LeRomanais

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Ni oui ni non

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Vous l’aurez constaté, ce référendum me laisse sans voix. Je demeure indécis. Il me semble très difficile de prendre parti sur des arguments de droit aussi nombreux et aussi volumineux, alors que je ne suis pas juriste. Difficile de comprendre les implications du nouveau fonctionnement des institutions… On aurait préféré une consultation en amont sur une question plus précise, du type, « souhaitez-vous que les compétences législatives du parlement européen soient renforcées ? »

Comme beaucoup de concitoyens, je ne me sens pas très motivé. Je n’ai pas lu le traité (et ne le lirait pas). Je n’ai pas envie de voter non, parce qu’il est difficile de concevoir que la France n’avance pas avec le reste de l’Europe. Je n’ai pas envie de voter oui, parce que ce que je sais de ce traité ne va dans aucun des sens que je voudrais pour l’Europe (notamment en ne donnant toujours pas de pouvoir accru au Parlement).

J’ai un peu l’impression d’être pris entre deux fanfares qui essayent d’attirer l’attention à eux en jouant le plus fort.

Nos rendez-vous référendaires et électifs avec l’Europe sont bien décevants, vous ne trouvez pas ?

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Written by leromanais

25 mai 2005 à 21 h 42 mi

Publié dans Politique, Réflexion

7 Réponses

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  1. Je ne partage pas complétement ton analyse. Ton manque de motivation ne correspond pas à la plupart de nos concitoyens. Cela fait longtemps que nous n’avons pas eu une campagne électorale aussi passionnée.N’as tu pas remarqué que les repas familiaux, les pauses café au boulot ou les discussions de bistrot sont animées à cause de ce reférendum ? L’indécision n’est pas forcément un manque de motivation.
    Pour ce qui est des fanfares. Là encore c’est le propre de toutes élections : chaque camp défend son point de vue du mieux qu’il peut pour remporter la mise. C’est le jeu politique. En 2002 nous n’avions pas 2 fanfares mais 14 !!!! Il me semble que le citoyen se doit de passer outre ce bruit sonore est tenter de forger par lui même son opinion. Voter demande quand même un petit effort de reflexion. Sinon à quoi bon d’aller aux urnes. Voter c’est réflechir, pas consommer. Essayons de ne pas être de simples moutons de panurge. Condorcet affirmait qu’un citoyen libre est un citoyen autonome capable de juger par lui même… Ce postulat est garant de notre démocratie. Vox populi, vox dei.
    Fanfare ok! Mais entre nos oreilles il y a un cerveau.
    Enfin sur ton indécision, tu affirmes clairement que tu ne te retrouves pas dans le projet européen qui nous est présenté. Je partage ce point de vue. L’exemple d’un parlement sans aucune initiative est un bel exemple. Je passe sur les aspects économiques. Et pourtant tu ne veux pas isoler la France par un vote négatif. D’une chose l’une : soit nous voulons dire que le projet européen soit plus conforme à idées et dans ce cas nous votons non. Soit alors nous décidons de suivre et de rendre crédible un projet qui ne nous correspond pas mais qui n’isolera pas le France (ce qui reste à démontrer puisque les PB et GB sont partis pour dire non) et dans ce cas nous votons oui.
    Personnellement, je fais en sorte que la couleur de mon bulletin de vote corresponde à mes convictions les plus profondes. Voici une des rares occasions qui nous est donnée de faire part de notre avis sur l’Europe qui se construit depuis Maastricht. Parceque je suis européen, profondément humaniste et démocrate, et en aucun cas souverainiste ou nationaliste je dis clairement que cette europe là, ne me parle pas. Je dis non.

    Aimer une idée, c’est l’aimer un peu plus qu’on ne devrait.
    Jean Rostand

    Lionel

    26 mai 2005 at 9 h 40 mi

  2. Oh si ! Qu’ils sont décevants !
    Mais je suis d’ac avec Lionel : fo po se décourager devant la tâche (j’eu pu omettre l’^) et fo voter selon ses profondes convictions.
    Pour ma part (et comme toi) je ne lirais pas le traité en entier et je ne suis pas juriste. Donc que me reste-t-il? Faire confiance aux élus. Mais je n’ai plus confiance. Et les argumentaires basés sur le dénigrement des personnes ou des idées des autres n’arrangent pas les choses. Bon, il est vrai que ça marche sur une majeure partie de l’électorat (et peut-être inconsciemment un peu sur moi aussi, mais je lutte). Donc ce sera NON. Ce sera non aussi parce que j’en ai assez que l’économie passe devant l’humain, parce que je crois que l’europe (et pas seulement l’europe) ne va pas dans la direction dans laquelle je souhaite qu’elle aille. Peut-être je vais foutre le bouzou avec mon bulletin. Ben tant pis. Fallait nous écouter avant et faire de la politique un vrai débat à l’écoute des idées de l’autre, en se disant d’abord qu’il a raison, en le comprenant et en recherchant la manière d’harmoniser les aspirations de chacun. Faire de l’éducation un moteur de la construction humaine. Et cesser la chamaillerie de personnes qui me fait tant penser à une bagarre de bistrot !

    nOOn

    26 mai 2005 at 9 h 56 mi

  3. Oui Arnaud. Mon argument essentiel à voter non est de dire qu’on n’a pas pris le poul de ce que souhaitent les gens avant et qu’on leur propose quelque chose d’incompréhensible. La politique et l’Europe méritent d’autres comportements. C’est avant tout un jugement sur la forme, avant que d’être sur le fond d’un débat qui me dépasse.

    Mon argument à voter oui est de dire qu’on ne peut pas s’isoler pour ces mêmes raisons. L’avenir appartient à l’Europe, pas au petit Etat français seul contre tous… Puis-je juger un débat sur la forme, et non pas sur le fond auquel je n’entrave pas grand chose ? Bof. Je trouve cela un peu léger.

    Maintenant, entre l’un et l’autre Lionel, je n’ai aucune conviction profonde. Je n’ai pas plus envie d’être un mouton de panurge, mais je ne pense pas avoir les éléments en main pour réfléchir et décider.

    Au final, mon choix est circonscrit : dois-je voter sur le fond ou sur la forme ?

    Ce qui me ramène tout de suite à dire, que dans d’autres domaine, je fais toujours privilégier le fond sur la forme.

    Mais je ne sais pas. Je n’ai ni envie de voter blanc, ni envie de voter noir. J’aimerais pourtant bien m’exprimer, dire mon sentiment, mais je ne le connais pas… Je n’en ai pas.

    hubert

    26 mai 2005 at 11 h 42 mi

  4. C surtout que la réponse est forcément manichéenne !

    nOOn

    26 mai 2005 at 13 h 42 mi

  5. Un conseil : vote sur le fond. L’essentiel est là.

    Lionel

    26 mai 2005 at 21 h 06 mi

  6. Si tu hésites encore, viens ce soir à la rencontre-débat organisée en plein air sur la place Jules Nadi, dès 20.00. C’est à l’initiative d’un collectif (regroupant 13 organisation) que l’on pourrait baptiser « le NON de toutes nos forces ». En plus j’ai l’impression que ça te remontera le moral. Toutes les infos sur le fil rouge…

    kéké

    27 mai 2005 at 7 h 59 mi

  7. Merci Kéké, vu de la fenêtre, ça avait l’air très sympa effectivement. J’espère que le fil rouge ou que Jean-Marie Gilbert nous en parlera plus avant (avec photos et tout et tout)…

    hubert

    27 mai 2005 at 11 h 46 mi


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