LeRomanais

Agir local, penser global. L’internet local à Romans-sur-Isère et ses environs (Drôme).

Course-poursuite à Romans : l’analyse

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Romans-sur-Isère (Drôme) fait rarement la Une des grands médias. Mais il suffit d’un dérapage ou d’un accident pour que l’information s’emballe. Blogueur et journaliste (sans voir bien la différence entre l’un et l’autre, à part que l’un ne me nourrit pas), j’ai voulu dresser, à la manière de Narvic, une petite étude empirique sur le traitement du fait divers local à l’heure d’internet.

Que s’est-il passé ?
L’accident en question est consécutif à une course-poursuite entre des voleurs de voiture et un équipe de la BAC qui dans la nuit du dimanche 28 à lundi 29 septembre se termine mal. Ilies, le conducteur de la voiture volée s’écrase contre un mur à la hauteur de l’avenue du 11 novembre et se tue. Les 4 passagers sont blessés dont un grièvement.

Rappel des faits
LUNDI 29 SEPTEMBRE
– 1h30 : une patrouille de la brigade anti-criminalité effectuant une ronde prend en chasse une voiture volée. Les véhicules roulent à grande vitesse. Au niveau du numéro 33 de l’avenue du 11 novembre, la Ford volée s’écrase contre un mur. Le conducteur, Ilies, un adolescent de 15 ans, est tué sur le coup. Les 4 autres passagers sont désincarcérés longuement, l’un d’eux est dans un état critique.
– Fin de matinée : le procureur de la république de Valence, Jean-Pierre Nahon déclare : « Aucune faute n’a été commise par les fonctionnaires. Il n’y a donc pas lieu de jeter le discrédit sur les policiers. J’ai saisi un service extérieur à la Drôme afin qu’une enquête neutre et transparente soit diligentée. » (Le Dauphiné)
– Après-midi : le maire de Romans appelle au calme : « Il y a l’émotion, il y aussi les fantasmes qui courent très vite sur la police qui aurait mis en danger ces jeunes. On sait que ce n’est pas le cas. Il y a des vérités à rétablir ». (Le Dauphiné).
– Fin de journée : un escadron de gendarmerie de la région lyonnaise, composé de 65 hommes, est dépêché à Romans.
– 17 heures, une cinquantaine de jeunes s’en prennent au commissariat de police.
– Vers 18h30, les policiers repoussent les jeunes qui se dispersent. « Mais, leur retour vers le quartier « Est » n’était pas sans incident. Une dizaine de vitrines ont été brisées… » explique le Dauphiné.
– 21h30 : Place Berlioz, deux coups de fusil de chasse sont tirés sur les forces de l’ordre.
– 23 heures : On apprend qu’un des fonctionnaire de police a été blessé par arme à feu. Jusqu’à 2 heures du matin, tirs de flash-balls et de grenades lacrymogènes répondent aux jets de pierre. Voitures et poubelles s’enflamment (4 voitures et un commerce). Plusieurs jeunes sont interpellés.

MARDI 30 SEPTEMBRE
– Début d’après-midi : marche silencieuse du lieu de l’accident au centre social.
– Rencontre des familles avec l’équipe municipale qui en ressortent furieuses : « Il voulait qu’on vous calme. Moi, je vous dis : brûlez tout », lance une jeune femme (Le Monde).
– La nuit reste calme sous très haute surveillance policière.

MERCREDI 1ER OCTOBRE
– 9h10 : Luc Bronner pour le Monde évoque les premiers doutes de la population sur le déroulement de l’accident.
– Aux alentours de 9h00 : RTL diffuse un commentaire de témoin qui met en doute la version officielle de l’accident.
– 13h : Une soeur des victimes rapporte une version similaire, toujours sur RTL.
– Fin de journée : un appel à témoin est lancé par la police (via France-Info).

Le traitement de la presse
L’information sur l’accident mortel suite à la course poursuite tombe dans les rédactions via l’AFP. Dans cette information brute, rien ne compte que la rapidité et la capacité à être indexée le plus vite. Visiblement, c’est le Figaro qui tire le premier, publiant l’information le lundi vers 13h. Elle tombe sur mon alerte Google vers 13h50. La presse locale ne dégainera pas plus vite : L’Impartial, l’hebdo local donnera une brève le lundi à 17h35 et le Dauphiné ne réagira en ligne (et sur papier) que le lendemain matin, le 30.

Immédiatement, l’information s’emballe. Les dépêches, qui reprennent toutes la même trame, se succèdent. 14h21 le Parisien, 15h58 TF1 LCI

Le mardi 30 au matin, suite aux évènements de la nuit, c’est l’affolement des rédactions : Le Dauphiné sort l’information le premier (en masse voir également ici et ). Les échauffourées de la nuit et son policier blessé font le tour des rédactions : 11h50 Le Nouvel Obs, 12h27 France Info, 12h31 Le Figaro, 13h21 Le Point, 18h38 France 3 … Mais toutes ont un traitement très fidèle au communiqué de l’AFP.

La presse internationale n’est pas en reste. Associated Press rédige une brève qui se retrouve immédiatement redistribuée sur le site du New York Times, de l’International Herald Tribune

Dans la nuit du 30 au 1er, un déploiement impressionnant de force de police ramène le calme sur le quartier. Le quartier est quadrillé comme l’évoque le Dauphiné. Au Matin, le Dauphiné met une vidéo en ligne sur les évènements de la nuit précédente. Etrange télescopage. [Il est possible que cette vidéo ait été publiée la veille. Mais comme le site du Dauphiné change la date quand il réédite ses articles, impossible de savoir avec précision. En tout cas, pour ma part, c’est le merdredi matin que j’ai découvert cette vidéo muette).

Mercredi 1er octobre. Le Monde publie un superbe reportage, mettant en question la version officielle. 14h21 : France 3 se félicite du succès de l’appel au calme (et ouvre une page dédiée). Mais le calme de la nuit n’était-il pas plutôt du à la taille du déploiement des forces de polices ?

Pour autant, ce mercredi 1er octobre toujours, aux alentours de 9h00, RTL lâche un scoop avec une interview audio d’un témoin de l’accident, repris par le Post puis le Figaro : la voiture de la police n’était pas à distance de la voiture des jeunes voleurs, mais terriblement proche tant et si bien qu’elle pourrait être responsable de l’accident. A 13h02, RTL enfonce le clou avec le témoignage de la soeur d’une victime, mise à jour sur la même page, qui confirme la proximité des deux voitures dans la course poursuite.
ANALYSE
La dichotomie locale/globale
Force est de constater que le traitement local de l’information n’est pas le meilleur. Malgré son site récent et très imparfait, l’hebdomadaire local, L’impartial a boudé le web (certainement pour se concentrer à son édition papier). Le Dauphiné Libéré a assuré une meilleure couverture, mais assez clinique, avec une juxtaposition de papiers et de points de vue allant tous dans le même sens. La façon dont le Dauphiné a rapporté les propos de Jean-Pierre Nahon est même vertement critiquée par la population. Le Dauphiné créé même de la confusion quand il publie après une nuit calme une vidéo qui montre les évènements de la veille. La presse locale (Le Dauphiné, France 3…) a plutôt donné un point de vue très proche (trop proche) des pouvoirs officiels : publiant l’appel au calme du maire, reportant sans nuance les propos du procureur de la République. On a l’impression d’être là face à un journalisme, qui, même s’il montre le terrain dans ses images (photos, vidéos), en semble assez loin, très proche du discours officiel et donnant peu de place aux doutes ou à la parole de la population locale.

Le meilleur traitement de l’information pour l’instant est venu d’un journaliste de la rédaction du Monde, Luc Bronner, qui livre un reportage intelligent, sensible et mesuré, sur un évènement qui ne s’y prête guère. Et il est le premier à ouvrir une brèche dans les versions officielles de l’accident qui se succédaient jusqu’à présent. Ce sont les médias nationaux qui réfutent la version officielle, alors que les médias locaux et les pouvoirs publics s’accrochent à une version qui paraît fausse à beaucoup depuis le début. Le traitement de France 3 et Dauphiné est très servile. On ne s’étonnera pas de leur discrédit. Celui des autorités municipales également. On comprend leur volonté de vouloir appeler au calme, mais peut-on appeler au calme si on n’appelle pas à la vérité ? – Forcément, à terme, il va devenir difficile de croire le premier magistrat de la ville, quand les boulettes sont trop nombreuses, comme l’histoire de la profondeur de la nappe phréatique sous la centrale nucléaire de Romans.

La valeur ajoutée
On pourrait croire que la presse locale apporte de la valeur ajoutée. Elle apporte une granularité d’information que la presse nationale n’a pas, mais pas a proprement parlé de valeur, au contraire. Elle se révèle vite distante d’avec la population locale pour ne donner la parole qu’à la parole officielle. La valeur, elle provient du scoop de RTL ou de la qualité d’analyse du Monde. Contrairement à l’analyse précédente de Narvic (sur un fait divers qui n’avait rien à voir), ici, ni LCI ni 20Minutes ne se distinguent, se contentant l’un comme l’autre de reprendre les dépêches AFP. Ici, les médias qui se distinguent sont Le Dauphiné (par sa granularité), RTL (par le scoop) et Le Monde (par l’analyse et le doute).

Le scoop, même dans le fait divers et le local, est déjà multimédia : photos, vidéos et enregistrements sonores circulent sur les sites de presse et viennent donner de la matière à l’information. Mais peu sourcées, rarement légendées, on se demande parfois à quoi correspondent les photos. Il ne fait pas de doute que le lien audio de RTL, qui laisse entendre la voix de témoins, donne de la valeur, du poids à ces récits qui restent souvent distanciés – d’autant que l’écrit renforce cette distance. Face au traitement un peu froid, extérieur, de France 3 ou du Dauphiné, Le Monde et RTL, eux, nous plongent au plus près des gens.

L’apport des blogs et du web 2.0 : nulle !
L’apport des blogs et du web 2.0 est nulle. Zéro. Le web 2.0 n’a aucun intérêt dans le traitement du fait divers. Les blogs locaux sont restés totalement silencieux sur l’évènement, mais ce n’est pas étonnant, aucun n’a une posture de presse, de média citoyen (pour autant que la posture existe). Plus difficile de voir l’apport des skyblogs (il est possible que beaucoup soient déjà filtrés, voire autocensurés. Sans compter que les vidéos ou les SMS que les jeunes s’échangent ne circulent pas sur le web, mais de mobile à mobile). L’émotion est pourtant bien là, que ce soit pour Badre26, wesh26 (bien plus remontée face à la violence qui secoue le quartier de la Monnaie), c’est, avec les interviews de RTL et du Monde, les seuls échos qui viennent de l’intérieur de la cité :

« En plein coeur des émeutes , j’aurais certainement tout vu dans ma jeunesse mais des affrontements pareils =O , j’avoue jamais . La violence des crs est phénoménal , ont ressens la haine dans les yeux des jeunes , la douleur et surtout la révolte des jeunes du ter ter …
De ma fenêtre j’ai pu voir des tirs d’armes provenant des shimts psff …. comme ça il tire dans le tas , des gaz acrymogéne , des feux de poubelles de la haine . C’est vraiment impréssionant , c’est comme dans les films … sauf que là , c’est la réalitée au Quartier Monnaie 26 c’est vraiment le bordel , voila un décé ( repose en paix les fréres ) … Des familles brisés de douleur , des jeunes prêt à faire des émeutes pour venger leurs amis , cousins proches … 😦
Regarde moi les postés , ils guettent ont dirais qu’ils cherchent la merde en parlant poliment , mais de toute façon y a plus de respects les shimts se croivent tous permis j’ai tant de choses à dire , mais je note le plus important . Ont dirait que tous s’est calmer , enfin je souligne que c’est peut-être qu’une impression « 

Les commentaires des internautes eux sont très massivement affligeants. Ils dressent unanimement le même portrait du commentateur qui condamne l’attitude des voleurs de voiture, sans chercher à comprendre quoi que ce soit au déroulement des faits. On voit que ne s’exprime ici qu’une seule partie de la population, comme si on n’avait qu’un seul son de cloche.

CONCLUSION
Le fait divers à l’heure d’internet
Je tire 3 enseignements de cette mise en perspective.

  • Le meilleur traitement n’est pas local ! De la parole officielle à la presse locale, le traitement local ne veut pas dire proximité avec sa population. France 3 ou Le Dauphiné le montrent bien. La presse locale qu’on voit ici semble malade, incapable de travailler véritablement le terrain, perdue par sa connivence avec ses sources d’information locale (la police, les édiles…), jusqu’à être très loin de la population. Quant aux édiles, perdus dans les affres de la communication, ils veulent imposer un discours sans même prendre le temps d’écouter. Chahutés par la population, on voit bien que les locaux peinent à répondre aux clameurs de sa population. L’interrogation d’Henri Bertholet, maire de Romans, que rapporte Le Monde me semble emblématique : « Le dialogue est très compliqué. Pourquoi en arrive-t-on à cette rupture ? Pourquoi toute autorité est suspecte ? »
  • Que le 2.0 n’apporte pas grand chose au commentaire de fait divers, au contraire. Sur les centaines de commentaires présents sous la plupart des articles, tous sont si réactionnaires qu’on finit par se demander pourquoi on les parcours. On a vraiment l’impression de plonger la tête dans la poubelle de l’information spectacle. On voit qu’ils sont plutôt le fait de personnes distantes, éloignées des évènements, que de proches. Le quartier de la Monnaie ne s’exprime pas sur le net. Les outils du web 2.0, en ne permettant d’entendre qu’une voix, se décrédibilisent d’eux-mêmes.
  • A contrario, le journalisme spécialisé ou généraliste (non local) est le souffle d’air du traitement de l’information locale. Souhaitons que les difficultés de la presse à transformer son modèle économique ne fasse pas disparaître trop vite la presse généraliste comme l’annoncent quelques tristes Cassandre. 😉 En local, on risque d’avoir de plus en plus besoin de ce type de média là.

Mise à jour du 2 octobre 2008 : Quand on le sollicite correctement, on l’obtient souvent. 😉 Voici dont le rebond de Narvic :

« J’ajouterais, dans la perspective des Etats généraux de la presse qui se tiennent en ce moment, que cet exemple pointe des problèmes importants du traitement de l’information et d’internet, qui ne semblent pas mis en avant dans la réflexion en cours :

• La présence de journalistes professionnels s’est révélée indispensable pour faire apparaître la vérité des faits dans cette affaire, et cette transparence était indispensable au retour au calme.

  • Mais la qualité du traitement journalistique apparaît très différente selon les médias. « La presse locale qu’on voit ici semble malade » souligne Hubert. C’est la presse nationale qui a « fait le travail » (RTL et Le Monde).
  • J’y vois une belle illustration qu’on ne saurait réduire les difficultés de la presse à la question économique (diffusion, distribution, concentration !), il y a aussi des problèmes politiques, de pratique et d’éthique professionnelles.
  • On soulignera que la « proximité » des journalistes locaux avec « le terrain » n’est en réalité nullement une garantie de qualité de leur travail. L’autocensure et la « révérence » envers les autorités, voire des connivences, nuisent considérablement à leur indépendance. On pourrait, assurément, constater le même genre de problèmes de « trop grande proximité » dans bien des secteurs de l’informations spécialisée (information économique et politique notamment).
  • L’internet du web 2.0, le « web des gens », des non-professionnels, ne présente pas du tout, dans cette affaire, une alternative crédible au traitement professionnel de l’information (qui n’est lui-même, de plus, pas pleinement satisfaisant). Pas de « journalisme citoyen » qui vaille dans ce cas…
  • La parole « des gens » qui s’exprime en ligne (dans les commentaires des sites de presse) n’est pas du tout représentative de l’ensemble de la population (elle est, de plus, purement « réactionnelle » et traduit une grande accumulation de frustrations sociale qui ne parvient à s’exprimer autrement). Toute une partie de la population, celle de l’intérieur de la cité, est quasi invisible en ligne : on ne connaît – un peu – son sentiment que par l’intermédiaire des journalistes professionnels qui sont allés le recueillir.

Cet exemple devrait inciter le monde de l’information, et l’ensemble de la société, à ouvrir un débat bien plus fondamental que celui qui semble se profiler dans ces Etats généraux de la presse. Ce n’est pas la presse qui est malade, c’est l’information…

On ne peut réduire ce débat à l’incapacité des propriétaires et patrons de presse, comme de la profession des journalistes, à se remettre en cause. Et le développement d’alternatives sur internet à ce journalisme professionnel moribond, incapable de se réformer, montre aussi clairement ses limites…

C’est bien d’Etats généraux de l’information dont nous avons besoin, et pour répondre d’abord et avant tout à cette question : de quelle information avons nous besoin dans notre société pour assurer son fonctionnement et quels sont les moyens à mettre en oeuvre pour y parvenir ? »

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Written by leromanais

1 octobre 2008 à 19 h 17 mi

Publié dans Actualité

18 Réponses

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  1. BRAVO pour l’article, ca fait plaisir et chaud au cœur de voir qu’a Romans (la ville dans la quelle je réside) il y des gens qui pensent et qui on un sens critique et un recul par rapport aux événement…

    Un Romanais

    1 octobre 2008 at 19 h 45 mi

  2. J’ai regardé un peu les skyblogs que tu cites.

    Mais pourquoi ne publies-tu pas les commentaires de wesh26 quand elle répond aux gens qui disent que le gamin n’avait rien à faire dans une voiture volée à 1h30 du mat’ ?

    Extraits :

    – sale français de merde
    – va niker ta nation

    C’est juste une question pour compléter ton analyse…

    Jean-Yves

    2 octobre 2008 at 1 h 47 mi

  3. Interessante analyse journalistique de l’information médiatique sur un sujet sensible et émotionnel….!!
    :La mort accidentel d’un gamin 15 ans qui a volé une voiture …poursuivi par la b.a.c…dont la presse local nous a relatés ,s’en traiter le sujet plus en profondeur, voir interwiewer quelques témoins a chaud puis plus tard pour en faire une meilleur analyse.
    Doit on considerer pour autant que l information traité de loin est meilleur, moins sensible au lectorat de proximité avec ces reactions?
    Par contre pour l’info du web que tu qualifies de nul ; s’adresse t’il aux média en géneral ou au blogueurs lambda(ce que je me considere ) ,dans ce deuxieme cas comment veus tu demander au lambda moyen d’analyser une situation (drame) qu il n’a fait qu entendre ou lire..Ou vu,.il ne pourra que traduire son ressenti émotionnel..
    Difficile dans ce cas d’étre tres objectif?
    Sans vouloir minimiser ce drame , j’aurais souhaité aussi voir les médias commentés les repercussions qu allaient engendrér, toutes les personnes qui n’ont rien demander de voir leurs voitures sacagés, leur virtrines brisés…information succinctement devellopé dans la presse dite d’information…comme si les accessoires d’un Drame n’avait que peu d’importance !!!et pourtant ?

