LeRomanais

Agir local, penser global. L’internet local à Romans-sur-Isère et ses environs (Drôme).

Romans magazine, mars 2006

with 2 comments


Au programme, un très intéressant dossier sur l’essor des quartiers Nord de Romans qui compte quelques 7 000 habitants.

Encore une double page sur l’extension de Marques Avenue – on va finir par le savoir ! Bon, c’est vrai, l’extension ouvre fin mars et on comprend que le maire soit content de son projet, tout comme Alain Salzman qui souligne que le site de Romans est le site Marques Avenue qui rapporte le plus gros chiffre d’affaires au m2. Certes, comme le rappelle un encadré, l’emploi salarié privé dans le commerce de détail représente 12 % de l’emploi à Romans (contre 9 % dans la Drôme et 10 % en France), mais cette sureprésentation est le cas de la plupart des gros centres urbains, non ? Surtout, quand le reste du département est un peu en retard… Bon, je fais celui qui rechigne, mais on est tout de même passé de 800 emplois en 2003 à 1300 en 2005. Peut-être insuffisant par rapport à tout ceux qu’on a perdu, mais comme le dit clairement le témoignage de cette jeune femme, on n’a pas envie de faire le malin avec ça.

Je note les chiffres Ipsos 2005 relatifs à Marques Avenue, parce qu’il sera peut-être un jour intéressant d’y revenir pour les comparer à d’autres données : 69 % des acheteurs sont des acheteuses, l’âge moyen du consommateur est de 41 ans et il fait 72 km en moyenne pour venir, 93 % des acheteurs affirment vouloir revenir, 85 % des consommateurs recommandent le lieu, 83 % des visiteurs effectuent des achats pour un panier moyen d’environ 116 euros.

Un article assez intéressant sur le succès de l’entreprise Veyret, l’une des 7 scops (Société coopératives de production) romanaise et l’une des 33 scops de la Drôme.

Une action communale d’envergure se prépare pour prévenir les violences conjugales à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes du 8 mars : documentaire, représentation théâtrale, exposition, projet pédagogique…

*

Juste en passant, pourrait-on m’expliquer pourquoi certaines voieries de lotissements sont privées. A quoi, cela sert, pour une ville, de laisser perdurer des voies, des impasses privées, bien souvent sources de tracas. Si elles sont privées, comment se fait-il que la ville les baptise et les nomme ? La ville peut-elle les récupérer ? Comment ? Part quels moyens ? Si vous avez des éclaircissements, cela m’intéresse. Je devrais aller poser ma question au Guichet du savoir, je serais sûr d’avoir une réponse.

*

Intéressantes tribunes libres ce mois-ci. Celle du groupe socialiste qui annonce trois actions pour faire évoluer les paramètres budgétaires de la ville : faire bouger les cadres politiques nationaux (c’est bien de le dire, mais on aimerait bien savoir comment, surtout quand la majorité à l’Assemblée est plutôt à droite), interpeller le gouvernement sur ses politiques de transferts de charges non compensés (c’est un discours qu’on commence à entendre, mais peut-être pas assez fort : une manifestation des maires de France pour bientôt ?), « au niveau local, tout mettre en oeuvre pour essayer d’augmenter les ressources de la ville pour les années à venir, notamment en partenariat avec la communauté de communes sur le développement économique, et poser clairement le débat sur la création d’une communauté d’agglomération ». Voilà un bel enjeu, que je partage largement, on va voir ce soir, quelle est la teneur des propositions concrètes.

Le PCF s’en prend aux exonérations de charges des entreprises qui risquent à terme d’assécher les budgets publics – et fini par se faire au détriment des entreprises qui produisent vraiment de la valeur localement, si je peux me permettre. Le FN se plaind que les priorités budgétaires municipales n’aillent pas au commerce, à l’artisanat et à l’emploi plutôt qu’à la politique de la ville, au renouvellement urbain, et au culturel et au festif « bobo ». Bobo, Romans ? Je ne vois pas trop où…

J’ai bien aimé la tribune des Verts, « mini-gestes contre maxi-gaspillages », qui s’en prend à la consommation d’eau en bouteille, aux courriers publicitaires gratuits (40 kg par an et par foyer, ce qui en terme de traitement et de collecte aux ordures représenterait quelques 75 000 euros pour la ville de Romans chaque année !). Dommage qu’ils pointent aussi les films plastiques non biodégradables qui emballent des journaux, publicités ou formulaires administratifs, alors que ce numéro de Romans mag était justement sous plastique. Faudra-t-il donc, comme ils le conseillent, le « renvoyer à l’envoyeur » ?

Publicités

Written by leromanais

16 mars 2006 à 9 h 10 mi

Publié dans Actualité

2 Réponses

Subscribe to comments with RSS.

  1. Heureux de voir que Netizen est tout proche du Romans mag !! Une prémonition pour le futur festival du blog à Romans … 😉

    Lionel

    16 mars 2006 at 15 h 46 mi

  2. Qu’est-ce que c’est bien le Guichet du Savoir quand même :

    Réponse du département Société

    Selon l’article L318-3

    (Loi nº 2004-809 du 13 août 2004 art. 150 Journal Officiel du 17 août 2004)

    La propriété des voies privées ouvertes à la circulation publique dans des ensembles d’habitations peut, après enquête publique, être transférée d’office sans indemnité dans le domaine public de la commune sur le territoire de laquelle ces voies sont situées.
    La décision de l’autorité administrative portant transfert vaut classement dans le domaine public et éteint, par elle-même et à sa date, tous droits réels et personnels existant sur les biens transférés.
    Cette décision est prise par délibération du conseil municipal. Si un propriétaire intéressé a fait connaître son opposition, cette décision est prise par arrêté du représentant de l’Etat dans le département, à la demande de la commune.
    L’acte portant classement d’office comporte également approbation d’un plan d’alignement dans lequel l’assiette des voies publiques est limitée aux emprises effectivement livrées à la circulation publique.
    Lorsque l’entretien des voies ainsi transférées entraînera pour la commune une charge excédant ses capacités financières, une subvention pourra lui être allouée suivant les formes de la procédure prévue à l’article 248 du code de l’administration communale.

    Source: Légifrance

    Cet article se trouve dans
    Code de l’urbanisme p. 440 -441 avec des notes complémentaires.

    Pour obtenir des renseignements plus précis, contactez le service de l’Urbanisme de votre ville.

    hubert

    17 mars 2006 at 15 h 11 mi


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :