LeRomanais

Agir local, penser global. L’internet local à Romans-sur-Isère et ses environs (Drôme).

3 ans

with 14 comments


himselfJe ne suis pas très satisfait de cette année qui vient de s’écouler.

Pourtant, je devrais être content : la blogosphère romanaise ne s’est jamais aussi bien porté et sa reconnaissance a même dépassé les contreforts du Vercors électronique. C’est très bien pour elle. Et tant mieux si certains projets qui s’annoncent permettent même à Romans de redresser la tête.

Malgré un net progrès en visiteurs et en commentaires, je dois reconnaître pourtant, que je m’ennuie un peu. Le décollage de l’internet local est lent et long – je sais, je suis très impatient -, et tout cela prend beaucoup de temps pour des résulats certes notables, mais pas complétement satisfaisants.

Sans compter que je suis assez miné par quelques comportements locaux désespérement lamentables – rançon d’un bien modeste succès et rappelle incessant de la petitesse du genre humain… Heureusement que ce blog m’a permis quelques belles rencontres. Elles compensent largement ces basses mesquineries. J’espère que l’année qui vient m’en apportera d’autres : rencontrer des gens est la seule raison qui me pousse à continuer et me donne le plaisir d’avancer, vraiment.

J’avoue qu’à l’aube de cette troisième année, j’aurais plutôt envie de raccrocher. D’autres projets, laissés en sommeil, se rappellent à moi. Je me dis que je les ai trop longtemps laissé de côté. Et puis trois ans, ça commence à faire long, je ne vais pas tarder à devenir ringard (si ce n’est pas déjà fait)…

Et pourtant, malgré le manque de temps et l’insatisfaction chroniques, LeRomanais est encore l’un des lieux où je m’amuse le plus et où j’aurais encore envie de m’amuser.

Alors que faire ?

Et si on tentait une transformation ? Pour qu’il y ait plus de mouvement, que les choses cristallisent, je crois qu’il faut se fédérer plus avant. J’ai donc décidé d’ouvrir LeRomanais et de le transformer – ou lui redonner sa configuration de départ (la première version du site ne s’appelait-elle pas lesRomanais ?).

Le projet ? Faire du Romanais un vrai site d’information local. Y accueillir des interviews, des reportages (photos et vidéos), des opinions, des débats, des liens et toujours du sens pour animer l’internet local… Le but n’est pas de profiter d’une audience existante pour faire passer « vos » idées, mais d’abord de faire mieux circuler les idées de tous et de favoriser les échanges. Ca demande a être un peu organisé et il faudrait travailler encore un peu l’idée ensemble, c’est pour cela que je ne l’esquisse pas plus aujourd’hui…

Qui serait intéressé à venir me rejoindre ici ? Qui souhaite bloguer sur LeRomanais, avec moi ?

Je crois chaque jour un peu plus qu’on est meilleur à plusieurs que seul. LeRomanais est ouvert : leromanais@@free.fr.

(1 an, 2 ans)

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Written by leromanais

12 mai 2006 à 9 h 30 mi

Publié dans Message de service

14 Réponses

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  1. Moi m’sieur !

    Lionel

    12 mai 2006 at 10 h 33 mi

  2. garder le moral … je trouve votre journal tres bien fait , pertinent qui ne demande qu a se developper… seulement … romans ne c est pas fait en un jour …. je vais etre absent une semaine a mon retour si vous le voulez bien … je pourrais vous appoter un aide … modeste certe mais réel … ou puis je vous contacter… je rentre le 22 mai a bientot et garder le cap… vous les mesquins quivous critique n en faites cas!!!

    touche temperé

    12 mai 2006 at 13 h 48 mi

  3. MOBILISONS NOUS

    APPEL à tous les internautes

    Pour Nathalie GETTLIFFE

    Les deux parties durcissent leurs positions à une semaine de la décision concernant une éventuelle libération de la jeune mère de famille.

    EMPRISONNÉE depuis près d’un mois dans la banlieue de Vancouver (Canada), la Française Nathalie Gettliffe devrait être fixée sur son sort le 11 mai. Les juges décideront ou non de la remettre en liberté conditionnelle. Cette mère de famille de 35 ans, professeur à l’université Lyon-II, est accusée d’avoir soustrait en 2001 ses deux enfants, Maximilien et Joséphine, à l’autorité de leur père canadien, son ex-mari, pour les ramener en France et les élever au sein de son nouveau couple. La raison ? Les «mettre à l’abri de l’influence néfaste de leur père», qu’elle accuse d’appartenir à une secte, l’Eglise internationale du Christ.

    Guerre des mots

    Cet acte demeure illégal au regard de la justice canadienne puisqu’un jugement de la Cour suprême de Colombie britannique lui a interdit, en 2001, de quitter la province avec ses enfants. Mais ce jugement a ensuite été révoqué par décision de la même cour le 13 septembre 2004, levant le mandat d’arrêt international à son encontre. Pourtant, le 10 avril, Nathalie Gettliffe est interpellée à l’aéroport de Vancouver, où elle était venue signer un protocole d’accord sur les droits de visite avec son ex-mari.

    Depuis, la guerre des mots fait rage, par médias interposés. De part et d’autre de l’Atlantique, on s’accuse de tous les maux, en mettant en jeu les enfants.

    Les avocats de Nathalie Gettliffe et son actuel compagnon, Francis Gruzelle, un journaliste avec lequel elle a eu un troisième enfant, âgé de neuf mois, dénoncent cette «incarcération violant le droit», rappelant que la jeune femme est enceinte de cinq mois. «Je suis des plus inquiets», confie son conjoint, qui précise qu’«elle n’a plus accès à ses médicaments pour ses risques de fausse couche».

    Le consul général de France à Vancouver a rendu visite à deux reprises à Nathalie Gettliffe pour s’assurer que ses conditions de détention étaient convenables et qu’elle bénéficiait d’un suivi médical adéquat. «Dans un courrier de Nathalie reçu hier, elle écrit qu’elle n’a droit qu’à trois rations alimentaires par jour, non adaptées à son état», contredit Francis Gruzelle.

    Suivi médical adéquat

    Scott Grant, l’ex-mari, reste, lui, sur ses positions : «C’est terrible pour elle, mais elle n’a pas respecté les décisions de justice. Il n’y a qu’une façon de faire, qu’elle rende mes enfants et qu’elle retourne en France». Ce père n’a pu voir ses enfants, aujourd’hui âgés de 10 et 12 ans, que quelques jours depuis cinq ans.

    «Ce n’est pas facile pour les enfants d’avoir un père au Canada et une mère en France, ajoute Scott Grant. Le plus simple serait que Nathalie vienne ici ou que j’aille vivre dans son pays, mais je ne me sens pas en sécurité en France.» Il reproche au compagnon actuel de Nathalie Gettliffe sa véhémence à son encontre.

    «Les allégations de Scott Grant sont fausses, rétorque Francis Gruzelle. Son seul but est de nuire à Nathalie, mais il ne se rend pas compte qu’il s’est définitivement coupé des enfants qui le considèrent désormais comme un monstre car il a fait jeter leur maman chérie en prison.»

    ildegarde26

    12 mai 2006 at 14 h 53 mi

  4. 1/ Bon anniversaire.
    2/ Je te comprends bien : j’ai aussi des moment de blues aussi au vu de la lenteur des évolutions.
    3/ Tu n’es pas encore ringard (on est mauvais juge de soi-même, alors je te rassure).
    4/ Bonne idée d’évolution. Amusant car je songe aussi à faire évoluer Zevillage en blog d’infos locales 😉 Toujours prêt à changer de région ?

    Xavier

    13 mai 2006 at 15 h 22 mi

  5. non, tu n’es pas ringard : tu es une personnalité interessante et plaisante qui a probablement beaucoup de chose à offrir à tes lecteurs et des projets en prévision.

    Parfois, il m’arrive d’avoir un coup de blues de 48 h concernant Greblog. Puis, systematiquement, je repars bloguer de plus belle à la lecture des nombreux commentaires : l’enthousiasme est quelques parts toujours présent !

    Je continuerai à te lire et apprécier tes points de vue et « traces » dans la blogosphère !

    tiens bon ! 🙂

  6. Bon, ben ça permet au moins de savoir dans quel état on se retrouve après 3 ans de blog local. Déjà qu’au bout de 6 mois, je me pose ce genre de questions… Ca me fait un peu peur 😉
    Reste que je trouve l’aventure du blog local passionnante, même si l’on est bien sûr confronté à quelques désagréments.
    Mais l’on apprend, les uns et les autres, les uns avec les autres, en avançant.
    Allez ! Courage !

    Sébastien Bailly

    13 mai 2006 at 22 h 50 mi

  7. Bravo au « romanais » pour les 3 ans !
    Tu es Hubert, avec Lionel et d’autres, les pionniers d’une nouvelle commmunication locale qu’il importe de renforcer.
    Quelle bonne idée que d’associer d’autres personnes : un nouveau défi…
    En tant qu’aîné de la com, si je peux vous donner un coup de main, je le ferai volontiers car je crois à l’indispensable implication citoyenne.
    Georges

    Georges

    15 mai 2006 at 12 h 57 mi

  8. Chrys et Sébastien vous êtes déprimants : si jeunes et déjà paumés 😉

    Xavier

    15 mai 2006 at 13 h 43 mi

  9. Bonjour Hubert,

    Je suis une lectrice occasionnelle. Quand j’ai un peu de temps… Et j’avoue que les derniers jours passés sur la blogosphère romanaise m’ont quelque peu effrayé!!! Quelle violence dans les propos et commentaires de certains! Est-ce l’impression d’anonymat derrière l’écrit qui pousse des gens à écrire des choses très dures et même destructrices… Que reste-t-il de citoyens dans tout cela?
    Peux-tu nous dire si on observe le même genre d’attitude ailleurs? Est-ce que le blog est devenu le nouveau défouloir de tous les frustrés de la terre???
    Comment proposer aux gens d' »agir » plutôt de ne faire que « réagir »?

    Caroline

    Caroline

    22 juin 2006 at 13 h 35 mi

  10. Bonjour Caroline,

    Je crois que l’anonymat contribue a cristaliser de la violence, c’est vrai. Quand on assume de son propre nom ses écrits, on s’auto-censure plus facilement. D’où l’intérêt de signer par son nom, par son mail et par son blog, qui renvoit vers une identité assumée.

    En même temps, cette violence verbale sur l’internet a plusieurs origine, elle est aussi liée aux limites du média qui ne permet pas toujours de saisir le ton des messages.

    Je ne crois pas que ce soit lié à la situation romanaise, car, hélas, les épanchements de bile s’observent un peu partout. J’ai parfois tendance à penser que ce malaise qui s’épanche reflète aussi de l’état de notre société : critiques et reproches sont plus faciles à faire que d’être constructif. Pour autant, réagir, c’est également sain, il ne faut pas y voir que mal.

    Je pense pour ma part, qu’il faut essayer de lire cela avec plus de légerté que ça n’en a, et essayer de regarder cela avec un peu de recul (je reconnais que ce n’est pas toujours évident et je me suis moi-même énervé parfois). Je crois d’ailleurs que c’est ce que font les lecteurs, qui essayent de ne pas prendre au pied de la lettre ce qu’ils lisent ici ou là, assez intelligents pour se faire leur propres opinions, et voir derrière les propos tendres ou sévères des uns ou des autres, les lignes de leurs affinités. Je crois surtout que cela nous rappelle beaucoup de choses de la nature humaine : qu’elle est aussi fait d’inimitié, qu’on ne peut pas s’entendre avec tout le monde, que les caractères marquent les propos, etc.

    « Quand bien même nous graverons sur le web la moindre de nos paroles, est-ce pour autant que nous n’aurons plus le loisir de nous renier, de nous tromper, de changer d’avis ou de nous en foutre ? On a tous déjà acheté et racheté un produit ou un service dont on ne pensait que du mal, par flemme d’en trouver un autre, par facilité, comme on a tous déjà voté par dépit, ou pensé une chose et son contraire », disais-je ailleurs. Nul n’est tenu d’être parfait.

    Enfin, on ne fera pas disparaître demain les énervés, au contraire, d’autant qu’ils trouvent là une plate-forme assez commode pour épancher leur hargne, leur rancune, leur jalousie… C’est aux autres a essayer de faire un peu plus d’efforts et de donner à tout cela aussi, un peu de positif. Finalement, laisser les messages négatifs s’accumuler, signifie aussi, pour ceux qui ne disent rien qu’ils ne font pas entendre leur voix. Il suffit bien souvent que quelques personnes disent à une autre que ses commentaires ne sont pas intéressants pour qu’elle s’en aille. Il suffit parfois de prendre la parole pour mettre fin à la polémique.

    On peut bien sûr décider de modérer les commentaires a priori comme viens de l’annoncer le Journal de Quartier de Saint-Nicolas. On peut aussi avoir une politique claire et dire que tout message impoli sera systématiquement supprimé.

    Pour ma part, je crois à une toute autre solution. Dans la mesure du possible, je pense qu’il faut répondre aux gens, publiquement, calmement – si possible, j’avoue que des fois, ça ne l’est pas. Adapter son ton aux messages reçus : être dur avec les gens secs, être poli avec les gens aimables. Ne pas hésiter à dire ce que ces commentaires vous font ressentir : on peut exprimer son désaccord sans insulter tout le monde. Dire que vous souhaiteriez par exemple qu’il aille porter son discours ailleurs si « l’énervé’ de passage répète de commentaire en commentaire toujours les mêmes messages. Ne pas hésiter à censurer parfois… Comme je dis à chaque formation blog, le premier message que vous allez recevoir, c’est celui d’une personne qui n’est pas d’accord, pas contente… Il faut vous y préparer et savoir qu’il vous faudra répondre. Pour les éviter, on dit traditionnellement qu’il faut être clair, transparent, inviter les gens à donner leur avis avant que d’annoncer une décision… Bref, pour agir, je pense qu’il faut réagir, plus souvent, pas seulement quand les propos nous heurtent, mais aussi pour dire quand on soutien, quand on pense que c’est bien, quand ça nous a fait du bien… – je le faisais beaucoup il y a deux ans, laissant des commentaires mièvres un peu partout pour dire que je trouvais ce que disais les gens bien sans avoir quelque chose à ajouter, je reconnais que je ne le fais plus trop, pas seulement par manque de temps… et c’est un tort.

    Pour agir, il ne faut pas hésiter à commenter positivement aussi, comme vous venez de le faire. Merci de nous rappeler les règles Caroline.

    hubert

    22 juin 2006 at 14 h 22 mi

  11. C’est pour cela aussi que nous essayons de promouvoir des rencontres physiques (pas assez, c’est juste) : que les gens se rencontrent aide aussi à dépasser les impressions électroniques…

    hubert

    22 juin 2006 at 14 h 33 mi

  12. Hubert tu opposes dans ton commentaire le vocable « a priori » à cette phrase  » On peut aussi avoir une politique claire  » Cette comparaison donne à notre modération un caractère de censure inavouée.
    Je pensais naivement que tu avais une autre opinion de notre Maison, Camarade. Ce n’est pas une opinion mais un jugement de valeur qui te donnes une image de juge suprème . De fait quelque soit notre contenu, ton opinion sur notre institutionnalisation te fais faire des erreurs de jugement.

    Francis

    22 juin 2006 at 17 h 57 mi

  13. Ce n’était pas du tout l’idée Francis. Je pense que l’analyse syntaxique des commentaires est un exercice beaucoup trop poussé pour cette forme rhétorique :).

    Je comprends tout à fait ce qui pousse à avoir une modération a priori – et parfois j’aimerais bien m’en armer également. Je pense qu’elle fait souvent le lit de l’opposition (c’est-à-dire qu’on va vous taxer de censeur, même et surtout si ce n’est pas le cas). Rayer un commentaire, dire qu’on le supprime, clairement, une fois qu’il s’est exprimé, même quelques secondes ou plusieurs jours permet peut-être d’autres choses.

    Quant à l’institutionnalisation, je pensais qu’on s’en était expliqué…

    Mais je ne suis surtout pas juge suprême Francis. Ce n’est que mon opinion… D’ailleurs mon opinon sur la maison de quartier je ne l’ai pas dit et je ne suis pas sûr d’en avoir une camarade.

    Et la diversité des opinions, c’est ce qui fait aussi la force des commentaires.

    hubert

    22 juin 2006 at 18 h 25 mi

  14. Mr Francis
    pourquoi tu sencure tous mes commentaires, tu a peur d’entendre les choses vrai ou bien c’est ton pote Jean yves qui te l’interdit peut etre qu’il est venus pleurer quand je lui est dit d’aller faire du sport ,bref je laisserai toujours des commentaires sur ton blog MDQ St nicolas au moins toi tu pourra lire se que j’est ecriot est se que je pense ensuite SENSURE tu sais si bien le faire
    bisous francis et passe le bonjour a J yves

    rachid

    23 juin 2006 at 14 h 43 mi


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