    Dans notre société,…de médias ….les coupables sont souvent a la une …. les victimes a la derniere page !!!!!

    alain.fournier

    2 octobre 2008 at 16 h 13 mi

  4. Merci pour cet article, il prouve que les blogs ont leur utilité.

    A propos de l’analyse de Narvic sur la presse locale, je suis tout à fait d’accord. Le travail de terrain et souvent fait par les correspondants locaux (payés à l’article) les journalistes se réservant les « gros sujets », mais touchant rarement aux sujets sensibles, qui sont traités par les rédacteurs en chefs, qui sont les personnes les moins indépendantes dans un journal local. C’est en tout cas ce que j’ai pu constater au Dauphiné Libéré.
    La presse n’est pas malade, elle n’est pas indépendante, c’est pire.
    La seule façon d’avoir une info fiable, c’est de passer du temps à comparer les sources, lire plusieurs titres, sur plusieurs supports :blogs, sites payants, hebdos sans pubs, avec pub, quotidiens, et éviter les journaux trop partisans (organes de partis, communication institutionnelle, certains quotidiens régionaux…)

    FranckL

    3 octobre 2008 at 9 h 49 mi

  5. Je trouve que le travail de recherche que tu as effectué est impressionnant.
    Merci de le partager avec nous.

    Lila

    3 octobre 2008 at 15 h 55 mi

  6. Bonjour,

    Je coordonne actuellement une recherche universitaire sur ce sujet. Nous essayons de voir quel est le degré de pluralisme (ou inversement de redondance) des informations en circulation sur l’internet. Nous sommes dans une phase de conception de la base de données et de l’outil logiciel qui permettra les analyses de contenu. Cela risque d’être un peu long (ex : une première sonde exploratoire de 2 jours sur les flux RSS d’un corpus de 63 sites d’actus amène à traiter plus de 2500 articles …) mais nous serons très heureux, à l’avenir, de faire partager les résultats de cette enquête aux personnes intéressées.

    A bon entendeur salut, donc.

    Bien cordialement,

    Franck Rebillard

    Université Lyon 2

    FR

    3 octobre 2008 at 17 h 16 mi

  7. Très bon billet !

    lionel

    3 octobre 2008 at 18 h 06 mi

  8. je découvre le site et je suis surpris de trouver enfin un peu d’information sur la ville ou je réside. cela change du journal local !
    quoi qu’il en soit je ne comprends pas le battage médiatique autour de cette affaire. un voleur poursuivi par la BAC perd le controle de son véhicule et décède. ou est le problème ? chacun joue son rôle.
    je ne pleur pas sur les voleurs !

    PIERROT

    5 octobre 2008 at 21 h 24 mi

  9. attention malgré tout dans l’analyse d’un média a ne pas provoquer l’effet inverse chez des gens qui font la majorité de l’avis général, à savoir qu’il ne faut peut etre pas victimiser des coupables afin de ne pas les retrouver en martyrs. Gardons à l’esprit qu’ils s’agit de quatre gosses dans une voiture volée. Et que les forces de l’ordre ont simplement tenté de procéder à une interpellation. Un e simple question me vient à l’esprit : et si les responsables n’étaient pas plutôt les parents (?) ou bien le système éducatif(?) qui avaient tout simplement abandonnés ces gamins?? Mais les médias qu’is soient locaux ou bien nationaux répondront ils à cet question?
    Enfin, pour avoir habité à Romans, et travaillé à la Monnaie, il faut quand meme reconnaitre qu’une grande majorité de ces jeunes n’ont aucun respect, ni aucune sociabilité sur leur environnement ou envers toutes formes de vie les entourant, et qu’un tel accident à Romans ou ailleurs ne peut que hélas se reproduire. Et, cet un avis personnel, il ne s’agit pas simplement d’un fait lié à un délaissement des pouvoirs publics, meme si leur réprésentant sur le terrain se servent d’abord….

