LeRomanais

Agir local, penser global. L’internet local à Romans-sur-Isère et ses environs (Drôme).

Fête de la chaussure et du cuir

with 2 comments



La Fête de la chaussure et du cuir (29, 30 et 31 octobre 2004) ne m’emballe pas. Je suis pourtant persuadé qu’elle sera aussi réussie que la Fête de la pogne et de la raviole ou que le festival du Folklore, ou que la Foire du Dauphiné… Mais ces Fêtes donnent toutes de Romans un peu la même image : celle d’une agréable bourgade de Province pour ménagère de moins de 50 ans comme on dit dans la Com.

Pour beaucoup de Romanais, la chaussure leur colle aux semelles. Certes, c’est l’image historique de la ville, de là d’où chacun vient, mais c’est aussi celle d’une industrie qui n’est plus et dans laquelle les Romanais d’aujourd’hui ne se reconnaissent pas vraiment. La chaussure, couleure locale, donne de Romans une image industrieuse qu’elle n’a plus.

Cette page d’histoire explique beaucoup de la situation économique et sociale d’aujourd’hui. Mais l’industrie locale qui a façonné la ville est depuis longtemps en perte de vitesse (l’inauguration d’un musée de la chaussure en 1971, marque d’ailleurs assez symboliquement qu’on est passé d’une industrie déjà sur le déclin à un « artisanat » patrimonial de luxe). Si en novembre 2002, des centaines de manifestants descendaient dans la rue pour défendre l’emploi et s’opposer aux licenciements prévus dans les établissements Kélian et Jourdan, non sans un certain succès d’ailleurs, force était bien de voir ici encore l’une des nombreuses convulsions d’agonie de la chaussure romanaise.

La chaussure à Romans aujourd’hui, c’est avant tout des commerces : Romans concentre certainement le plus grand nombre de magasins de chaussure par rapport au nombre de pieds de ses habitants. Romans espère aussi pouvoir retenir un petit peu de la création (Laure Bassal par exemple). Ces deux efforts sont louables… Mais, qu’on le déplore ou pas, l’industrie, elle, s’en est allée.

Cette nouvelle édition – après quelques années de flottement – semble en tout cas reprise en main. Le programme fera les belles heures des commerces et de la création (notamment avec le concours de création de chaussure lancé en janvier 2004 auprès des étudiants européens). Tant mieux pour les commerçants et les stylistes.

Tant pis pour l’image de Romans. Le cuir colle à la peau des Romanais et c’est à croire que nous ne nous en départirons pas. Même si parfois on se prend à souhaiter de vouloir passer à autre chose et donner une autre image que celle d’être la ville de la pogne, de la raviole du folklore et de la pompe. Coincée entre Grenoble la scientifique et le pôle image Valentinois, Romans aurait pu essayer de se tailler un emblême un peu plus… « moderne ».

Forte d’une tradition de concertation, et précurseurs dans l’adoption d’un Agenda21 ou dans l’implantation de maisons de quartiers, Romans aurait par exemple certainement une image de démocratie participative à forger et à mettre en avant.

Ce sera pour une autre fois.

Publicités

Written by leromanais

20 octobre 2004 à 8 h 10 mi

Publié dans Evénement, Réflexion

2 Réponses

Subscribe to comments with RSS.

  1. nous souhaiterions avoir les coordonnées du représentant de la chaussure à la foire du dauphiné pour lui poser d’avantage de questions.merci de votre compréhension.

    marie jacquier

    12 octobre 2007 at 15 h 01 mi

  2. Marie, je ne vois pas de qui vous parlez, je crains de ne pouvoir vous aider.

    Hubert Guillaud

    12 octobre 2007 at 20 h 52 mi


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :