LeRomanais

Agir local, penser global. L’internet local à Romans-sur-Isère et ses environs (Drôme).

PLU péageois : des cartes qu’il faut se débrouiller à lire

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La ville de Bourg-de-Péage a mis en ligne un intéressant document de diagnostic et d’enjeux de son Plan local d’urbanisme (PLU) réalisé par le bureau d’urbanisme du Rhône, Latitude.

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Le document est intéressant à plus d’un titre, notamment parce qu’il dessine très bien les priorités de développement de la ville dans les années à venir, malgré son discours très formaté. L’un des enjeux esquissé est de “reprendre la maîtrise du développement urbain” (alors que c’est la ville qui a autorisé “la banalisation paysagère” que le document pointe du doigt : a savoir un habitat de petits pavillons et petits jardins attenants se répétant à l’infini). C’est plutôt effectivement un projet louable. Reste à savoir comment !

La réponse est certainement page 17, où le document démontre d’un point de vue purement comptable pourquoi il faut construire des cages à lapins où nous entasser tous ! L’urbanisation dense est donc sensée être plus économe ! Belle lapalissade, qui oublie de prendre en compte la qualité de vie à laquelle peuvent aspirer des gens qui ne vivent pas dans une grande ville. Cette optimisation de l’espace habité oublie certainement de prendre en compte les autres coûts de ce type d’urbanisation. Doit-on pour autant envisager des constructions qui transforment le village en grande ville, sans chercher à proposer un cadre de vie agréable : combien d’immeubles modernes proposent des jardins ou des piscines collectives qui permettraient de contrebalancer l’attrait de l’habitat pavillonnaire ? Fort peu.

Le document permet d’accéder à beaucoup de chiffres sur l’environnement, l’écologie, le paysage ou le trafic routier. On y aperçoit même un projet d’usine de méthanisation (ce que c’est – pas si loin du futur grand “Centre nautique”, histoire de lui envoyer de bonnes odeurs – et oui, souvent ça pue, regardez à Montpellier ce qu’ils en disent !).

Les enjeux ne sont esquissées que sur des cartes, mais néanmoins on peut y percevoir les volontés de développement de Bourg-de-Péage à l’avenir. Une volonté de réaffirmer le centre-ville administratif (même s’il devient difficile de développer les commerces dans le centre ville ancien où les commerces sont de plus en plus épars, les rues trop étroites, les places de parking insuffisantes…), alors que les activités commerciales ont plutôt tendance à se développer hors du centre ancien. Quelles activités la ville doit-elle promouvoir pour réaménager le centre ancien ? Visiblement, les élus se posent la question.

On y constate aussi la volonté de revaloriser certaines rues qui vont des berges de l’Isère à la rue Jean-Jaurès, pour élargir les perspectives sur l’Isère.

A lire le document, on peut s’attendre à une modification du PLU existant pour développer un habitat moins pavillonnaire, ce qui est déjà le cas dans le centre ville ancien, mais qui risque de se prolonger dans la zone pavillonnaire de l’Est péageois. Reste à savoir ce que la ville envisage de faire des interstices urbains stigmatisés dans l’avant dernière page du document. La pensée “power-point” ne permet pas de savoir ce qu’il y a dans les projets des élus…

Reste la question de la réalisation de “coutures” urbaines pour relier l’Est péageois au centre ancien (avec la cicatrice du boulevard Alpes-Provence), et bien sûr pour relier le plateau (et son futur “Grand Centre de loisir”) à la ville : mais sur ces deux propositions, le document ne précise pas comment. Un document intéressant, auquel il manque le discours qui l’accompagne, les projets… Mais ceux-là, on ne les a pas trouvé sur le site de la ville.

Rédigé par leromanais

4 juillet 2011 à 18 h 23 mi

Thoraval.fr

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Mme le député vient d’ouvrir son site internet. Pas de fil RSS, pas de commentaires… A croire que ceux qu’on trouve sur le site de l’association de l’opposition municipale suffit – effectivement ;-) ). Le site s’inscrit dans la plus pure promotion de son action, avec une succession de communications très classiques voire hagiographiques (avec notamment la liste des invités drômois à l’Assemblée nationale, les articles de presse qui reprennent ses communiqués, et le verbatim de ses discours publics lors d’interventions extérieures…). La spécialiste de l’innovation marketing fait une communication on ne peut plus classique en ligne, fidèle au beau 4 pages couleurs traditionnel que nous avons tous reçus dans nos boites aux lettres. Joie de la Com.


Image : la Une du site de Marie-Hélène Thoraval.

On en apprendra bien plus en suivant son travail de députée via NosDéputés.fr, notamment via les nombreuses propositions de lois qu’elles soutient et défend et dont elle ne parle pas nécessairement sur son site.

La seule chose que le site nous apprend, c’est la composition de son équipe.

MAJ du 05/10/2011 : Oyé ! Un flux RSS a été ajouté au site ! Merci qui ? ;-)

Rédigé par leromanais

25 juin 2011 à 14 h 58 mi

Publié dans Internet, Politique

Samedi, battons mesure

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Samedi 28 mai à partir de 19h, place Jules Nadi, aura lieu le lancement de la Mesure romanaise, la monnaie complémentaire du pays de Romans. Derrière le projet, passionnant, chacun aura à coeur de savoir où l’on peut se procurer la monnaie et où l’on peut l’utiliser.

Le premier réseau de partenaire a donc été annoncé. Il n’est certes pas très fourni, mais l’essentiel est là. La mesure va permettre de se cultiver puisqu’on trouve dans les partenaires la Librairie des Cordeliers et l’Atelier du Hanneton et la compagnie Agora. Elle va permettre de s’habiller via Modetic et le Comptoir à Part. Elle va permettre de se nourrir puisqu’on y trouve un restaurant, 3 fermes bios et un magasin d’alimentation bio. D’autres prestataires envisagent de rejoindre le réseau (comme indiqué, en toute transparence) : encourageons-les à franchir le pas.

Certains trouveront cette première liste encore bien réduite : on aimerait que tous les producteurs locaux soient de la partie. Pour ma part, je la trouve encourageante. Elle va même me conduire à faire certains changements dans mes approvisionnements locaux.

En attendant et pour participer de la fête, je me suis permis de créer une carte des 15 premiers membres du réseau de la mesure. Je ne sais pas si j’aurais le temps de la mettre à jour à mesure que de nouveaux producteurs accepteront la monnaie locale, mais la carte proposée est éditable par tout un chacun.

Rédigé par leromanais

26 mai 2011 à 22 h 09 mi

Ce que nous consommons, ce que nous revendons

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En quelques années, grâce à sa grande simplicité d’usage, Le bon coin est devenu la première plateforme en ligne de revente entre particuliers. On y trouve tout. D’abord et avant tout des véhicules d’occasion et des locations immobilières, mais surtout un vaste bric à brac devenu inutile à chacun. Une recherche sur 26300, le code postal de Bourg-de-Péage et de la plupart des communes du Canton de Bourg-de-Péage montre une moyenne d’échange de quelques 250 produits par jours. On trouve autant de produits quotidiens avec une requête sur le 26100, le code postal de Romans. Toutes ne trouveront pas preneur, mais nombreux sont les internautes locaux qui y font des recherches, qui se rencontrent et échangent par ce biais. L’interface incite à publier des photos des objets et on constate alors qu’il n’y a pas plus grande ressource photographique locale, même si celles-ci sont souvent pauvrement fonctionnelles. Néanmoins, même si on ne peut pas faire de requêtes sur les annonceurs, on y trouve un bon aperçu de la diversité des passions locales : collectionneurs qui se séparent de leurs collections, lecteurs qui se séparent des livres qu’ils n’ont peut-être pas lus, parents qui se séparent des objets des enfants qui grandissent, vide-grenier de choses devenues trop grandes, trop petites, désuètes… Toute le monde l’utilise, même Dany Lary, le magicien qui y vend sa voiture.

Le Bon Coin est une vraie fenêtre sur la vie locale. J’ai l’impression qu’on pourrait l’utiliser pour en faire quelque chose ? Par exemple contacter des gens pour promouvoir un évènement ou leur proposer d’y participer (un salon de l’auto ? une foire au livre ?). Mais on doit pouvoir faire 1000 autres choses avec… Des idées ?

Un outil très simple permet de se créer une alerte par e-mail ou RSS, sur la requête de son choix (localité + catégorie ou terme de requête) et donc de suivre certains types d’offres plus facilement.

Rédigé par leromanais

26 mai 2011 à 12 h 52 mi

Publié dans Internet, Société

Les projets des uns, les maux des autres

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Dans le dernier numéro de Drôme Mag (.pdf), le président du Conseil Général, Didier Guillaume interpelle les drômois sur le fait qu’ils aient été bien peu nombreux à se déplacer pour voter aux dernières élections cantonales. Avec 52,3 % d’abstention, autant dire qu’une majorité de drômois ne s’est pas intéressé à ces élections locales. Pour Didier Guillaume, la faute en revient aux médias qui n’ont pas su mobiliser les gens…

“Les élections cantonales sont passées. Seule la moitié des cantons était renouvelable. En 2014 nous assisterons à un renouvellement général. Cette élection, dont les enjeux sont pourtant essentiels à notre vie quotidienne, n’a intéressé aucun grand média national. Est-ce pour cette raison que l’abstention a atteint un tel record ? En partie certainement, mais pas seulement. Lorsque l’abstention atteint 50 %, le malaise est profond. Je ne suis ni aveugle ni sourd.
Je sais que vous êtes nombreux à considérer que la politique n’est pas à même de changer votre vie quotidienne, que les dirigeants politiques parfois ne pensent qu’à eux et ne s’occupent pas des problèmes qui vous préoccupent. Peut-être n’avez-vous pas toujours tort. Mais ce n’est pas une généralité.

Dans la Drôme nous avons l’ambition de vous démontrer le contraire, de vous démontrer que nos pratiques politiques, nos comportements et nos actions en faveur des Drômois sont 100 % utiles.

La majorité départementale est sortie des élections renforcée en nombre et dans sa diversité. C’est pour moi une fierté, mais ce n’est pas une fin en soi. Avec mon équipe, nous porterons nos convictions et nos projets pour la Drôme et
les Drômois. Mais nous ne le ferons pas seuls. Je souhaite que l’Assemblée départementale dans son ensemble travaille de manière collective, respectueuse des idées et des personnes, dans un état d’esprit constructif.

Réhabiliter la politique est une urgence et une nécessité pour notre démocratie. Cela passe par des actes. Cela passe par des élus conscients de leurs responsabilités. Cela passe aussi par des citoyens actifs. Je souhaite que tous les acteurs de la vie sociale, économique, culturelle, se mobilisent pour mettre la Drôme en mouvement. Pour créer les conditions d’un développement harmonieux et solidaire.

A l’aube d’un nouveau mandat de trois ans, je veux l’affirmer : ce n’est pas pour nous-mêmes que nous nous sommes engagés dans la politique locale. C’est au service de tous, de l’intérêt général, non pas pour diviser mais pour rassembler.
L’ambition n’exclut pas la modestie. C’est ensemble que nous avancerons.”

Didier Guillaume

On peut toujours repousser la faute sur les autres, comme le fait facilement Didier Guillaume en s’en prenant à la presse. Mais le plus intéressant à décrypter dans ce discours, c’est comment il se retourne sur lui-même. Plutôt que de remettre en cause la méthode politique, le président du Conseil général la réaffirme, dans un jeu entre le nous (les élus) et le vous (les citoyens). La politique est au service des gens, mais ce sont les élus qui la “démontrent”, qui la font “au service de tous”, qui portent “nos convictions et nos projets”… Ce petit discours plein de formules en dit surtout beaucoup sur la manière dont nos hommes politiques font de la politique. Ils la font pour l’intérêt général. Ils font le bien des citoyens – contre leur gré. Ils prennent les décisions (“leurs projets, leurs convictions, leurs actions, leurs pratiques, leurs comportements…”) pour les autres. Ils en justifient l’utilité totale (100 %).

Tant qu’on envisagera la politique de cette manière, il sera effectivement difficile de réduire le malaise et l’indifférence. Au contraire. La politique ce n’est pas des élus “au service” des citoyens. Mais ce sont des élus qui prennent des décisions avec les citoyens et qui appliquent non pas “leurs projets et leurs convictions” mais les discutent, les amendent… Les politiques ont pris l’habitude de prendre des décisions à la place des autres, pour leur bien. Selon moi, c’est la pire posture qui soit. Sans concertation, sans participation des citoyens aux décisions, aux projets, aux budgets, il n’y aura pas de remède à l’indifférence. Le pire est que, pour beaucoup, le remède pourrait bien être un placebo. Car dans bien des cas, la participation est traitée par dessus la jambe, comme un cautère sur une jambe de bois. On créé des comités théodules sans attributions ni budgets ni pouvoirs, qui ne servent à rien d’autre qu’à vider de sens ce que la co-conception pourrait être (exemple local).

Dans toute la promotion de marketing politique que le magazine départemental nous sert sur 32 pages, quelles sont les actions qui ont été décidées avec les citoyens, qui ont été coconçues pas seulement avec d’autres institutions, mais bien avec des citoyens dans leur diversité ?

Il serait effectivement grand temps de désorganiser les organisations !

Rédigé par leromanais

26 avril 2011 à 13 h 47 mi

Publié dans Politique

Patrimoine en colère

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Laurent Jacquot est bien connu des Romanais. Professeur d’histoire au Lycée du Dauphiné, il est l’un des plus acharné défenseur du patrimoine local. Historien local, ses articles encyclopédiques et ses livres ont longtemps façonné la vie de l’association “Sauvegarde du patrimoine romanais-péageois” devenu visiblement. Depuis il agit à la tête de la “Société d’études historiques de Romans”, qui tient depuis quelques temps un blog et dont l’un des derniers billets est un coup de gueule, tel que l’auteur sait en faire. Il s’élève depuis quelques temps contre la construction prochaine de la Cité de la musique, alors que le patrimoine romanais a lui besoin de travaux de restauration urgents, que la ville semble ignorer.

Dommage que dans ce débat, comme trop souvent, on oppose patrimoine contre modernité.

Rédigé par leromanais

8 mars 2011 à 10 h 19 mi

Publié dans Actualité

Marie-Hélène Thoraval, députée

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Depuis le décès de Gabriel Biancheri, Marie-Hélène Thoraval, sa suppléante, est devenue le député de la 4e circonscription de la Drôme. Dans le cadre de la loi sur le cumul des mandats, elle a choisit de rester élue de l’opposition au conseil municipal de Romans et ses amis continuent de publier ses avis et critiques sur la politique locale. Mais elle n’a visiblement pas encore un espace en ligne pour nous parler de son travail de député.

Pour ceux que cela intéresse, si le site de l’Assemblée donne l’essentiel de l’information, il est bien plus pratique de suivre son actualité via NosDéputés.fr qui permet de suivre l’actualité par mail ou via un fil RSS et d’être alerté de toutes ses interventions dans l’hémicycle. Je vous invite également à vous créer une alerte à son nom via Google Actualités.

On notera que ses questions et interventions partent un peu dans tous les sens, et elle prend même parti sur le #prisunic du livre numérique… – à 1000 lieux de mes positions.

Cela me rappelle qu’il faudrait mettre à jour le netvibes des romanais ou la salade… en déshérences tout comme ce blog.

Mise à jour du 17/02/2010 : ‎Notre sénateur, Didier Guillaume présente le nouveau site du groupe socialiste du Sénat en faisant une timide défense d’internet le résumant à un outil de communication devenu indispensable. Le problème, c’est qu’internet c’est un peu plus que cela. Le site du groupe des sénateurs socialistes montre bien finalement la mécompréhension de l’outil, vue comme un déversoir de communiqué de presse. C’est bien hélas ce que beaucoup considèrent comme la communication, hélas. Ce n’est pas ainsi que je conçois l’internet pour ma part.

On aimerait plutôt avoir un outil comme NosSénateurs.fr pour suivre l’activité des sénateurs de notre choix. Ce serait certainement plus utile qu’être réduit à devoir attendre la communication qu’on veut bien nous servir (une fois qu’elle aura bien été préparée pour cela : c’est-à-dire qu’on lui aura enlevé les plumes, les boyaux, coupé la tête, cuit et passé à la moulinette).

Mise à jour du 31 mars 2011 : Notre députée Marie-Helène Thoraval vient de publier sa première proposition de loi : la n°3269 “visant à proroger à vie le privilège des bouilleurs de cru”. C’était effectivement une loi essentielle ! Bravo Marie-Hélène !

Signalons, pendant que nous y sommes, que Mme le député a cosigné plusieurs propositions de lois, comme la 3233 visant à créer des “comités citoyens de surveillance”.

Rédigé par leromanais

16 février 2011 à 18 h 14 mi

Publié dans Internet, Politique

Dormez tranquille, votre avenir se dessine sans vous…

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La communauté de commune du pays de Romans (CCPR) vient de mettre à jour son site internet. Une plaquette de communication à peine évoluée et sans grand intérêt, qui remet en forme l’existant sans rien apporter. Les actualités sont tirés du journal bimensuel de la CCPR. Les seules publications proposées demeurent d’ailleurs les 2 feuilles de choux imprimées par la CCPR à savoir le journal et la lettre des bibliothèques… Où sont les études, nombreuses, que la CCPR commandite ? Elles ne sont pas destinées aux citoyens visiblement. Si le site est doté d’un fil RSS, celui-ci ne vous proposera rien d’autre que les actualités. Toujours aucun fil RSS ni newsletter sur les marchés publics ni sur les offres d’emplois : ça doit n’intéresser personne de pouvoir être tenu au courant de ces deux catégories là.

Pourtant, la communauté de commune aurait bien des choses à communiquer, plus intéressantes. Comme par exemple le projet d’Agglomération Drôme Ardèche Métropole signés par la plupart des maires et présidents de communauté de commune en septembre dernier (dont Philippe Drésin, président de la CCPR), qui est en train d’être adopté à l’insu des citoyens. Pourquoi les documents qui constituent ce projet sont-ils inaccessibles en ligne sur tous les sites officiels des communes concernées !? Comme l’étude de prospective du Cabinet d’études Acadie réalisé pour le compte de Rovaltain qui a conduit à la décision de l’élargissement de Rovaltain et de la création de grande agglomération valentinoise, qui n’est publiée nulle part. Est-ce donc une information que les communes ne doivent pas mettre à disposition de leurs concitoyens ?

Pour trouver des informations sur notre avenir, il faudra vous rendre sur le blog du PS valentinois qui vient de publier le texte de délibération du vote du dernier conseil de ville de Valence sur le sujet ainsi que le texte sur le projet d’agglomération Drôme Ardèche Métropole, adopté par la conférence des maires datée du 9 septembre 2010 (à savoir Henri BERTHOLET, Philippe DRESIN, Edmond GELIBERT, Alain MAURICE, Nathalie NIESON, Pascal PERTUSA et Bernard PIRAS) et qui jusqu’à présent n’avait pas daignée être publiée en ligne. A croire que ces décisions ne méritent pas d’arriver jusqu’à nos concitoyens. Le PS Valentinois a donc mis en ligne une partie des documents (sans les annexes), dans une mise en forme qui les réservera aux plus acharnés des démocrates. La “jolie” communication c’est bon pour les caches-conteneurs et le tri sélectif : pas pour les trucs importants.

On comprend que Gérard Bouchet, élu Valentinois, ait un peu de mal avec ce type de méthodes (voir la suite – et les commentaires !) face à la communauté d’agglomération qui est sur les rails et qui sera lancée le 1er janvier 2012, visiblement quoiqu’il arrive – même si plusieurs conseils municipaux se sont exprimés contre et que Valence tente le passage en force. Je suppose qu’on nous en parlera dans le numéro du journal de la CCPR de janvier 2012, avec une belle photo de l’inauguration (de quoi ?) et des maires ceints de leurs belles écharpes tricolores.

Comme le dit le texte du projet : “Il est proposé de solliciter les communes afin que les élus s’expriment quant à leur adhésion à cette démarche sans délibération expresse. Un courrier devra confirmer la position de la commune.” Ce qui signifie, visiblement, que les conseils peuvent s’exprimer sur leur rattachement au projet, sans qu’on tienne compte de leur délibération, puisqu’un simple courrier (du maire) suffira. Même si le conseil municipal refuse, quel maire lui saura refuser, alors qu’il risque, en contrepartie, de ne plus recevoir d’aides et de subvention des autres communes, du département, des pays dont il dépend.

Ah oui, j’oubliais, le projet évoque un autre rôle pour la nouvelle agglo : “La promotion de la Démocratie participative et des espaces de concertations sera un objectif affiché de l’agglomération via des méthodes et structures à négocier”. Il est sûr que pour l’instant, la démocratie participative, sur ces questions, on l’a sent passer !

Rédigé par leromanais

23 novembre 2010 à 0 h 01 mi

Publié dans Internet, Politique

Romans en transition ?

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Si vous avez 50 minutes, prenez le temps de regarder ce reportage sur le mouvement des villes en transition en Angleterre, signalé par Michel Lepesant sur le DAR des Alters de Romans qui montre bien comment les alternatives locales, concrètes, mêmes à petites échelles… peuvent finir par créer de la cohérence et du lien social. Alors que le projet de monnaie locale (la mesure) à Romans avance, alors que les maisons de quartier (notamment Coluche) multiplient les AMAP de produits locaux… on se dit que ces initiatives mériteraient de se démultiplier, pour toucher, comme on le voit dans le reportage bien d’autres domaines, allant du partage de jardins, aux ateliers de couture et de récupération… par exemple. Et même à un vrai projet politique local vers la transition (en 12 étapes, comme il se doit).

Les villes en transition ne sont pas si nombreuses en France. Alors à quand, Romans en transition ?

En attendant, l’assemblée constitutive de l’association “Commune mesure”, qui va lancer le projet de monnaie locale, se tiendra le 10 décembre à 19h30 au théâtre de la Courte échelle. Soyons nombreux.

Si on ne fait pas l’effort d’imaginer le futur, et qu’on ne s’y implique pas, on aura le monde qu’un autre aura voulu.

Rédigé par leromanais

28 octobre 2010 à 20 h 33 mi

Une petite lumière sur Saint-Nicolas

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Une petite lumière s’est à nouveau allumée sur Saint-Nicolas. Pour ceux qui regrettent le blog de la maison de quartier qui avait animé du 10 février 2006 à juillet 2008 la toile romanaise, apprenez qu’un nouveau Chapitre vient de s’ouvrir. Pas sûr qu’il soit moins véhément que le précédent. Tant mieux !

Au programme, une critique de la vision de la démocratie participative municipale et l’annonce que l’éducation populaire romanaise va être la prochaine cible des restrictions budgétaires municipales.

Les convictions sont toujours là ! Abonnez-vous à la Loupiotte (RSS – il existe aussi un fil pour les commentaires) !

Rédigé par leromanais

21 septembre 2010 à 8 h 45 mi

Publié dans Internet

Comprendre la politique numérique romanaise

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Pas facile de comprendre la politique numérique romanaise, comme le montre l’analyse des trois sites que vient de publier la ville de Romans. Pourquoi les avoir désolidariser les uns des autres ? Comment comprendre des choix techniques et éditoriaux confus ? Difficile de se faire une idée en tentant de comprendre la logique qui préside au lancement de ce que certains pouvaient voir comme une nouvelle politique numérique romanaise et qui au final ressemble plutôt à un effort de communication modernisé.

Romans Mag reste un magazine municipal

Choix a été fait de désolidariser Romans Mag, le magazine municipale, du site de la ville de Romans. Si le magazine est toujours accessible au format .PDF (via une liseuse qui le rend lisible en ligne – faut réussir à le mettre en plein écran et qui ne sont pas cherchable via le moteur général du site), le voilà désormais augmenté d’articles au format numérique, plus réactifs – accessibles également au format RSS – (mais sans que le contenu des anciens Romans Mag n’aient été déversés au format numérique, visiblement, enfin pas ceux d’avant septembre 2009). L’agenda n’a pas d’applications pratique (impossible de récupérer un évènement dans son propre agenda électronique, pas sûr à ce jour que les ajouts se répercutent sur un fil RSS que cet agenda ne semble pas produire !). Et si toutes les pages ont des fonctions sociales (partage sur Facebook -mais la ville n’y a pas ouvert ni de groupe ni de profil, alors que tout se passe là désormais -, Twitter, Delicious, envoi par mail), il n’y a aucun espace pour déposer des commentaires, proposer un évènement pour l’agenda par exemple. La seule participation consiste à convier la population à répondre à des sondages en ligne dont nul ne sait ce qu’il en sera fait (rien du tout certainement) : amusons le gogo, on retiendra bien toujours son attention !

La Une du nouveau site du Romans Mag du 7 septembre 2010

Quant à la politique de publication, elle reste sous copyright : interdisant à chacun en fait de profiter pleinement des fonctions de partage que la ville propose : et oui, il y a une antinomie à proposer du partage sur des contenus sur lesquels ont affirme sa propriété intellectuelle (alors qu’ils sont payés par nos impôts). On est loin de l’ouverture des contenus du pays de Brest. Même chose avec les photos sur le nouveau compte Flickr de la Ville – pas de politique affichée pour l’instant sur le nouveau fil vidéo de la ville. Le fil RSS de Romans Mag n’a pas même été branché sur le nouveau compte Twitter qui peine pour l’instant à faire des liens profonds vers les articles et qui demeure isolé puisqu’il ne propose de suivre personne, ignorant par là même les usages de base du réseau.

Bref, dès le premier abord, le site donne une image peu claire de la politique numérique de la ville, à l’image de l’absence de rigueur dans un choix unique de graphies retenues, qui sont toutes différentes : parfois, on a retenu VilledeRomans parfois VilleRomans. Certes le design est moderne est agréable. Mais le site n’aide pas les Romanais dans leurs besoins de tous les jours. Il a beau proposer une météo – non cliquable ou un lien vers Allociné -, la moindre requête que vous faite sur Romans Mag ne renvoie aucun résultat (essayez avec >a href=”http://www.romansmag.fr/recherche/search.php?query=Bertholet&search=1″>Bertholet par exemple). Cela va s’arranger à mesure que les contenus vont s’augmenter, mais il demeure surprenant qu’aucun contenu n’ait été récupéré de l’ancien site. Enfin, le site ne renvoie vers aucun lien extérieur, hormis l’intégration du fil RSS du seul Dauphiné Libéré – rubrique En direct de en bas à droite (c’est L’Impartial ou Drôme Hebdo qui doivent être contents). Seul le site de la Ville de Romans pointe vers quelques liens extérieurs (mais uniquement des sites institutionnels locaux, pas même les blogs ou autres initiatives web associatives financées en partie par la ville : MJC, Maisons de quartiers…). La ville de romans s’arrête à la ville de Romans. Le message à le mérite d’être clair. Romans Mag demeure un magazine municipal au service de la municipalité, même sous forme électronique.

Ville de Romans : un site de services ?

Le nouveau site de la ville de Romans-sur-Isère se veut être un site de services, uniquement de service. C’est peut-être pour cela qu’on n’a pas jugé de le doter d’un fil RSS propre (on lui a collé celui de Romans Mag !) : à croire que le site de la ville n’a pas pour fonction d’accueillir de l’information. C’est pourtant sur celui-ci, uniquement qu’on trouve en Une de l’information sur le Forum des associations à venir (et le programme en .PDF qui n’est pas disponible sur Romans Mag). On voit bien que toute la difficulté pour les romanais va être de comprendre la logique éditoriale des deux sites.

la Une du nouveau site de la ville de Romans

Pour autant, il faudrait qu’il puisse effectivement rendre service. Un petit test très simple montrera vite qu’il ne remplit pas pour l’instant ses objectifs. En cherchant CNI ou “Carte nationale d’identité“, le moteur ne renvoie aucun résultat. Il faut donc savoir que toutes ces informations seront accessibles uniquement via le guide des démarches de Service-Public, inséré dans le site de la ville, mais ne disposant pas de passerelle réelle, entre les deux.

Le site est avant tout un annuaire d’adresses, de mail et de téléphones pour tout savoir des équipements et de l’organisation municipale. Le site propose d’accomplir quelques démarches en ligne (copie d’acte de décès, de naissance, de mariage et demande d’invitation pour les nouveaux romanais), mais en guise de fonction de “déposer un dossier” renvoi systématiquement vers le téléphone, le mail, l’adresse et les horaires d’ouvertures. Des tchats avec des élus sont bien annoncés, mais aucune possibilité de contacter en direct quelqu’un, hormis par le téléphone… Les actualités d’accueil n’ont pas de rubriques propres.

Pourtant, le site n’est pas sans qualités par les nouvelles fonctionnalités qu’il propose. Comme par exemple un espace sur les marchés publics que le Pays de Romans passe, très précieux pour les professionnels, auxquels ils peuvent s’abonner par mail (pas de RSS ? Dommage !). Un espace offre d’emploi permettant d’accéder aux annonces et de candidater (hélas sans fil RSS non plus). Un espace presse, dont on me refuse l’accès malgré ma carte de presse – ;-) .

La rubrique Outils Pratiques permet d’accéder à un plan interactif des équipements (pourquoi avoir choisit Google plutôt qu’OpenStreetMap : plus précis, plus modulaire ?) et au cadastre. Un annuaire des associations avec un formulaire d’accès, dans lequel il est difficile de naviguer et qui contient des informations très sommaires et peu de liens vers des sites internet (on se trouve là face à un problème classique du web municipal et du manque de valeur ajoutée de ses données – Bourg-de-Péage n’y échappe pas). Un espace documentaire, qui est certainement l’espace le plus riche en ressources pratiques sur ce site.

La fonction personnalisation du site de la ville

Notons encore une petite fonctionnalité de personnalisation en page d’accueil qui vous permet d’accéder plus rapidement à des choses qui pourraient vous intéresser selon votre profil, mais qui semble avoir oublié par exemple les entreprises…

Alors certes le graphisme est là encore réussi. Mais c’est bien la seule chose qu’on ait concédé aux utilisateurs. Aucune redirection depuis les URL de l’ancien site n’a été décidée (exemple). Les services les plus intéressants n’ont pas leur autonomie (on voudrait s’abonner aux annonces d’emplois par exemple) et on ne trouve pas vraiment de fonctionnalités très innovantes. Le web 2.0 (fonctions de partage, Google Maps…) ne sont là que pour faire du tape à l’oeil, sans en comprendre l’esprit d’échange, de partage, d’accès, de redistribution.

Quant au site de documentation de la ville, qui est certainement l’un des plus utile, ils ont ajouté un identifiant pour en limiter l’accès hélas. Dommage, car c’est vraiment là que se trouve le plus d’information pertinente sur la ville de Romans.

Romanais du Monde : un site social à l’heure de Facebook ?

La grande nouveauté du numérique romanais repose assurément dans cette étrange idée de faire naître un réseau social local : Romanais du Monde. Un réseau social local fermé sur lui-même et inaudible aux yeux du monde (voir sa UNE ci-dessous, quand on n’est pas enregistré dessus), puisque de l’extérieur, comme le montre sa première page, impossible de deviner ce qu’il se passe dedans, alors même que des groupes ou des profils peuvent être ouverts sur l’extérieur.

La page d accueil du site des Romanais du Monde

Or, un réseau social, même circonscrit, doit donner à voir ce qu’il s’y passe de l’extérieur, au moins en partie. Rien de cela sur cette UNE on ne peut plus aride. Pour s’engager, il faudra donc franchir la porte, qui pour l’instant n’est pas si simple (n’utilisez pas d’espace ni de caractère accentués pour créer votre nom d’utilisateur, sinon, vous serez refoulé). Une fois parvenu dans les entrailles du réseau, difficile à nouveau de se repérer. On vous invite à remplir votre profil, ajouter une photo (mais on ne peut pas ajouter un fil RSS, un espace Twitter ou Flickr…). Et votre page d’accueil se compose ensuite d’un aperçu de votre profil et d’un mur de nouveautés provenant des participants un peu à la manière du mur des actualités postées par vos amis sur Facebook. Hormis que certaines fonctions n’apparaissent pas, comme la création d’un groupe (alors que c’est sensé être sur les groupes auxquels les gens participent ou pas, que se font les relations). Le réseau social n’a pas d’éditorialisation : les nouveaux groupes, nouveaux billets, nouveaux participants… n’apparaissent pas de manière claire et visible. Les fonctionnalités inutiles sont démultipliées (sur le modèle des réseaux construits sur le logiciel libre Elgg, encore largement imparfait).

La page intérieure personnalisée du site des Romanais du Monde

Les premiers inscrits aux Romanais du MondePar défaut, toutes les publications sont restreintes aux utilisateurs connectés, ce qui sur un réseau social local risque vite de resté embryonnaire (pour la première journée d’exploitation, on comptait 11 personnes inscrites). Ce qui n’est pas une politique par défaut très acceptable. Ou par défaut les informations publiées sont publiques ou alors, pour protéger la vie privée de ceux qui les publient elles sont limitées aux amis et pas seulement aux gens connectés (mais cela à tendance à tuer le développement du réseau).

Les trois premiers groupes créés sur le réseauIl va surtout falloir regarder le comportement des administrateurs face aux comportements qui vont sortir du cadre, notamment la création de Groupes contestataires. Apparemment, personne de l’équipe municipale (élus comme administratifs) n’y est présent pour l’instant. Le réseau est vierge, comme ouvert à ce qu’en feront les gens. Comme toujours avec un réseau Elgg, il y a beaucoup d’améliorations à apporter. Mais surtout, on comprend mal son fonctionnement dissocié des autres sites. Le réseau aurait pu servir pour permettre aux romanais de créer un identifiant pour commenter sur les autres sites municipaux qui leur aurait servit également pour se échanger entre eux sur ce réseau (un peu à la manière de ce que propose Auwwwergne). Une option qui aurait été certainement un peu plus riche en fonctionnalités.

Reste que le fonctionnement est compliqué pour des gens qui ne connaissent pas forcément beaucoup plus que Viadeo ou Facebook (mais pourquoi diable les collectivités locales veulent-elles toujours réinventer la roue ? Pourquoi ne cherchent-elles pas à exploiter là où les gens sont, plutôt que de vouloir leur créer des outils qu’ils n’ont pas demandés ? Qu’elles soient là pour créer des réseaux locaux spécifiques s’il y a une demande, pourquoi pas, mais sinon, elles devraient se limiter à utiliser les réseaux sociaux existants : et il y a des choses à imaginer en utilisant les Facebook et autres Viadeo, très riches en utilisateurs). L’interface n’a pas été adaptée pour fluidifier la compréhension. Laissons un peu de temps à ce réseau pour tenter d’exister. Mais sans animation éditoriale, technique et sociale pour le faire fonctionner, il y a fort à parier qu’il vivote longtemps.

Ce réseau est un pari audacieux, mais de prime abord, il semble surtout être une coquille communicationnelle qui fait fît de tout ce qui existe déjà sur le territoire numérique (blog d’oppositions, innombrables sites d’association, expressivité forte sur les réseaux sociaux les plus prisés comme Facebook ou Viadeo). Sa force est qu’il peut être amélioré facilement pour au moins le rendre plus lisible et visible. Sa faiblesse est qu’il aura du mal à être animé, car il n’a pas l’indépendance pour lui – à la différence de la Ruche, qui demeure pour l’instant le “modèle” du réseau social local. On voit mal ni le FilRouge ni RomansNouvelElan utiliser ce réseau social. Plutôt que de l’ouvrir à tout, on aurait pu décider d’ouvrir un réseau pour l’emploi par exemple, dédié à une thématique très ciblée, animé avec l’aide de plusieurs partenaires… Visiblement à la ville de Romans on a fait un autre choix.

On verra dans quelques temps ce que cela donne. Les retombées presse devraient être nourries, car on compte encore peu de réseaux sociaux locaux. Mais rien n’assure que les louanges des uns – et les critiques des autres ;-) – suffiront à le faire vivre ?

Rédigé par leromanais

7 septembre 2010 à 21 h 01 mi

Publié dans Internet

Bourg-de-Péage en ligne

avec un commentaire

Après des années d’abandon, la ville de Bourg-de-Péage vient de mettre en ligne son nouveau site web et c’est plutôt une réussite puisqu’on y trouve tout ce qu’on y attendait depuis longtemps : les délibérations et PV du conseil municipal, un formulaire très simple pour entrer en contact avec la municipalité (je ne l’ai pas testé).

