LeRomanais

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Bourg-de-Péage infos, janvier 2006

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La couverture du numéro de janvier 2006Bourg-de-Péage infos, le bulletin municipal de la ville de BDP, n’est pas du même accabit que Romans magazine. Non seulement les budgets des deux villes sont très différents (54 millions d’euros pour Romans contre un peu plus de 13 millions pour BDP en cumulant les bugets d’investissements et de fonctionnements), mais la vision de la communication n’est pas la même. Alors que Romans mag se rêve en véritable magazine local, le BDP Infos ressemblerait plutôt à un bulletin paroissial de quelques pages. Le contenu ne trompe pas. On y trouve surtout de courts compte rendus des événements locaux dignes d’intérêts : le repas de Noël des seniors animé par le plus célèbre des péageois, l’inénarrable Jean-Pierre Descombes, animateur des feux Jeux de 20 heures. Pas vraiment la place pour des articles de fonds ou des analyses.

Le style est donc à l’image du magazine. On retiendra pourtant quelques phrases des voeux du maire, Jean-Félix Pupel, qui revient sur le projet commun de développement économique local initié par les deux communautés de communes. Après s’en être félicité, il a cette pique qui, me semble-t-il, mérite d’être soulignée : « Cette collaboration entre les deux Communautés de Communes est nécessaire et, à mon avis, elle est suffisante, mais je souhaite que cette même collaboration soit étendue au-delà de l’agglomération Romanaise et Péageoise pour recouvrir notre bassin d’emploi. » On lira là assurément le peu de considération qu’accorde la ville à une alliance avec sa grande soeur de la rive droite de l’Isère, toujours par peur d’y être avalé. Difficile pourtant pour BPD de se rêver capitale du département…

Au niveau du programme de l’année, le maire annonce le lancement de la réalisation du complexe sportif, de travaux d’aménagement des quais de l’Isère et d’études pour la réalisation du Centre technique municipal, l’urbanisation du quartier de l’ardoise et sur l’utilisation de la maison de l’antiquaire. Et de lancer fièrement, comme un défi à l’autre rive : « Et, pour la neuvième année consécutive, il n’y aura pas d’augmentation des taux d’imposition de la Commune ! »

Chiffres
Avec quelques 10 000 habitants, 134 naissances, 58 mariages, 121 décès, 66 permis de construire et 130 déclarations de travaux en 2005.
Après le rond-point de la place Delay D’Agier, la place du 8 mai, le parking Cocteau/Champagnat, la place Andrevon est terminée portant le secteur à 125 places de parking. La place a coûté 519 000 euros dont 347 à charge de la ville.
Intéressant – bien que factuel – zoom sur le service Jeunesse éducation sport et culture de la ville qui comprend un secteur prévention jeunesse avec 3 animateurs qui privilégient la pédagogie active ; un service éducation qui gère six écoles, 900 élèvees, 13 Atsem (soit une par classe là où on en a souvent une pour 2 classes), 7 agents de sécurité, 3 éducateurs sportifs et 1 intervenante musicale. La ville a 2 cantines pour 272 repas quotidiens et 24 agents municipaux ; le service sport, relai des 40 associations locales ; le service culture qui gère le salles et coorganise les manifestations culturelles.

Comptes
Pourtant, au menu de ce numéro, un drôle d’article sur le rapport (.pdf) de la Chambre régionale des comptes (CRC) sur la gestion de la commune de 1999 à 2005, qui se félicite des efforts municipaux pour réduire l’endettement et le taux d’impostion communal, sa « bonne gestion » de l’eau et de l’assainissement qui profite de la renégociation récente de son contrat d’affermage (mais la CRC recommande que les budgets de l’eau et de l’assainissement soient séparés comme ce devrait être légalement le cas) et la réalisation de travaux d’investissements dans l’éclairage public et l’assainissement… Décidémment, la ville de BDP a un drôle de rapport à la gestion de son budget, comme si c’était le seul motif de satisfaction local. Pourtant, le rapport n’est pas si tendre et revient longuement sur les difficultés qu’a connu la municipalité avec la construction du collecteur général d’eaux useés et la délégation de l’éclairage public dont le contentieux court toujours. Sur ces 2 dossiers, le rapport pointe tout de même « le manque de maîtrise du montage et du suivi de l’opération par la commune » qui est à l’origine de « difficultés de gestion assorties d’un surcoût pour la collectivité ». La Ville a depuis recruté un juriste pour suivre l’ensemble des procédures et ne pas commettre à nouveau ce type d’erreurs de jeunesse.

Le rapport remarque encore que :
– les dépenses de personnels représentent 55 % des charges (contre 49,85 pour la moyenne nationale), visiblement dû à la gestion du secteur de la petite enfance : une raison dont on ne tiendra pas rigueur à la municipalité.
– les charges financières sont dans la moyenne : 5,5 % contre 5,1 % en moyenne nationale.
– l’évolution des bases de la taxe d’habitation et du foncier bâti sont liés à la forte augmentation de la population ce qui a permis à la commune de baisser les taux pratiqués tout en augmentant son produit fiscal.
– le résultat net comptable est toujours positif : 2,2 millions d’euros en 2002. L’encours de la dette n’a cessé de décroître depuis 1999.

Amusant en tout cas de lire les cafouillages municipaux (et aussi des services de la préfecture) sur ces sujets. Quant à l’évolution du budget communal, sa non augmentation, alors que le nombre d’habitants et donc les besoins augmentent, dissimule surtout, je pense, le fait que la ville ne rempli pas forcément tout ses rôles et laisse se dégrader certains services. J’y reviendrais.

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Written by leromanais

7 février 2006 à 22 h 02 mi

Publié dans Actualité

Une Réponse

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  1. […] L’équipe municipale prolonge le satisfecit habituel sur la non augmentation du taux d’imposition. Un argument qui fait visiblement disparaître toute opposition, sauf l’opposition frontiste qui constate que compte tenu de la variation des bases, la taxe d’habitation va finalement augmenter de 2,38 %. Le comble, c’est que ce sont les conseillers d’opposition de droite qui s’inquiètent de constater que 57 % des familles péageoises ne paient pas l’impôt direct dans une commune de gauche… Allez comprendre. […]


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