LeRomanais

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Bertholet, le mandat de trop ?

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Les socialistes ont voté. Henri Bertholet sera donc le candidat de gauche aux municipales 2008 à Romans et briguera la mandature pour la 4e fois. Il a battu Philippe Drésin de 9 courtes voix, ce qui montre tout de même une certaine fragilité jusque dans ses rangs.

Les cartes sont désormais dans les mains d’Henri Bertholet. Quel projet va-t-il construire ? Avec qui ? Quelle place sera laissée à ceux qui ont annoncé soutenir Philippe Drésin (Gérard Chaumontet, Eric Le Marec, Christiane Laffont…) et à Philippe Drésin lui-même ? Quelle sera la position des autres partis politiques de gauche et du centre (Verts, PC, LCR et Modem) face à cette candidature ? Comment réunir une gauche locale qu’on sent divisée jusque dans les rangs du PS ? Est-ce encore possible ? Philippe Drésin et Henri Bertholet peuvent-ils se retrouver sur un projet commun ?

Pour ma part, je pense que cette candidature est la candidature de trop. Celle qui va déclencher la bascule à droite de la ville. Je ne suis pas sûr qu’une candidature de renouveau aurait pu l’emporter d’ailleurs, même à dérouler un vrai projet pour la ville… Pour la première fois depuis longtemps, il ne devrait pas y avoir de triangulaire à droite aux prochaines municipales – triangulaires qui ont permis à la gauche d’emporter la mairie jusque là. Et la tendance en nombre de voix est claire : la ville est prête à basculer, comme le montre les résultats des deux dernières élections (700 à 1000 voix de différences entre la gauche et la droite).

Les militants socialistes ont hésité. Ils ont choisi la continuité. Reste maintenant qu’il va leur falloir convaincre, avancer des arguments, pas seulement auprès de ceux qui sont convaincus, mais surtout s’adresser à ceux qui ne le sont pas, aux électeurs de gauche qui ne sont plus convaincus par Henri Bertholet (un sur deux au sein même du PS). A ceux du centre voire de droite qui n’en veulent plus et pourtant sans lesquels la mairie ne saura être gagnée.

Face à une droite – pourtant complètement absente depuis des années du terrain politique local – qui va avoir la partie facile de dénoncer des finances exsangues, une équipe fatiguée et sans projet, la bataille s’annonce être dure, pour ne pas dire perdue d’avance.

Des réactions intéressantes de ce côté-ci aussi.

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Written by leromanais

18 septembre 2007 à 10 h 30 mi

Publié dans Politique

15 Réponses

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  1. l analyse me parait judicieuse mais si on analyse la derniere qui donnait aussi la droite gagnante … la gauche est passé contre toute attente logique… d une droite qui tenait le haut du pavé… certe c etait pas Romans je te l accorde… affaire a suivre

    fournier

    18 septembre 2007 at 11 h 19 mi

  2. Restons calme, je rappelle que c’est le vote de 110 socialistes dont une majorité d’employés municipaux. Faisons confiance aux débats avec les romanais pour forcer les protagonistes à construire, autrement que sur leurs intérêts, le futur projet municipal. Si l’on ne pouvait pas attendre de révolution dans le PS, nous pouvons insuffler un rythme nouveau à cette respiration municipale. Faisons de la politique, c’est le seul moyen de répondre aux interrogations posées.

    F Maquin

    18 septembre 2007 at 17 h 57 mi

  3. ce n’est pas le mandat de trop mais la candidature de trop,

    pour moi le résultat ne fait aucun doute:il va se prendre une tôle.
    comme aux législatives.

    je ne pense même pas que c’est maheureux pour la gauche:il n’est pas de gauche.

    de la Baronnerie peut-être?

    peut-être qu’à force de prendre des tôles,certains se rapelleront que faire de la politique c’est se mettre au service des autres.

    pascal

    paysan bio

    18 septembre 2007 at 20 h 35 mi

  4. F. Maquin a, en particulier raison sur la particularité du PS.

    Les militants de ce parti seraient pour, une petite moitié, composé d’élus et pratiquement pour le reste : LEURS EMPLOYES !

    Et voila pourquoi l’on embauche à tour de bras lors de la prise de responsabilité, d’ou l’augmentation significative de la fiscalité locale !

    Claude

    19 septembre 2007 at 9 h 07 mi

  5. Il y a si peu de temps certaines personnes critiquer la rupture dans la continuité , avec l’élection de Nicolas S.

    Comme quoi la continuité … est plaisante et appréciée par tous…

    Sinon sérieusement , les militants quel qu’ils soient ( élus ou employés municpaux ) ont élu leur candidat en respectant une démocratie interne, respectons leur choix…d’ailleurs libres à ceux qui critique ce resultat de prendre leur carte au P.S. pour contester..

    Maintenant c’est aux romanais de choisir..
    Désormais c’est à nous de convaincre de la nécessité d’un renouvèlement…dans le changement ( et non dans la continuité ! )

    Patrice

    19 septembre 2007 at 23 h 29 mi

  6. Pour en finir avec les idées fausses :
    – la section du parti socialiste du Pays de Romans est composée de 16 % d’employés de la Ville de Romans ; pour être plus précise, ceux en capacité à désigner le « 1er des socialistes » aux prochaines municipales représentaient 12 % des militants, (soit environ 10, 8 % des exprimés) ; on est me semble-t-il assez loin d’une « majorité » !
    D’autre part, j’ajoute que la Loi garantit aux fonctionnaires la « liberté d’opinion » comme à n’importe quel autre citoyen.
    Enfin, il me semble qu’en ces temps d’incertitude -puisque, comme certains commentateurs avisés n’ont pas manqué de le noter « la tôle » nous guette-, il est sans doute bien plus facile de ne pas s’engager….
    L. LOPEZ militante ET employée municipale (même pas peur…)

    laurence LOPEZ

    21 septembre 2007 at 14 h 55 mi

  7. peur de quoi?
    c’est ceux qui tirent les ficelles qui doivent avoir peur?
    alors que ce sont ceux qui subissent les effets de la politique mise en place qui sont les méchants?

    quand à ne pas s’engager….
    s’engager ou et comment?
    à priori il y en a qui reçoivent un salaire pour le faire et d’autres qui le font bénévolement.
    à priori,on ne s’engage pas aux côtés de Bertholet quand on a quelque chose à dire:
    « mon équipe ne sera pas composée de caractériels »affirme-t-il.
    toute opinion divergente est considérée comme un affront à sa majesté.
    et toute explication de ces opinions divergentes comme des diatribes sans aucun intérêt.
    des moutons et de la censure,les mamelles du PS.

    pascal

    paysan bio

    22 septembre 2007 at 8 h 40 mi

  8. @ Patrice. Pour contester le choix d’un candidat pas la peine de prendre la carte du PS, mais tout simplement sa carte d’électeur. Va falloir que le politique le comprenne ….

    Lionel

    22 septembre 2007 at 9 h 34 mi

  9. @ Lionel , je te rassure , je suis au courant que pour l’instant en france la liberté d’opinion et d’expression ( par le bulletin de vote entre autres ) existe bel et bien .
    Tout simplement il faut se mettre à la place des militants ( de tout bords ) qui font vivre les campagnes , en sacrifiant du temps et de l’énergie , ont du mal a accepter parfois d’être mis en cause dans le choix de leur chef de file.

    Aussi je voulais rappeler que les partis politiques ne sont pas des clubs privés , et tout passionnés et citoyens engagés peuvent adhérer pour apporter leurs contributions et réflexions.
    Oui je sais on peut avoir envie de rester indépendant et ne pas se sentir soumis ou compromis…

    Mais bon par ma petite expérience avec du temps et de la ténacité , des lignes peuvent changer en interne , même si on apprend vite que la vie d’un parti est loin d’être idyllique…

    enfin pour te donner raison…je conteste le choix du candidat pour Romans , et je ne suis pas encarté PS ; )
    Mais j’avoue que lors des 2 dernières élections , j’ai osez le vote rose ( quand il n’ y avait plus de bulletin orange , snif… ).

    Qui sait , pour romans en 2008 il y aura peut être une troisième couleur …

    Patrice

    22 septembre 2007 at 23 h 24 mi

  10. Je ne sais pas Patrice. Est-ce aux sympathisants d’entrer dans les partis ou aux partis de s’ouvrir à leurs sympathisants ? Est-ce que 60 personnes peuvent décider seules (en faisant fi des avis des autres partis avec qui s’allier…) d’une tête de liste pour la gauche, sans prendre – mieux – le poul de l’état des forces en présence ?

    L’énergie du Modem aujourd’hui, tient, outre un chef charismatique, au fait que, dans ce moment de construction, des choses semblent pouvoir y bouger. La faiblesse du PS, elle, repose sur un parti sclérosé, dont les principes mêmes disparaissent dans les luttes intestines.

    Dit autrement, il est tout de même difficile de s’engager dans un parti avec le volonté de le réformer : ce sont des élans positifs qui donnent envie de s’engager quelque part…

    Pour s’engager au PS aujourd’hui, il faudrait au moins pouvoir y voir clair sur les principes qui le fondent. Et là, j’avoue que c’est devenu plus que confus -).

    Hubert Guillaud

    24 septembre 2007 at 11 h 53 mi

  11. sur les principes:
    j’ai entendu de la bouche d’un membre du PS local:
    « quand on veut défendre les pauvres et qu’on a des idées sociales comme les tiennes,on ne s’engage pas au PS mais à l’extrême gauche »

    ma réponse:
    dans le Parti Socialiste il n’y plus aucune dimension « sociale »?

    et cantonner les pauvres à l’extrême gauche(ou malheureusement l’extrême droite),c’est s’assurer qu’ils n’auront jamais aucune chance d’obtenir la moindre parcelle de pouvoir:c’est pratique l’idée d’un PS « seul parti de gauche de pouvoir »mais pas ce n’est pas vraiment représentatif de la société:les bobos arqueboutés à leurs privillèges ne sont plus,à mon avis,représentatifs du peuple de gauche.
    pourquoi leur filer un coup de main alors que leur seule priorité est d’accaparer le pouvoir?

    l’égalité,la fraternité et la justice sont devenus les ennemis du PS.

    pascal

    paysan bio

    24 septembre 2007 at 15 h 15 mi

  12. La sclérose du PS est nationale et non locale, car elle est structurelle, immanente à son passé, sa tradition révolutionaire, ses politiques actuelles et ses programmes d’avenir.
    Chose effrayante, c’est que depuis le 21 avril 2002, le PS n’a pas évolué. Je me pose la question, le PS est-il toujours un de ces partis de pouvoir ?

    baptiste

    24 septembre 2007 at 18 h 19 mi

  13. tiens?
    je m’attendais à trouver un article sur le déficit de la ville de Romans,
    un maire qui se représente avec un bilan aussi mauvais c’est tout de même assez spécial.
    que l’annonce du déficit se fasse après la désignation du maire à la candidature,est-ce un bon exemple de transparence?

    c’est vrai que la transparence à la mairie semble se limiter à la verrière de l’hotel de ville.

    pascal

    paysan bio

    25 septembre 2007 at 21 h 21 mi

  14. à Pascal.
    Vous dénoncez avec vigueur l’insuffisance, selon vous, de la politique sociale de la majorité municipale actuelle à Romans. Ca m’intéresserait d’avoir quelques exemples concrets, dans les domaines de compétence de la ville, bien sûr. Quelles situations récentes ont donc conduit à vous forger cet avis tranché ?

    Yves LM

    25 septembre 2007 at 22 h 58 mi

  15. ma femme s’est cassé une dent.
    la CMU ne prend pas cette dent en charge.
    et quand la CMU ne prend pas en charge,elle ne donne rien.
    on a refusé de frauder (ce qui semble être la pratique couremment adoptée)donc
    on a fait une demande à la mairie de Romans:
    la réponse:
    « vous pouvez toujours remplir un dossier,mais on a des consignes pour ne pas accorderr d’aides pour tout ce qui est assimilé au médical. »
    résultat:on n’envoie pas le dossier et on a payé la totalité de la dépense.
    pour ça on s’est privé de nourriture un repas sur deux pendant 3 mois.
    depuis ma situation s’est bien améliorée et je m’occupe de pauvres de la région:j’essaye de pallier aux insuffisances du système.
    savez-vous que dans le secteur ceux qui trouvent un stage ou un boulôt et qui n’ont pas les moyens de se déplacer ne peuvent pas se faire prêter une mobilette et encore moins une voiture?
    trop lourd à gérer parait-il.
    nous on trouve des mobilettes et même une voiture qu’on prête sans condition autre que celle d’avoir une assurance en rêgle.
    des exemples comme ça,il y en a tous les jours.
    le seul truc c’est que les personnes qui décident ne sont jamais en contact avec les pauvres:leurs vrais besoins,ils ne les connaissent pas.
    à Romans,un personne âgée sans trop de ressources n’a personne pour l’aider pour faire de petites réparations.
    ce n’est pas compatible avec le système des dossiers et les commissions.
    j’ai vu des petits vieux appeler un réparateur pour changer un carreau à qui on a fourgué le changement de toutes les fenêtres,changement qui les a mis en dépression car c’était bien trop cher pour eux.

    je sais que des sous partent de la mairie,si ce qu’on me raconte sur le manque de contrôle de l’utilisation réelle de cet argent est vrai,bien-sûr qu’il y a un problème.

    ma question est simple:
    avec tout cet argent dépensé,COMBIEN de personnes(hors personnel communal :-)la mairie de Romans a-t-elle réussi à sortir de la misère?

    pascal

    paysan bio

    26 septembre 2007 at 21 h 46 mi


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