La une du nouveau site de la ville de Bourg-de-Péage

Bien sûr, il n’y a pas d’espaces de commentaires, mais chaque article propose des fonctionnalités de partages, permettant de réagir sur le web communautaire. On y trouve également un très intéressant agenda qui propose de déporter les évènements dans son calendrier au format .ics et un flux RSS dédié (et c’est cela l’essentiel dans un agenda : qu’on puisse facilement rapatrier les évènements sur son propre agenda). Au rayon associations, signalons un annuaire (beaucoup de fiches sont hélas, comme trop souvent, très pauvres : il faudrait que les internautes puissent les enrichir facilement : pour cela il faudrait que les données soient accessibles et modifiables quelque part) et des informations sur la location d’équipement (dommage qu’il n’y ait pas de formulaires dédiés pour faciliter les démarches, pour voir l’agenda des équipements et même pour formuler d’autres demandes que des salles : location de matériel municipal notamment). Signalons enfin une intéressante cartographie thématique, comme c’est devenu la mode à peu près partout (pas réalisée sous OpenStreetMap hélas – la carte “bienvenue à Romans est bien loin”)…

Le site propose 3 fils RSS (qui ne s’autodécouvrent pas en Une du site, hélas) : celui des publications municipales, celui de l’agenda et celui de l’actualité.

Le site web a été réalisé par l’agence Stratis pour un montant inconnu (mais on voudrait bien le savoir). Il est juste dommage que l’URL de Stratis apparaisse dans toutes les pages web du site, cela donne l’impression que Bourg-de-Péage est la propriété d’une agence de com : http://www.bourgdepeage.com.stratis.fr. L’ensemble est plutôt de bonne facture, mais ne propose pas vraiment de fonctionnalités innovantes, hormis le partage sur les sites sociaux, encore rare dans le web public. En tout cas rien permettant aux internautes de participer ou de récupérer des données : d’éditorialiser leur ville comme le dirait Loïc Haÿ. Bourg-de-Péage se met à jour et le fait plutôt bien : c’est tout.

Reste qu’on peut se poser quelques questions sur la pérennité de ce site à l’heure où tout se passe désormais sur Facebook…

Rédigé par leromanais

30 juin 2010 à 12 h 04 mi

Publié dans Actualité, Internet

De la ceinture verte de Valence… à l’émancipation sociale

avec 3 commentaires

L’année dernière, j’étais sur les traces de l’innovation sociale britannique, cette année je reviens d’un passionnant voyage en Suède et au Danemark sur les traces de l’innovation sociale scandinave (toujours à l’invitation de la 27e Région, ce laboratoire d’innovation publique). Je vous invite à prendre le temps de parcourir le dossier que j’en ai ramené pour InternetActu.net :

J’avoue qu’à chaque fois que je m’immerge dans ces nouvelles méthodologies (voir également le dossier réalisé sur l’étude des comportements à partir du livre de Case Sunstein et Richard Thaler, les conseillers d’Obama, qui montrent que les consommations d’aliments dans des cantines changent de 10 à 20 % simplement en agissant sur la façon dont sont présentés les produits à ceux qui y mangent), j’ai du mal à comprendre qu’on puisse encore faire de la politique autrement qu’en pariant sur l’émancipation citoyenne et la cocréation, la participation active des citoyens… Qu’on puisse réfléchir à des aménagements de circulation sans d’abord les associer, à de nouvelles constructions sans d’abord leur en faire part et décider avec eux plutôt que seulement pour eux.

Pendant ces trois jours, le designer italien Enzo Manzini évoquait, assez accablé, le délitement de la politique italienne, en nous expliquant son combat pour maintenir la ceinture verte de Milan loin de la promotion immobilière à tout va. “Il n’est pas facile de faire prendre conscience aux citoyens que cette ceinture verte du Sud de Milan relève de la qualité de vie de Milan”. Or la zone agricole pourrait nourrir la ville et offrir aux Milanais de nouvelles opportunités d’activités liées à la nature et à l’agriculture. Pour cela il faudrait que les pouvoirs publics participent à la construction de nouveaux réseaux d’acheminement de la nourriture, développent l’agriculture biologique et promeuvent le “zero miles food and tourism”, c’est-à-dire l’agriculture et le tourisme de proximité, comme il l’explique dans sa présentation. J’avais tendance à penser qu’une telle horreur ne fonctionnerait pas chez nous, où la corruption politique n’a pas encore atteint le stade avancé de l’Etat italien, comme semblait me le confirmer la vivacité de l’agriculture de proximité de la région romanaise. C’était sans rien connaître du projet valentinois d’extension des zones commerciales que dénonce le Parti de Gauche de la Drôme, l’écologiste Danielle Persico, la Frapna, Court-Circuit ou les Verts de la Drôme

Face au projet local d’extension de la ceinture commerciale, nombreux sont ceux qui ont décidé de se réunir pour donner de la force à la solution alternative de ceinture verte valentinoise permettant d’installer un maraîchage de proximité, du tourisme et des activités de proximité plutôt que de nouvelles grandes surfaces, comme visiblement en a le projet plusieurs politiques locaux. C’est sûr que c’est avec des grandes surfaces, des grands complexes sportifs et des décisions venues d’en haut, plutôt qu’avec jardins collectifs ou des actions d’implications d’habitants dans les décisions qui les concerne qu’on transforme et détériore le plus le “vivre ensemble”. Il est temps de passer à la transition.

Rédigé par leromanais

29 juin 2010 à 22 h 38 mi

Une monnaie de proximité à Romans ?

avec 3 commentaires

Très intéressant projet développé par le DAR (Des alters Romans), et l’Aiire (Association intercommunale d’information et de recherche en écologie) : celui de mettre en place d’ici septembre une monnaie complémentaire locale (nous apprend le Dauphiné), suite au Forum citoyen organisé l’année dernière.

Il existe de nombreuses monnaies complémentaires locales à travers le monde (comme le célèbre Chiemgauer), mais encore très peu en France (il y en a une à Villeneuve-sur-Lot, où l’association Agir pour le Vivant à lancé l’Abeille et surtout les SOL du réseau du même nom, qui se développent un peu partout en France). Celles-ci vont plus loin que les SEL (Systèmes d’échanges locaux) qui n’ont pas de convertabilité vers la monnaie principale (voir également le groupe de travail sur le sujet par des acteurs de l’économie sociale et solidaire de Brest). Un projet qui peut être potentiellement très riche à mesure qu’il arrive à fédérer une grande variété de commerces et de producteurs locaux, mais également d’associations et de structures locales. La réussite dépend souvent de la force de la solidarité du réseau et de l’offre associée qui permettent d’en faire une vraie alternative et pas seulement un système disponible entre initié… On va se brancher donc sur ces nouveaux blogs pour en savoir plus.

PS : Le livre Monnaies régionales de Bernard Lietaer, l’un des spécialiste de la question, est en cours de reliure à la Médiathèque Monnaie. Dès que je l’ai fini, je vous le passe. ;-) Le livre est disponible en .pdf gratuitement sur le site de son éditeur !

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PS 2 : Pour ceux que cela intéresse, il y a à Grenoble les 28 et 29 mai les 12e rencontre de la démocratie locale, organisée par l’Adels, qui vont entre autre traiter de ce sujet. Je vous invite à y faire un tour.

Rédigé par leromanais

25 mai 2010 à 8 h 38 mi

Publié dans Economie

Hyperlocal : c’est sur Facebook que cela se passe !

avec 9 commentaires

Indéniablement, Facebook est en train de remporter la bataille de l’hyperlocal, c’est-à-dire de l’information locale. Pourquoi ? Parce que Facebook est en train de réussir à libérer la parole locale, comme on ne la trouve nulle part ailleurs.

Facebook : le succès de la facilité

Après avoir attiré les plus jeunes, Facebook a gagné la confiance des autres générations (voir notamment son histoire dans Wikipédia). Dans le climat de confiance instauré, se retrouvant entre connaissances, les gens se sont laissé allé à échanger : liens, petites opinions, images et vidéos prises depuis leurs téléphones mobiles… Contrairement au blog qui nécessite une parole construite, argumentée, hiérarchisée, le mur de Facebook a libéré une parole plus ouverte, moins contrainte, plus simple. Le blogging avait trop de contraintes pour ceux qui ne se sentaient pas si à l’aise avec les formes très écrites. Facebook permet d’être en confiance et de dépasser les formes établies.

Les amis de Nathalie Nieson : mais qui sont-ils ?

Grâce à une multitude d’outils d’interconnexion (notamment avec le téléphone mobile), Facebook s’est révélé, à l’usage, bien plus simple qu’un blog et que la plupart des plateformes 2.0 : Facebook conjuguant, dans un seul outil, tout ce qu’il est possible de faire avec tous les autres et facilitant chaque jour un peu plus les passerelles entre chacun (notamment via Facebook Connect, c’est-à-dire la possibilité de se connecter à un autre site via son identifiant Facebook, mettant alors en relation les deux sites et leur permettant d’échanger l’information que je publie sur l’un ou sur l’autre).

Facebook : un outil de création de confiance

Sur Facebook, on a l’impression d’échanger de l’information entre soit, entre proches – alors que s’accumulent les demandes de mises en relation, que les “amis” et “fans” deviennent chaque jour un peu plus nombreux, dépassant petit à petit le seul cercle de ceux que l’on connait pour s’ouvrir à de parfaits inconnus.

Facebook encourage chacun à être le plus relié aux autres : le critère de comparaison entre tous demeurant le nombre d’amis, tout le monde tombe dans le piège de l’émulation. On accepte ceux qui souhaitent se “relier” à nous. Qu’importe qu’on les connaisse ou pas. L’amitié de Facebook n’est qu’une marque d’intérêt, sans grand engagement réciproque (hormis qu’on sera au courant, potentiellement, de tout ce que notre “ami” publiera sur la plateforme, avec qui il deviendra ami, quelles pages et causes il soutiendra…). Y mettre en avant un évènement, un coup de gueule ou de coeur est assez simple et apporte des résultats immédiats : la liste des gens que cela intéresse s’affiche immédiatement. Il suffit de publier un petit mot, pour que tout son réseau social soit au courant et surtout, vienne déposer un encouragement. Car les amis proches qui forment le coeur de nos relations sont toujours là pour nous encourager : nos ennemis sont absents, puisque nous ne devenons que rarement amis avec eux… Contrairement au blog, ou la première réaction, le premier commentaire était un commentaire négatif (quelqu’un qui n’est pas d’accord), sur Facebook, la première réaction est souvent l’encouragement d’un proche.

Un billet de Didier Guillaume qui reçoit des encouragements...

Ceux avec qui nous sommes en désaccord arrivent doucement, à mesure que notre réseau relationnel grandit. Mais nos amis ont conquis les positions fortes. Sur le réseau social, on grandit dans la confiance d’un réseau de relation qui s’élargit à mesure que nous devenons plus habile à manipuler la machine Facebook. Facebook est un outil pour bâtir de la confiance, en construisant petit à petit les fondations de nos relations. Vos amis sont à vos côtés. Leur masse, imposante, fera même peur à certains contestataires, car ici, c’est eux qui vont vous défendre…

Lors des résultats du premier tour, les amis viennent encourager...

Facebook : du global à l’hyperlocal

Localement, des centaines, des milliers d’habitants ont ouvert leur profil sur Facebook. Le lieu où ils habitent n’est pas pour eux la raison pour laquelle ils se sont inscrits sur le réseau des réseaux, mais petit à petit, leur localisation a pris de l’importance dans leurs échanges. Simplement parce que leur famille, leurs amis, leurs relations, leurs connaissances, les choses qu’ils aiment (ou qu’ils détestent) se trouvent bien souvent et avant tout autour d’eux. En devenant fan d’un élu, d’un magasin où ils ont leur habitude, d’une personnalité locale, ils ont petit à petit signalé leur ralliement. Désormais, derrière les méandres de Facebook, nos voisins sont là, à portée de clic, dans le réseau relationnel de nos connaissances. Le seul problème c’est qu’ils ne sont pas regroupés sous une bannière unique, mais éclatés en des milliers d’existences. Ils ne sont pas uniques, mais multiples. Ils semblent invisibles, constitués d’une foule de portraits dont peu d’éléments nous permettent de dire qui ils sont. Les noms de famille semblent tisser des parentèles, leurs amitiés nous indiquent des filiations, des relations… Les visages des gens que l’on connait dans les relations d’inconnus semblent nous rendre ces noms étrangers plus familiers… Mais Facebook, à l’exemple de nos villes réelles, est insaisissable, multiple… Il est aussi étrange qu’un annuaire téléphonique, où chaque nom serait assorti d’un portrait, d’un avatar, comme une autre porte d’entrée sur une multitude d’individualités.

Exemple de pages et de groupes concernant Romans sur Facebook

Nous passons de la communauté locale à l’éclatement de l’hyperlocal.

La complexité à décrypter le local sur Facebook

Plus de 4000 amis pour Romans-sur-Isère

Vous l’aurez compris, il n’est pas simple de décrypter le local sur Facebook, car nous n’avons pas de repères, au-delà des personnes que nous connaissons, que nous parvenons à identifier, à reconnaître… Et nous ne connaissons pas tout le monde, loin s’en faut. Or, pour connaître tout ce qu’il se passe localement, il faudrait être mis en relation avec tous les habitants. Il faudrait coupler Facebook à l’annuaire local… Un défi qui semble impossible (1).

Le moteur de recherche de Facebook laisse volontiers des zones d’ombres. Cherchant dans des conversations, il est rare que les gens usent de leur localisation comme d’un étendard. Au contraire. Peu indiquent où ils habitent. Aucun ne donne son adresse. Le lieu où l’on habite est considéré pour beaucoup comme relevant de la vie privée. C’est au détour des groupes qu’ils rejoignent, des amis qu’ils reconnaissent, des noeuds de réseau dont ils se rapprochent que les gens révèlent leurs localisations.

Cela signifie une chose… Facebook est d’autant plus difficile à suivre que la communauté locale est importante. Dans une ville de 40 000 habitants comme Romans, il y a certainement quelques 2 000 personnes au moins sur Facebook, des centaines de pages et quelques dizaines de groupes. Dans des villes plus grandes, est-il possible de suivre l’activité locale sur Facebook ?… De chercher tous les noms de commerce, d’associations, de personnes que l’on y croise ? De devenir ami avec tout le monde et surtout avec des inconnus…

Mais surtout, Facebook ne nous est pas également ouvert. Par défaut, sur Facebook, les gens limitent l’accès aux informations qu’ils publient. Il faut donc faire une demande et être accepté par celui auquel on s’adresse pour accéder à leurs conversations. Certains refuseront de devenir votre ami ou refuseront que vous deveniez le leur (n’est-ce pas Didier ?). Bien souvent, surtout pour des personnalités publiques, qui font attention à ce qu’elles disent, cela ne semble pas très justifié… Car sur Facebook, le danger ne vient pas de vos propos, mais de ceux des autres… Reste que pour l’instant, comme dans la vraie vie, nous ne pouvons pas avoir accès à toutes les conversations… Oscillant toujours entre privé et public, entre ce qu’il montre et ce qu’il cache, Facebook ingénie un nouveau chemin tortueux entre nos relations sociales.

De l’expression de la parole privée à la construction de la parole publique

Mais cette volonté de maîtrise, ce contrôle ne durera certainement pas. Parce que, comme je l’ai déjà dit, on ne peut pas maîtriser le flux gonflant des solicitations : on finit toujours par accepter d’être mis en relation avec quelqu’un qu’on ne connait pas ou dont on ne sais pas précisément qui se cache derrière (et oui, je l’avoue, pour être ami avec des gens qui me refusaient leur “amitié”, j’ai aussi créé de faux profils, qu’ils ont plus facilement accepté pour la plupart…). Les demandes sont récurrentes. Les gens vous sollicitent plusieurs fois. On commence par vouloir établir des stratégies. Et puis, petit à petit on cède et on accepte les demandes qu’on refusait.

Quand Romans défie Valence. Guerre d'appartenance typique de Facebook...

Petit à petit, les propos que l’on tient sur Facebook deviennent toujours un peu plus public, s’éloignent chaque jour un peu plus de nos seules connaissances… Ce que l’on pense dire à quelques-uns finit par devenir pleinement public. C’est tout le piège et la force de Facebook, de cette confiance qu’il instaure : d’une plateforme privée, elle devient une plateforme pour nous connecter au monde, à la manière dont notre identifiant et notre mot de passe sur Facebook nous servent de plus en plus pour nous connecter à une toujours plus grande variété de services, permettant à ceux-ci de s’alimenter à notre réseau et à Facebook de s’alimenter aux activités que nous avons sur ces autres services.

Facebook couleur local

A Romans, sur Facebook on trouve à la fois des hommes politiques locaux qui font des confidences qu’ils ne feraient pas ailleurs. C’est le cas de Philippe Drésin par exemple, premier adjoint de Romans, président de la Communauté de Commune du Pays de Romans (qui visiblement, pour l’instant, n’accepte pas les demande de relations de gens qu’il ne connaît pas). C’est le cas de Nathalie Nieson aussi, maire de Bourg-de-Péage (qui elle accepte), qui se sert énormément de Facebook pour distiller vidéos, photos et petits mots, n’hésitant pas à engager la conversation. Mais c’est aussi le cas, depuis peu de Marie-Hélène Thorraval ou de Philippe Labadens de l’opposition municipale (qui pour l’instant n’acceptent pas non plus n’importe qui dans leurs relations). Tout comme c’est le cas encore de Didier Guillaume, sénateur et président du Conseil général – pour ne donner que quelques exemples.

Entre jeux et confidences mesurées, plusieurs politiques locaux ont bien compris tous l’intérêt de l’outil, pour se ressourcer à leurs amis, partager quelques impressions avec des parents, des fidèles… Car ici, dans l’espace de confiance que bâti Facebook, on échange des petits mots entre amis avant tout. On s’encourage. Les discussions que l’on trouve sous les images, vidéos ou petits mots échangés sont toujours cordiales. La controverse locale n’est pas encore arrivé jusque là. Elle viendra (regardez le duel Nestlé / Greenpeace). Heureusement [ je crois profondément qu'il vaut mieux échanger des avis avec des gens qui ne pensent pas comme vous qu'avec quelques moutons qui vous complimentent sans cesse], cela évoluera. Il suffit d’entrer en relation… d’accepter un inconnu. Puis un autre… D’avoir son profil public (plutôt que restreint, mais la pratique semble encore rare dans le politique local). Et encore une fois, c’est tout le jeu de Facebook, dont la métrique est et demeure le nombre d’amis…

Plus que des associations (La boucherie chevaline ou Empi et Riaume ou la MJC Robert Martin, Le Carnaval par exemple), des clubs de sports (le sauvetage nautique péageois, l’USRP, moto, vélo…), des services publics (la maison de quartier des Ors, la médiathèque), ou des commerces (la discothèque la Mandragore par exemple ou le Groupe du magasin StockEthick ou de la Foire du Dauphiné), la difficulté reste que la porte d’entrée sur Facebook ce sont des gens. Or on a tendance, plus facilement à connaître le nom d’un magasin ou d’une association que le nom de ses responsables.

Il faut reconnaître que les échanges sont encore timides. Que nombreux sont ceux qui ont des pratiques particulières de Facebook, alors que la vocation même du réseau social est de faire disparaître les contextes d’usages, en nous lissant tous sous un profil qui posède pour tous une forme similaire. Certains pourtant n’utilisent Facebook que pour s’échanger des jeux ou des blagues. D’autres l’utilisent intensément pour y faire du marketing et de la communication. Certains ne discutent qu’entre proches. Beaucoup ne font qu’y consulter les actions des autres, sans produire eux-même, sans partager de liens, d’images, ni même commenter… Ne faisant pas grand chose d’autre que d’accepter des demandes en relations et s’inscrire à des groupes ou des pages. Il n’empêche que cela dit déjà beaucoup d’eux.

Les groupes ou les pages autour de Romans et Bourg-de-Péage sont pour l’instant assez calmes. La plupart sont des pages d’appartenance (c’est-à-dire où l’on clame son appartenance à une ville, à un collège, un lycée, une association… : comme le Collège André Malraux, Le lycée du Dauphiné, Le lycée horticole, MFR Mondy, Le Triboulet, L’école Jean Rostand, Notre Dame des Champs, Les Maristes, Le collège de l’Europe…).

Romans sur Misère : la loose

On devine que ce sont des pages de revendications locales qui vont bientôt égrainer le réseau local. On en observe pour l’instant assez peu (Jacquemart symbole phalique, Tous les gens qui se font chier à Romans sur Misère…). Mais il y a de grandes chances pour quelles arrivent. La page contre le contournement de Romans. Contre la piscine de Bourg-de-Péage ou le passage du Tour de France ou réclamant l’accélération de la construction d’une bibliothèque départementale… et j’en passe.

C’est cela qui va sortir de la vision hyperlocale de Facebook : de la facilité à mobiliser des proches sur des thématiques hyperlocales, très ciblées et qui d’un coup d’un seul, en quelques heures, vont rassembler quelques centaines de personnes. Pas des signataires de pétitions, mais pas loin…

Aujourd’hui, les directeurs de communication font les malins en créant des pages Facebook d’élus, de villes… où les gens semblent vouloir tous se donner la main… Mais demain, c’est face à ce genre d’hypermobilisation qu’ils vont être confrontés. Et qui pourront très vite faire boule de neige (relisez le duel Nestlé / Greenpeace).

Il faut aussi y signaler les points positifs, car cette mobilisation peut jouer dans les deux sens. Les fans du théâtre local peuvent être avertis dans la journée qu’une remise de 20 % est disponible pour le spectacle du soir… Une organisation syndicale peut diffuser plus rapidement à des sympathisants son évènement ou sa manif…

A mesure que Facebook connecte le monde entier, les gens avec qui on entre en relation sont de moins en moins des “amis”. Facebook permet d’apprendre, dans la confiance, petit à petit, que nous ne sommes pas en relation seulement avec des gens qui nous apprécient et inversement, ou qu’on ne peut pas rester sur Facebook fermé sur un petit groupe de proche. Cela n’a qu’un temps. Il suffit de savoir que tout ce que vous publierez sur Facebook pourra être retenu contre vous. N’en faites pas un complexe pour autant… Cela laisse beaucoup de liberté vous savez. ;-)

Hubert Guillaud
Ce billet est également disponible sur Facebook
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Note. 1. Il semble, mais ne l’est certainement pas. Il suffit de chercher à être ami avec le plus de gens possibles, en utilisant le moindre indice pour connaître leur appartenance locale. Mieux, les faire venir à soi en multipliant les pages et groupes auxquels ils peuvent se rallier…

Rédigé par leromanais

9 avril 2010 à 10 h 08 mi

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