LeRomanais

Agir local, penser global. L’internet local à Romans-sur-Isère et ses environs (Drôme).

Réseaux sociaux locaux

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Amusant de regarder les réseaux sociaux à l’aune du local [1].

La mode Facebook
S’il y a quelques mois encore, la communauté Facebook de Romans-sur-Isère et Bourg-de-Péage ne comptait encore qu’une poignée d’utilisateurs, force est de constater qu’elle se développe : l’effet du réseau social jeune et à la mode joue visiblement à plein. Une requête sur « Romans-sur-Isère » fait sortir 107 résultats, dont 3 4 groupes (celui du Triboulet, celui du Lycée du Dauphiné, celui du Festival internet et celui du Festival du Folklore) et 31 résultats pour « Bourg-de-Péage ».

Bien sûr, l’essentiel des profils concerne des pages d’étudiants qui sont nés ou dont les parents vivent à Romans et qui eux commettent leurs études à Grenoble, à Lille ou à l’autre bout du monde. On est donc loin de pouvoir monitorer une activité ou un réseau d’utilisateurs local par ce biais. C’est à peine si on arrive à découvrir quelques profils intéressants – outre ceux de Romanais actifs sur la Toile par ailleurs ou déjà identifiés sur le réseau local, comme Jean-Yves Baxter -, on y trouvera pourtant celui de Pierre Salard, pigiste pour l’Ecran Fantastique et animateur du site Effets-Spéciaux.info ou encore Steafan Barensky, journaliste spécialisé dans le secteur spatial… et Romanais. Incontestablement, c’est le magicien Dani Larry qui semble être le Romanais le plus people inscrit sur Facebook. En tout cas, alors qu’il y a 2 mois, Facebook ne touchait que des Geeks locaux, on voit désormais qu’il s’étend aux pratiques des éudiants, demain des lycéens et des ados. Est-ce que, contrairement à Skyblog ou MySpace, il arrivera à contaminer le monde des adultes ? Pas si sûr. Pour cela il faudrait qu’il parvienne à servir de réseau de rencontre ou de réseau professionnel… Et le risque, c’est qu’en essayant de faire les 2, il n’en réussisse aucun.

La nécessité Viadeo
Sur Viadeo, un réseau social plutôt orienté professionnel, par rapport à il y a 2 mois, le nombre de Romanais inscrit n’a pas vraiment évolué : ils sont 154 à ce jour, 54 pour Bourg-de-Péage. Mais on passe à 3147 membres si on effectue une requête sur le code postal 26100 (ce qui me semble tout de même beaucoup !) ! Autant dire que le réseau est plus fourni, les renseignements plus riches, les usages également plus évolués. Si sur Facebook, les gens se contentent d’ajouter des applications pour tester la qualité de leur relation (comme un compateur d’avis sur des films qui permet de regarder avec qui vous partagez des goûts de films communs), Viadeo est plus riche. D’abord parce que les profils des membres sont plus fournis : on y détaille bien plus volontiers son parcours professionnel (école, expériences, voire demandes d’emplois…). Ensuite, parce que les échanges y sont visiblement plus fournis : des Hubs, avec une activité d’échanges d’information en ligne y existent (comme le Club Business Drôme/Ardèche, fort de 499 membres), des agendas, des offres business ou d’emplois… Les profils sont finalement plus variés (les étudiants moins nombreux) : dirigeants d’entreprises, cadres, employés, professions libérales… Reste que la limitation d’accès liée à l’abonnement est plus qu’agaçante et que la mise en forme est assez incompréhensible. Comme bien des réseaux sociaux, on s’y inscrit par curiosité. On y détaille son profil par intérêt (mise en relation d’affaire, recherche d’emploi…). Et on en abandonne la mise à jour et l’interaction rebuté par la complexité.

On s’amusera en tout cas d’y trouver d’ailleurs certains candidats aux prochaines municipales comme Georges Perret ou Philippe Drésin, plus poussés ici par leurs relations et réseaux professionnels que par la politique…

Et les autres ?…
Sur LinkedIn, on ne trouve qu’une 50aine d’utilisateurs inscrits qui habitent à une 50aine de kilomètres autour de Romans, surtout dans l’informatique.

Sur MySpace on trouve 229 personnes enregistrées – essentiellement des jeunes – dans un rayon de 20 kilomètres autour du 26100, comme le dessinateur Jacques Terpant qui y fait un peu figure d’exception ou de dinosaure… On pourrait encore visiter des réseaux sociaux spécialisés, notamment dans la rencontre, comme Meetic ou Match.com, pour voir que les Romanais sont toujours plus nombreux qu’on ne le croit à avoir une activité en ligne et à chercher les moyens d’une sociabilité électronique.

Des réseaux sociaux pour quoi faire ?
Tous ces réseaux sociaux on pourtant les mêmes défauts : la difficulté de circuler dans l’information, d’y chercher facilement quelque chose, de permettre une bonne visualisation des gens présents. On rêve de voir les inscrits couplés à une cartographie par exemple, de pouvoir matcher les données localement et selon les secteurs d’activités qui nous intéressent… On a un peu l’impression, en les utilisant de revenir aux premiers temps du web, tant la capacité d’interaction reste souvent frustre : c’est peut-être ce qui plaît.

Ce qui semble certain, en tout cas, c’est de voir que les soubresauts vont continuer dans le secteur. Facebook devrait cette année commencer à voir sa progression ralentir au niveau mondial, mais va très certainement se répandre plus profondément dans les pratiques, notamment en venant voler des parts de marchés aux sites de rencontre. Il y a fort à parier que le nombre d’utilisateurs locaux va continuer à croitre, mais pas tant pour comparer des passions communes ou pour rassembler des mouvements de sympathisants ou de collègues prêt à vous suivre, que pour se jeter des clins d’oeil et se draguer en ligne. Va-t-il parvenir à dépasser le monde des primo-utilisateurs ? Difficile à prédire… s’il parvient à se transformer en réseaux professionnel ou réseau de rencontre – car, malgré ses lacunes, il est plus « agréable » à parcourir que les autres réseaux sociaux – peut-être… Mais vu le temps d’investissement qu’il réclame, il n’est pas sûr qu’il parvienne à séduire les gens qui ne baignent pas dans l’internet. Car oui, encore une fois avec les outils du web 2.0, les réseaux sociaux reposent sur l’interaction. « Ce qui signifie au moins deux choses », précise avec raison André Gunthert. « La première, c’est qu’il permet non pas un, mais de multiples usages. La seconde, c’est qu’il vous tend un miroir. Si Facebook ne vous sert à rien, avant de condamner l’application, inquiétez-vous de votre activité web. Facebook est avant tout un agrégateur. Si vous n’avez ni blog, ni compte Flickr, ni Del.icio.us, ni aucun contact proche ou lointain qui utilise assidûment ces outils, votre page restera en effet désespérément vide, et vous risquez d’avoir du mal à comprendre à quoi rime ce dispositif. » Les réseaux sociaux ne sont qu’un moyen de vivre socialement sa connexion.

_________
Mise en garde : pour lire bien des liens de ce billet, il vous faudra vous enregistrer dans les réseaux sociaux évoqués. J’ai rapidement cherché un bon dossier sur le sujet, accessible au néophyte, qui explique les avantages et les inconvénients, mais je dois reconnaître que je ne l’ai pas trouvé. Si vous avez une piste de synthèse intéressante et pédagogique sur ce qu’ils sont, ce qu’ils permettent et ce qu’ils contraignent, je suis preneur.

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Written by leromanais

31 décembre 2007 à 11 h 16 mi

Publié dans Internet

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