite pour ça. Nous comprenons l’inquiétude autour du projet, nous seront là pour répondre aux questions se défendre également (des accusations qui nous sont proférées) et démontrer (comme 70% des français le souhaite) qu’il y a une alternative écologique au nucléaire.

    Je vous souhaite une bonne journée et peut être à mardi si vous souhaitez venir.
    Bien cordialement

    Bertrand

    30 septembre 2011 at 14 h 00 mi

    • Monsieur, vous défendez votre projet bec et ongle c’est votre droit, comme c’est mon droit de n’en pas vouloir sans qu’on mette en doute mon « intelligence ». Je ne doute pas de la votre personnellement.

      Quand à comparer AZF et Siper, ce n’est pas moins risible que de comparer Siper au nucléaire, pardon de vous le dire. Il y a certes des alternatives au nucléaire, dieu merci! Comme il y a des alternatives à la méthanisation. Et toutes plus écologiques et moins sulfureuses que Siper.

      Le risque explosif est réel, même si on nous a expliqué comme aux petits enfants, que si elle se produisait l’explosion aurait la gentillesse de se propager du « bon côté », c’est à dire loin des zones habitées. Un peu comme le nuage de Tchernobyl (puisque vous parlez du nucléaire) qui s’est si sagement borné à nos frontières. De qui se moque t’on? Nous ne sommes pas veaux à ce point n’en déplaise au général.

      Il me semble qu’un projet peut-être dit « écologique » lorsqu’il l’est effectivement de A à Z. Ce n’est pas le cas de celui-ci qui reste entaché d’un réel problème de communication. D’autant que les habitants de Bourg-de-Péage sont loin d’être les seuls concernés puisque les boues résiduelles (rien que le mot sent) seront déversées sur le sol de moult communes alentours (magie de la communauté de communes). Leurs citoyens sont-ils informés?

      Quand une trop grande partie d’une population citoyenne reste dans l’ignorance et qu’un projet qui concerne tant de personnes se bâtit sur cette même ignorance, ce n’est pas démocratique.

      Bien cordialement

      Christine Vicat

      3 octobre 2011 at 7 h 51 mi

  15. Bonjour Madame,
    Malgré le fait que nous soyons en désaccord sur ce sujet, je trouve intéressant le fait que nous puissions discuter.
    Je ne parlais pas de votre intelligence (je ne vous connais pas, et je ne m’en permettrait pas), je parlais de certains industriels de la zone, avec qui j’ai eu l’occasion de discuter. En effet il existe bien des alternatives au nucléaire, des alternatives au traitement de sous produits en produisant l’energie (donc la méthanisation) je n’en vois pas…
    La société consomme de plus en plus de produits industriels. Ces mêmes industriels produisent de plus en plus et donc font des déchets également… Et il faut bien en faire quelque chose. C’est simplement une solution alternative à des filières type enfouissement.
    « Le risque explosif est réel », il est surtout réellement quantifié et mesuré. Vous dire qu’il n’y a pas de risque d’exposition, c’est faux (et vous l’avez constaté par vous même dans l’étude de danger), vous dire qu’il n’y a pas de risque pour les riverains, pour les bâtiments car des moyens techniques (pour orienter les effets) ont étés mis en place. C’est vrai et c’est surtout contrôler par la DREAL et de multiples techniciens de l’ADEME, Région Rhône Alpes, ministère de l’agriculture, conseil général. Si à un moment, il y aurait eu le moindre problème sur ce sujet, ils n’auraient pas suivis.

    En revanche concernant la communication, devant le nombre de personnes qui contestent, je veux bien entendre un défaut de communication (même si j’ai du mal à le comprendre après les multiples articles presse, radio ou internet que nous avons fait passés). Mais au moins la réunion de demain, permettra de tout mettre à plat.
    Pour votre infos « les boues résiduels » s’appelent du digestat, c’est non pas déversées mais épandues (nous ne sommes pas de simples petits agriculteurs avec leur petits tracteurs et leurs petites remorques). Il faut sortir de ce cliché et découvrir l’agriculture sous l’aspect qu’elle est actuellement. Les citoyens des communes environnantes sont bien entendu informés, puisqu’il y a aussi enquête publique dans ces communes.

    En attendant demain, je vous souhaite une bonne journée, et j’espère pouvoir discuter de vive voix avec vous, car même si vous constatez un défaut de communication de notre part, vous pourrez au moins constater que nous ne sommes pas fermés à la discussion.

    Bien cordialement

    Bertrand

    3 octobre 2011 at 8 h 42 mi

  16. Etant un peu « de la partie » il est indispensable de préciser que:
    – la pression mises en jeu dans de telles installations de méthanisation (3mbar) est sans commune mesure avec celles par exemple d’une simple bouteille de gaz domestique (5 bar)…ce qui veut dire que la bâche qui recueille ce gaz n’eclatera jamais sous la pression de ce gaz comme un ballon de baudruche
    – que le gaz produit (biogaz) est un mélange de gaz et que la proportion de méthane n’est que de 55-60% environ le reste étant en grande partie du gaz carbonique
    – que la plupart de ces installations ne peuvent méthaniser que des déchets non dangereux et heureusement car le dossier de demande d’Autoristation d’Exploiter et déja suffisament important et complexe à traiter comme ça …à la lecture du dossier de cette installation SIPER je constate qu’il n’est fait état que de ce que je peux qualifier de sous produit agro-industriels…si ces produits deviennent dangereux après méthanisation il faut m’expliquer comment on pouvait manger ceux-ci avant qu’ils ne rentrent dans cette installation. Des déchets de brioches et de ravioles ne deviendront jamais des bombes atomiques!
    – pas de mouche puisque tout se déroule en milieu fermé (c’est le principe) et des émissions obligatoirement maitrisées (à cause d’une réglementation drastique et qui se renforce de plus en plus)

    Je voudrais parler aussi de la production conjointe d’électricité et de chaleur par cogénération …s’il est vrai que cette installation est subventionnée elle l’est pour produire ces 2 énergies d’une manière « verte » en valorisant des déchets qui ne l’étaient pas et qui parcouraient peut être de longues distances pour être éliminés et non dans le but d’enrichissement personnel du porteur de projet ou alors l’ADEME se trompe en attribuant ses €.
    que les restes de cette digestion : le digestat n’est pas un poison puant mais un fertilisant qui ne peut pour cause de réglementation recevoir le nom d’engrais en tout cas il est bien meilleurs que les tonnes d’engrais chimiques épandus à ce jour (les agriculteurs vertueux devraient se poser les bonnes questions)

    il y aurait tellement à dire sur une installation industrielle qui ne peut s’implanter par définition qu’en secteur industriel.

    Je trouve la démarche de communication de SIPER très saine.
    En tout cas, comme on a peur de ce qu’on ne connait pas j’invite tout les détracteurs et opposants à se renseigner et ne pas camper sur des convictions personnelles véhiculées par un seul canal d’information où celui qui parle le plus fort est entendu. Les interrogations sont légitimes mais posez vous les bonnes questions

    Nous avons déja beaucoup de retard sur nos voisins allemands, Hollandais belges suisses

    ThaiThai

    27 octobre 2011 at 8 h 12 mi


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