LeRomanais

Agir local, penser global. L’internet local à Romans-sur-Isère et ses environs (Drôme).

Romans en transition ?

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Si vous avez 50 minutes, prenez le temps de regarder ce reportage sur le mouvement des villes en transition en Angleterre, signalé par Michel Lepesant sur le DAR des Alters de Romans qui montre bien comment les alternatives locales, concrètes, mêmes à petites échelles… peuvent finir par créer de la cohérence et du lien social. Alors que le projet de monnaie locale (la mesure) à Romans avance, alors que les maisons de quartier (notamment Coluche) multiplient les AMAP de produits locaux… on se dit que ces initiatives mériteraient de se démultiplier, pour toucher, comme on le voit dans le reportage bien d’autres domaines, allant du partage de jardins, aux ateliers de couture et de récupération… par exemple. Et même à un vrai projet politique local vers la transition (en 12 étapes, comme il se doit).

Les villes en transition ne sont pas si nombreuses en France. Alors à quand, Romans en transition ?

En attendant, l’assemblée constitutive de l’association « Commune mesure », qui va lancer le projet de monnaie locale, se tiendra le 10 décembre à 19h30 au théâtre de la Courte échelle. Soyons nombreux.

Si on ne fait pas l’effort d’imaginer le futur, et qu’on ne s’y implique pas, on aura le monde qu’un autre aura voulu.

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Written by leromanais

28 octobre 2010 à 20 h 33 mi

6 Réponses

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  1. l’idée sur le papier est intéressante, elle vas dans le sens de mes aspirations
    mais pourrait on m’expliquer comment une monnaie local vas créer plus de pouvoir d’achat qu ‘une monnaie existante méme si je peus comprendre que l’idée de base est de moins consommer ou différement …il n’en demeure pas moins dans notre société, des charges incomprésible pour chacun?

    fournier

    29 octobre 2010 at 8 h 01 mi

  2. Ca ne créé pas plus de pouvoir d’achat en fait Alain, au-delà des remises amicales que peuvent consentir ceux à qui on achète quelque chose. Cela sert surtout à développer le circuit d’approvisionnement local. Cette monnaie n’est pas utilisable partout et donc pour la dépenser, il faut aller là où c’est possible. C’est la limite, mais c’est aussi la force. Elle sert surtout à encourager la consommation locale dans le but de recapter l’argent qui à tendance à partir ailleurs : dans les grandes surfaces, sur les sites internet nationaux, etc. Elle créé une boucle de consommation virtueuse. Le gros soucis c’est d’avoir un bon équilibre de partenaires pour faire vivre cette monnaie : c’est-à-dire qu’il y ait suffisamment d’endroit où elle soit acceptée et proposée (producteurs locaux, services publics, mais aussi certains commerces particuliers (culturel par exemple)). Elle est toujours échangeable (1 euro mis de côté pour 1 mesure éditée).

    Romans Mag faisait part ce jour d’une initiative de jardin partagé plutôt intéressante. On souhaiterait juste qu’elles soient plus nombreuses, plus systématiques… et que l’idée traverse aussi l’Isère ;-).

    Hubert Guillaud

    29 octobre 2010 at 9 h 54 mi

  3. A fontbarlette aussi on fait du jardin social, avec succès visiblement : http://www.selectionclic.com/solidarite-association-du-mois-des-jardins-en-partage-3452 et http://mat.valence.over-blog.org

    Hubert Guillaud

    2 novembre 2010 at 11 h 19 mi

  4. […] Voir aussi LeRomanais […]

  5. Très beau texte sur les objectifs de la monnaie complémentaire romanaise, « La mesure ». Le plus important ce n’est pas le projet, mais son âme : « redonner de la responsabilité aux gens », une responsabilité par seulement économique, mais également sociale et solidaire. Merci pour cet élan !

    leromanais

    16 février 2011 at 18 h 45 mi

  6. Un autre élément positif de la monnaie locale lorsque bien gérée est de permettre à l’organisme émetteur de lever des fonds pour mettre sur pied des projets. Je prend l’exemple de la monnaie locale de l’écovillage de Findhorn en Écosse. La mise en circulation de la monnaie à permis de lever des fonds de l’ordre de 20 000 livres qui ont ensuite été mis à la disposition d’entreprises d’économie sociale afin de faciliter l’accès aux fonds nécessaire à la mise sur pied de nouveaux projets ( je pense par exemple à l’achat d’éoliennes). C’est qu’en échangeant 1 livre réelle pour un eko ( la monnaie alternative de Findhorn) il y a une réserve d’argent réelle de créée.

    iseult

    7 mars 2011 at 17 h 22 mi


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