    encoreunefois

    6 octobre 2008 at 15 h 22 mi

  10. Magnifique commentaire de Pierrot, plein de cynisme!
    Dans la ville où tu résides, on a pour habitude de respecter ceux qui ne sont plus là, encore plus un jeune de 15 ans qui avait encore rien vécu et tout à vivre…
    Quant aux commentaires d’Alain Fournier, on croit rêver. On ne peut pas comparer les 4 voitures brulées au drame vécu par toute une famille. Une voiture brulée, un vitrine brisée, ce sont des faits (malheureusement )quotidiens et cela fait partie ( au risque d’être provoquant) des tracas de la vie de chacun.

    Enfin, heureusement qu’il y a eu un battage médiatique sur ce drame. Le pire serait de faire comme si rien ne s’était passé, de rien ne vouloir comprendre.
    Très bon article du monde en effet, a garder en mémoire. Et je rejoins l’analyse sur la presse locale.
    Aucune clef par ailleurs nous a été fournie pour comprendre les faits.

    arancio

    6 octobre 2008 at 21 h 33 mi

  11. Je viens d’entendre que les parents de l’enfant décédé portait plainte contre le propriétaire de la voiture car elle n’était pas passé au contrôle technique….. pincez moi je dois rêver…

    Gilles

    10 octobre 2008 at 11 h 45 mi

  12. A monsieur arancio…mon intention n’était pas de mettre dans la balance un mort contre des voitures brulés ou des commerces cassés…(.Visiblement ce n’était pas votre voiture ni votre commerce….ce fut une suite de faits!!!)
    Mais a force de banaliser le fait divers de gamins qui volent des voitures ..jouent au fangio dans les rues de la cité ..(allez voir sur skyblog il y a meme des vidéos tres explicites) on en arrive parfois a cette triste fin!!!!je vous le concede ….c’est navrant .
    quand aux clefs qui semble vous manquer: desoeuvrement , manque d’autorité parental, refus de l autorité et des régles de société…je vous laisse le choix!!!!!
    Mais de la a mettre les hors la loi a la une …je n’adhere pas .

    alain.fournier

    16 octobre 2008 at 17 h 04 mi

  13. menzel8001@aol.com

    20 octobre 2008 at 19 h 48 mi

  14. Et que pensez-vous de l’information traitée par Drôme Hebdo ?

    ien

    18 novembre 2008 at 11 h 09 mi

  15. @ien. Je parle du traitement internet et je ne crois pas que Drôme Hebdo ait un site.

    Par manque de temps, je n’ai pas continué l’analyse, alors que le Dauphiné a publié d’autres articles sur le sujet, notamment une interview d’une des victimes de l’accident.

    Hubert Guillaud

    18 novembre 2008 at 11 h 22 mi

  16. Le journal a un site : http://www.drome-hebdo.fr

    D’ailleurs, en parcourant les archives, on peut trouver un article datant du 30 octobre suite à la marche silencieuse de la veille :
    http://www.drome-hebdo.fr/2008/10/30/une-marche-pour-elyes-a-romans/

    D’autres articles étaient parus sur le sujet mais n’ont pas été publiés apparamment sur le site.

    Je rédige en ce moment un mémoire sur le traitement de l’information locale en Nord Drôme Ardèche et votre analyse va me permettre d’avancer sur la question.

    ien

    ien

    19 novembre 2008 at 0 h 27 mi

  17. Et bien merci, je ne l’avais pas repéré (le référencement sur Drôme Hebdo est nul). Et même une plateforme de blogs… Je vais aller creuser cela.

    Ca fait longtemps qu’ils s’y sont mis ?

    Hubert Guillaud

    19 novembre 2008 at 10 h 41 mi

  18. depuis la mi-octobre je crois

    ien

    19 novembre 2008 at 20 h 41 mi


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